18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 10:16

Combien de fans pour la saga phénomène Le trône de fer (souvent plus connu sous le titre de la série Game of thrones, GoT pour les intimes) ? Je n'ai vu aucun épisode de la série mais je crois que ça y est, vous pouvez m'ajouter à la liste. Après avoir écouté le premier tome en livre audio, par curiosité, j'étais déjà plutôt conquise... la suite a fini de me rendre (légèrement) accro.

Commençons par le commencement : Le Trône de fer. Je l'avais écouté il y a un peu plus d'un an et j'en avais parlé ici.

L'histoire se passe dans le Royaume des Sept Couronnes, un royaume médiéval : la magie semble y avoir disparu mais on se souvient encore de l'époque pas si lointaine où des dragons pouvaient détruire un château et d'étranges créatures maléfiques peuplaient la forêt hantée, de l'autre côté du Mur.

Dès le prologue, on comprend que quelque chose de terrible menace le royaume, quelque chose de puissant et de maléfique, venu du Nord. Tandis qu'au sein du royaume, derrière l'unité apparente, de sombres complots préparent les conflits à venir...

La fin du livre laisse l'histoire un peu en suspens. Le Trône de fer n'est en effet que la première partie de A Game of thrones, le premier tome de la saga. Un découpage qui demande un peu d'attention de la part des fans, puisque la série, elle, suit les livres d'origine (Saison 1 pour le livre 1, ...). Mais cela a été le choix des éditeurs français (un choix qui correspond à ce qui se fait d'habitude en fantasy).

L'histoire se poursuit donc dans Le Donjon Rouge. On y retrouve tout ce qui m'avait plu dans le premier tome, à commencer par le style recherché de la traduction, qui recourt volontiers à des mots anciens, nous plongeant encore plus dans cette atmosphère médiévale. Et puis l'interprétation de Bernard Métraux, "l'homme au mille voix" comme le surnomme très justement l'éditeur. A ce jour, je crois que c'est le meilleur interprète de livre audio que j'ai pu écouter. Il donne une personnalité et un timbre de voix à chaque personnage, de sorte qu'on peut reconnaître rien qu'en les entendant Tyrion ou lord Varys.

Les événements s'accélèrent et j'avais beau savoir que tout était possible, j'ai été véritablement surprise par le retournement final - on me l'avait dit, pourtant, n'importe quel personnage peut mourir, dans Le Trône de Fer, et sans crier gare...

Deux petites réserves sur ce tome. La musique, d'abord - pourquoi ce choix de musique médiévale, peut-être juste historiquement mais tellement peu raccord avec l'ambiance sombre de l'histoire ? Et puis un problème technique (sur ce tome uniquement). Pour quelques chapitres, la fin de la dernière phrase est coupée par cette fameuse musique. Je l'ai signalé à l'éditeur mais je n'ai pas reçu de réponse.

Curieusement pourtant, le plaisir d'écoute n'a pas été entamé, pas plus que mon envie de découvrir la suite (j'ai juste déniché une version "écrite" pour compléter les phrases qui manquaient, non mais !).

Avec La bataille des rois, on entre dans le second tome de l'œuvre originale : A Clash of Kings. C'est peut-être étrange de dire ça, mais c'est là que j'ai commencé à vraiment apprécier la saga. Oh, j'avais beaucoup beaucoup aimé les premiers tomes et l'intrigue était parfaite dès le premier tome. Mais une fois arrivé au tome 3, on s'est repéré dans les personnage, on suit le fil de chacune des histoires avec bien plus de facilité et le plaisir de lecture n'en est que plus grand.

Comme pour Le Trône de Fer, le livre s'ouvre sur un prologue qui annonce des événements qui surviendront bien des chapitres après. Un très long prologue, qui nous fait découvrir de nouveaux personnages (à peine évoqués dans le tome précédent), d'autres terres et une nouvelle religion, celle des prêtres rouges qui voudraient remplacer le culte des anciens dieux et celui des Sept par un monothéisme intolérant.

Les intrigues se sont multipliées au fur et à mesure que les événements du premier tome ont séparé les personnages principaux, on se demande si tout cela va se rejoindre et comment cela va finir... Domine l'impression d'une intrigue complexe et ramifiée dans laquelle on ne se perd pourtant jamais... Jubilatoire.

Et plus aucun problème technique ici, chaque chapitre se déroule en entier sans mauvaise surprise !

L'histoire se poursuit avec L'ombre maléfique. En effet, le livre précédent ne se concluait pas vraiment puisque c'était le découpage d'un tome plus long.

Cette fois (enfin !), l'éditeur a abandonné la musique médiévale qui collait si peu à l'ambiance du livre. Le texte se suffit à lui-même et cette fois encore, Bernard Métraux sait rendre vivants ces mondes multiples et ces personnages toujours plus nombreux.

On s'attache à certains, on regrette d'autres qui ont disparu, on croit savoir vers quoi s'oriente l'histoire et tout s'effondre en un rebondissement inattendu.

Le fantastique est davantage présent et rajoute véritablement du sel à l'histoire. Dans ce monde si réaliste, on croit savoir ce qui est possible ou non... et la magie vient tout remettre en question et ouvrir à toutes les possibilités.

Et là encore, on arrive au bout du roman en sachant que l'histoire n'est pas finie et qu'il reste encore un livre pour atteindre la fin du second tome...

Vous vous rappelez mon dilemme de la dernière fois ? Fallait-il lire le livre, l'écouter, ou alors regarder la série, ou bien les trois ? J'ai suivi les conseils de Marie et continué en version audio... et je ne regrette pas ! D'autant plus que trois autres tomes m'attendent encore (la fin du tome 2 donc et les deux premières parties du tome 3). Ensuite ? Je verrai quand j'aurai rattrapé le rythme de sortie des livres audios !

Pourquoi est-ce que Le Trône de Fer est si bien en livre audio ? C'est simple : c'est une histoire qui est faite pour être (ra)contée. Et c'est aussi le meilleur moyen de s'évader tout en avançant sur les tâches ménagères (parce que j'adore tricoter en lisant un livre audio mais ça m'arrive souvent aussi que ce soit en pliant du linge ou en épluchant des légumes... la vraie vie, quoi !). De toute façon, c'est simple, toutes les occasions sont bonnes pour savoir ce qui arrive aux personnages (!).

Là, je sors un peu du Royaume des Sept Couronnes pour me plonger dans une sombre affaire de meurtre suivie par New Scottland Yard. Je vous raconterai !

J'ai eu la chance de recevoir le tome 4 dans le cadre d'un partenariat avec Audible - les autres tomes, je les ai pris avec mon abonnement chez eux (comme je fais toujours pour les livres audio). Comme d'habitude, je vous donne mon avis le plus sincère sur ce que j'ai écouté, ça fait partie du deal du partenariat. ;)

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 11:32

C'est l'histoire d'une famille, celle de Danny Wattin. Une famille pas tout à fait comme les autres, il l'explique dès le début du livre : "quand on se passionne pour la généalogie, être le fils et le petit-fils de survivants de la Shoah présente indéniablement des avantages et des inconvénients uniques."

Dans cette famille, on raconte une histoire ; Danny l'a, comme son père avant lui, répétée à ses enfants : avant sa disparation, le grand-père Isakowitz a enterré ses biens les plus précieux sous un arbre de son jardin. C'est alors que Léo, son petit garçon de 9 ans, énonce l'évidence : si la famille possède un trésor, il faut partir à sa recherche.

Et voilà Léo, Danny et son père qui se lancent dans un voyage sur les traces de leur famille, direction Marienwerder, qui fait aujourd'hui partie de la Pologne et porte un nom polonais.

Plus qu'un voyage vers la Pologne, c'est un voyage dans une famille auquel le lecteur est invité. Un famille riche de personnages hauts en couleur, et c'est surtout l'humour qui domine, même si leurs histoires font revivre les drames de la guerre. Je ne sais pas si cet humour est ce qu'on appelle de l'humour juif ; ce qui est sûr, c'est que ce livre m'a fait très souvent rire, m'a émue aussi. Au fil des pages, on s'attache aux personnages de cette histoire "largement autobiographique" dit l'éditeur. Je souhaite à l'auteur que son père soit quand même un peu plus facile à vivre que ça - mais qu'est-ce qu'il m'a fait rire ! Ses remarques à l'emporte-pièce, sa mauvaise foi pour avoir plus de bonbons... Un personnage extraordinairement attachant, et rendu très vivant par l'interprétation de Christophe Bozom - total respect pour lui, d'ailleurs, qui ne recule ni devant la lecture des noms polonais ou hébreux, ni devant les citations en anglais ou en allemand (alors que je ne suis pas sûre qu'il soit germanophone, mais en tout cas j'arrivais à comprendre à peu près ce qu'il disait en allemand avant que la citation ne soit traduite).

Bref, un joli voyage en Pologne et dans la mémoire d'une famille juive, allemande puis suédoise, les liens qui se tissent entre un homme, son fils et son père... Une très belle manière de conclure mes lectures audio de l'été en prolongeant un peu les vacances !

Ce livre est le dernier titre que j'ai reçu dans le cadre du partenariat #LaValiseAudible - un partenariat dont je suis à la fois fière et heureuse, parce que j'apprécie les livres d'Audible depuis des années ! Comme d'habitude, je vous donne mon avis comme si je l'avais acheté - d'ailleurs, j'ai eu la chance de pouvoir choisir mes titres, je ne devrais donc pas trop m'étonner de les avoir tous aimés ! ;)

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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 19:31

L'été tous les chats s'ennuient... Le titre a attiré mon attention tout de suite. Et la couverture, aussi : une partie en couleur, une partie en noir et blanc, une caravane dans le fond. De quoi ce livre pouvait-il parler ?

Un petit coup d'œil au résumé m'apprenait que c'était un roman policier et qu'il se passait dans les PO (les Pyrénées Orientales, pour les intimes) où nous sommes souvent allés en vacances ou en week-end rendre visite à mes parents. Quelques secondes d'écoute de l'extrait... et j'étais accrochée. Ce livre-là avait l'air parfait pour moi, pour cet été, pour tout de suite, en fait.

Il a donc accompagné la première quinzaine d'août (et la confection d'un doudou tout bleu tout marin, comme de juste).

Un intrigue retorse, bien menée, autour de la disparition de jeunes filles néerlandaises, ce qu'il faut de détails sur la vie du commissariat ou la famille de l'inspecteur, des rebondissements... Tous les ingrédients d'un bon polar y sont et ce n'est qu'au milieu de ma lecture que j'ai découvert que ce roman avait eu le Prix SNCF du Polar français. Ah oui, tout de suite, je comprends mieux... On est plus dans le thriller que le roman policier, le suspens dure jusqu'à la fin de l'étrange jeu du chat et de la souris qu'instaure le criminel.

Les enquêteurs se rendent à Canet, Argelès ou Collioures, l'inspecteur cherche des indices sur la place de la Catalogne "devant le prestigieux bâtiment des Dames de France" (ah oui, là où il y a la FNAC !)... j'ai adoré retrouver des endroits connus, plus ou moins familiers - mais si on ne connaît ni Perpignan, ni les PO, ce n'est pas très grave, on imagine bien quand même !

J'ai l'habitude d'écouter plutôt des titres édités par Audiolib - là, le roman enregistré par Audible Editions. Qu'est-ce que ça donne ? Ici, pas de musique entre les chapitres. J'apprécie beaucoup ces coupures musicales, l'ambiance et les pauses qu'elles induisent, mais en fait, leur absence ne m'a pas gênée. La voix de l'interprète, Julien Bocher, est agréable et on le suit avec plaisir dans les investigations de Sebag et Molina.

Verdict : encore une lecture très agréable (je ne vais pas avoir l'air objective mais je ne vais pas mentir non plus ;) en même temps, c'est moi qui ai choisi les titres, ça limitait les risques !). Et le nouveau doudou de ma miss a comme un petit air criminel... heureusement que je suis la seule à le voir !

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 10:49

"Si l'été n'est pas l'occasion de prendre de meilleures habitudes santé, je vois pas quand !" C'est ce que j'ai pensé quand j'ai découvert Et si on arrêtait de se mentir parmi les titres proposés pour #LaValiseAudible. Une version audio, à écouter en tricotant (ou en pliant le linge, épluchant les légumes... c'est aussi ça, la vraie vie !). En plus, pour une fois, pas de meurtre au programme de mon livre audio, il peut donc être entendu par les petites oreilles qui traînent !

Ma culture sportive étant ce qu'elle est, le nom de l'auteur ne me disait rien. J'ai fureté sur le net pour apprendre que c'est un ancien cycliste, qui a dénoncé le dopage et écrit plusieurs livres sur l'alimentation et la santé. Celui-ci est un petit livre, qui s'écoute vite (à peine un peu plus de trois heures). L'interprête, Ali Guentas, a une voix chaleureuse et on a tout a fait l'impression de bavarder avec le coach, qui égraine anecdotes et conseils.

Les premiers chapitres traitent beaucoup de la perte de poids, ou de l'arrêt de la cigarette. Comme j'ai la chance de n'avoir jamais eu de souci de surpoids (mon truc, ça serait plutôt l'inverse) et de n'avoir jamais fumé, je me suis demandé si j'avais bien choisi mon titre. Ce n'est pas pour ça que j'ai un corps de rêve musclé de partout, hein. ;) J'ai trouvé ce que j'attendais dans la seconde moitié : sommeil, alimentation saine, la quarantaine... C'est une écoute qui amène à se poser les bonnes questions et donne sérieusement envie de se (re)mettre au sport.

L'auteur promet de démonter les idées reçues avec bon sens et modération et c'est exactement ça. Souvent, il venait conforter ou expliquer ce que je savais déjà mais j'ai été surprise de me rendre compte que moi aussi, j'avais quelques idées fausses (vous le saviez, vous, qu'un bain chaud n'était pas favorable à l'endormissement ?). Bien sûr, je ne vais pas tout mettre en pratique tel quel : il est plus pour la muscu, je fais du pilates... mais je suis sûre que ça doit marcher aussi !

Et puis, il a gagné ma reconnaissance éternelle en validant une habitude familiale : le "petit eleven". Quand j'ai découvert dans un article de Kate Davies que les britanniques font une pause pour le thé à onze heures, j'ai tellement aimé l'idée que j'ai instauré ça à la maison : un petit thé, quelques amandes ou noisettes, des fruits secs (abricots, raisins), éventuellement un petit bout de pain et un carré de chocolat... J'ai vite remarqué que c'était ce qui me manquait pour faire face au sprint du midi avec ses allers-retours à l'école et le repas à faire et servir dans un temps record pour ne pas rater le bus. Et là, d'après Erwann Menthéour, c'est le menu de l'encas idéal de onze heures ? Je suis vite allée me vanter auprès de mon mari pour ma justesse diététique - pour être honnête, en vrai, ce serait plutôt sans le morceau de pain et le carré de chocolat... personne n'est parfait...

Comme pour Nymphéas Noirs, j'ai eu la chance de recevoir ce livre dans le cadre du partenariat #LaValiseAudible. Et là aussi, je vous donne mon avis comme si je l'avais acheté. Vous pouvez découvrir un extrait du livre ici (c'est important, pour un livre audio, de vérifier si on accroche à la voix du narrateur).

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 17:04

Bluffant. Il n'y a pas d'autre mot. Il y longtemps que je n'avais pas été piégée comme ça par un roman policier...

J'avoue, je ne m'y attendais pas... Au moment de le commencer, j'imaginais, je ne sais pas pourquoi, une intrigue à la Camilla Laeckberg. Un roman où je retrouverais le charme du dépaysement, des personnages attachants à suivre de tome en tome, des rebondissements que j'aurais vu venir mais dont j'aurais pardonné le côté attendu...

Je me suis donc embarquée avec bonheur pour Giverny, la maison de Monet et l'étang aux nymphéas. Et les premières pages ne m'ont pas déçue. On imagine la campagne, on se promène dans les rues, entre les touristes, on découvre le village à travers les yeux de ses habitants, ceux qui restent et voient les touristes défiler. Et bien sûr, il y a un meurtre, un inspecteur, des suspects.

Mais tout devient vite plus compliqué. Parce que ce meurtre ressemble à un autre meurtre, qui a eu lieu des années avant, en 1936. Parce que les intuitions de l'inspecteur ne rejoignent pas celles de son adjoint. Parce que l'institutrice, à laquelle s'intéresse la police, est un peu trop jolie. Et surtout parce que nous avons été mis dans la confidence dès le début par cette vieille femme qui en sait beaucoup mais à qui personne ne prête attention : "Trois femmes vivaient dans un village. La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoïste." Un début comme un conte de fées. Un conte cruel, puisqu'elle nous dit aussi que deux des trois femmes ne survivront pas aux jours décisifs qui s'annoncent...

Cette vieille femme est merveilleusement incarnée par Colette Sodoyez. Le livre alterne les chapitres à la première personne (racontés, donc, par la vieille femme) et d'autres, à la troisième personne - et la voix de Colette Sodoyez se métamorphose pour devenir la narratrice neutre ou la vieille femme qui a trop vécu et observe le monde de la fenêtre du "moulin de la sorcière" et que l'on reconnaît instantanément. Son interprétation enrichit le texte de nuances, faisant sentir ici l'humour, là l'amertume...

L'intrigue se développe, on cherche des pistes, on croit avoir deviné, et puis en fait non, on s'inquiète du sort de la petite Fanette ou de Stéphanie, l'institutrice, on se demande qui est cette vieille femme et ce qu'elle sait exactement. Et quand le puzzle s'assemble, on se rend compte qu'on fait fausse route depuis le début. Ou plutôt, qu'on a plus qu'à désassembler toutes les pièces pour les mettre dans un ordre complètement différent, inattendu, et où pourtant tout s'emboite...

Un vrai plaisir d'intrigue policière.

Et maintenant, je me demande : est-ce que Michel Bussi peut faire aussi fort une autre fois ? J'adorerais, mais je ne vois pas comment. Et en même temps... là, je n'aurais jamais imaginé ça alors... il est peut-être capable de tout ?

 

J'ai eu le plaisir de découvrir ce roman dans le cadre du partenariat #LaValiseAudible. Je vous en dis quelques mots, pour plus de transparence : on m'a proposé de choisir quatre titres, de les écouter et les chroniquer au fil de l'été. Un partenariat de rêve avec un partenaire que je connais depuis des années, puisque je prends mes livres chez Audible depuis... 2006 ! Bien sûr, à chaque fois, je vous donnerai un avis sincère, exactement comme si je l'avais acheté. ;)

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 10:35

Par où commencer ? Voilà trois fois que je réécris cet article et j'arrive toujours à la même conclusion : il faut que je commence par ce que ce livre n'est pas.

C'est que je l'avais abordé avec une idée fausse. Mettant ensemble le peu que je savais de l'auteur (j'avais lu le début de 99F il y a des années) et le quatrième de couverture (qui parlait de l'histoire d'amour entre Salinger et une adolescente), je m'imaginais un texte un peu cru, provocateur, un de ces livres qui jouent à vous mettre mal à l'aise en s'attardant sur les aspects les plus sombres... J'avais tout faux.

Oh, Beigbeder lance bien quelques petites piques par ci par là, allusions à tel ou tel personnage célèbre (qui m'échappe le plus souvent) ou description un peu complaisante de ses défauts, cultivant son côté "sale gosse". Mais avec le charme de la voix d'Edouard Baer, ça passe tout seul. Et puis ce n'est vraiment pas l'essentiel, dans ce roman. C'est même tout à fait anecdotique (et sans mes a priori de départ, je n'y aurais même pas prêté attention).

En fait... c'est une très belle histoire d'amour.

Oona est très jeune au début du livre, mais c'est déjà une jeune femme : elle vit le plus souvent chez une amie, sort tous les soirs dans les bars branchés où elle fait la pluie et le beau temps, elle a l'habitude que les hommes soient fascinés par sa beauté et son nom célèbre (son père est l'un des plus grands dramaturges américains de son époque). Salinger est un grand jeune homme timide qui rêve de devenir écrivain. Deux jeunes gens qui se rencontrent en 1940, qui tombent amoureux. Surtout lui. Et tout est là, déjà, dans ce "surtout lui".

Les histoires d'amour ne sont jamais simples, sans doute, et l'histoire entre une jeune fille faussement superficielle et un jeune ambitieux qui place la littérature au dessus de tout ne pouvait pas l'être, surtout en 1940, quand Hitler envahit l'Europe tandis que la jeunesse dorée fait la fête au Stork Club de New York. Beigbeder en fait un vrai roman, très bien construit, il a beaucoup de tendresse pour ses personnages, nous fait revivre la légèreté des soirées au champagne comme le chaos des combats du débarquement. Pour faire découvrir, réinventer peut-être, deux destins exceptionnels.

J'ai écouté ce livre sans rien savoir ou presque de la vie d'Oona et Salinger, surprise de chaque rebondissement, comme dans un ouvrage de fiction. Et je crois que c'est ce qu'aurait voulu l'auteur. Deux personnes réelles qui deviennent de vrais personnages de fiction. Et comme dans tous les bons romans, on finit par les connaître comme des personnes. Je ne sais pas si ce livre est fidèle à la réalité mais finalement, est-ce que c'est important ? (là dessus, je vous renvoie au premier chapitre, mais ce serait tellement dommage de vous le raconter)

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 13:33

Il y a un mystère Camilla Läckberg. A chaque fois que je lis un de ses romans, en tout cas les derniers, je me dis que les ficelles sont un peu grosses, qu'elle exagère de nous faire languir des pages et des pages avec des "Patrick écouta le compte-rendu du médecin légiste", "Patrick résuma à Martin", "Martin était stupéfait", etc, pour nous révéler le mystérieux contenu de ce compte-rendu une centaine de pages plus loin... et qu'on ne soit pas (si) surpris que ça.

Pour Le gardien de phare, j'avais deviné la grande révélation choc du livre à quoi... un quart du roman ? Et il y avait (presque) autant d'événements glauques que dans La sirène. Et pourtant... je n'ai qu'une hâte, c'est de retrouver le petit monde de Fjällbacka pour une nouvelle histoire. Et je sais que je ne suis pas la seule (n'est-ce pas, Tica ?).

Alors, pourquoi est-ce que j'y reviens toujours ? Sans doute à cause des personnages auxquels on s'attache, de livre en livre. Et puis à cause de la Suède, Fjällbacka, le dépaysement de s'imaginer sur le port, sur une petite île ou au pied d'une falaise... À cause aussi du va et vient entre passé et présent qu'on retrouve à chaque fois ? Et puis je crois aussi que malgré la noirceur des événements (elle n'y va pas avec le dos de la cuillère, encore une fois), bizarrement, il y a cette ambiance qui ne devient jamais aussi oppressante ou désespérée qu'on pourrait s'y attendre et qui fait qu'on passe un bon moment de lecture... Après, le livre audio contribue sans doute au charme de l'ensemble, je l'ai trouvé très bien interprété encore une fois (en fait, je les ai tous écoutés en livre audio jusqu'à présent).

L'autre effet secondaire notables des romans de Camilla Läckberg, à part l'addication, c'est que ça me donne toujours envie de faire des Kanelbullar - mais ça, mon entourage ne s'en plaint pas ! ;)

Et si on parlait un peu du Gardien de phare, quand même ? D'abord, j'adore la couverture (vraiment), je me ferais presque la même tenue de bain pour l'an prochain. Et puis je l'ai trouvé à la fois moins réussi et plus réussi que d'habitude, tant les fils des histoires parallèles se croisent de manière parfois un peu artificielle mais en même temps en explorant les facettes d'un même thème.

Ici, tandis qu'Erica et sa famille se remettent des événements de la fin du livre précédent, le maire prépare la restauration d'un centre de soins au bord de l'eau en un spa grand luxe. Matts, qui suit la comptabilité, se pose des questions. Il est revenu dans la ville de son enfance il y a quelques mois, on ne sait pas pourquoi. Et son amour de jeunesse vient d'arriver sur Graskar, l'île aux esprits, où se dresse le phare, semblant fuir elle aussi quelque chose... Quand le meurtre arrive, vous êtes piégés et vous savez que vous allez tout lire jusqu'au bout !

En gros : tout le mystère des romans de Camilla Läckberg... (j'ai déjà prévu d'enchaîner sur La faiseuse d'ange !).

Carte postale d'un voyage imaginaire #2 - Fjällbacka (Suède)

Carte postale d'un voyage imaginaire #2 - Fjällbacka (Suède)

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 17:01
La sirène - Camilla Läckberg

La Sirène est le sixième livre mettant en scène Erica Falck, écrivain, et son mari le policier Patrick Hedström. Comme pour les tomes précédents, on alterne flashbacks et moments présents, l'enquête et la vie quotidienne de personnages qui nous sont maintenant familiers. La Sirène, c'est aussi le titre du roman écrit par Christian Thydell, bibliothécaire à Fjällbacka, aperçu dans le tome précédent. Au début du roman, son livre vient de sortir et reçoit un accueil formidable de la presse. Le roman est très noir, Christian réservé sur son passé - il n'a dit à personne qu'il reçoit des lettres de menaces depuis qu'il a commencé à l'écrire, des lettres écrites par une mystérieuse femme...

Bien sûr, le passé, la disparition de Magnus au tout début du livre, les lettres de menace, le roman, tout est lié. Et tout semble tourner autour de elle, la sirène, femme mystérieuse et séduisante revenue du passé...

J'ai trouvé l'intrigue du livre particulièrement bien ficelée - particulièrement noire aussi, ce sont des événements atroces qui remontent du passé... J'ai beaucoup aimé aussi la manière dont Camilla Läckberg joue sur les codes de la sirène (la mer, la beauté fascinante qui ne peut conduire qu'au malheur, l'ambigüité, la noyade...). Par contre... j'ai deviné la fin bien avant qu'elle ne soit révélée - dès que j'ai fait le lien avec celle d'un film qui... Bon, je ne vends pas la mèche mais si vous l'avez lu, je pense que vous voyez à quel film je pense ?

Au départ, j'ai été déstabilisée par la voix du lecteur (j'ai écouté en livre audio), mais c'était simplement parce que ce n'était pas le même interprète que les tomes précédents. Je m'y suis très vite faite et j'ai apprécié sa manière de donner vie aux personnages - et ouf ! les noms propres étaient prononcés comme dans les tomes précédents, j'avais déjà été déstabilisée une fois par les "Molberg" qui devenaient "Melbeurg" et autres variantes de la prononciation suédoise (aucune idée de la vraie prononciation mais au moins, je m'y suis reconnue !).

Des points positifs, des points négatifs... mais beaucoup de noirceur, quand même. Un peu trop, peut-être (l'intrigue policière, c'est une chose, mais j'aime bien quand il y a un peu plus de positif du côté des personnages). Et une fin un peu... très "suite au prochain épisode".

Il y a un petit quelque chose qui m'énerve parfois, j'avoue. Camilla Läckberg n'abuserait-elle pas un peu de son ressort de suspens favori ? Celui qui consiste à dire quelque chose comme "il écouta attentivement le compte-rendu du légiste et raccrocha", puis "il résuma les conclusions du légistes à ses collègues qui l'écoutèrent, atterrés", puis l'un des collègues qui dit "je n'aurais jamais imaginé une chose pareille"... mais le lecteur doit attendre et encore attendre pour savoir de quoi il s'agit... Moi, j'aime bien savoir tout tout de suite et que cela ne prenne sens qu'à la fin - c'est un peu de la triche, là, non ? Mais en fait... je lui pardonne parce que je passe un bon moment de lecture à chaque fois, alors j'écouterai sûrement le tome suivant !

Petit bonus : je vous mets cette vidéo trouvée sur le site d'Actes Sud... qui ne présente pas du tout le livre (comme je le pensais) mais fait un peu plus connaitre son auteur. ;)

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 10:15
Le trône de fer

Est-il possible de dire quelque chose d'original sur Le trône de fer (Game of thrones) ? Il semblerait que tout le monde ou presque l'ait lu ou ait vu la série. Je fais partie des "retardataires" : je ne m'y plonge que maintenant et, ayant évité tous les spoilers (je ne sais pas comment), je reste stupéfaite de chaque événement qui touche la famille Stark ou Lannister... Si vous connaissez tout sur Le trône de fer... chut, s'il vous plaît, ne me dites rien.

J'ai choisi de découvrir Game of thrones par le livre dans sa version audio. Un peu plus de 17h de récit, tout de même, merveilleusement interprété par Bernard Métraux (que j'ai découvert à cette occasion). Il arrive à créer une voix différente pour chaque personnage, à tel point qu'on peut reconnaître l'un ou l'autre à sa voix avant que le texte ne dise de qui il s'agit. En version audio, on découvre ainsi l'histoire et les personnages petit à petit, exactement comme une enfant à qui on raconterait une longue et fascinante histoire... ce n'est pas une histoire pour enfant bien sûr, et la violence, les complots et trahisons ne manquent pas. Pourtant, c'est un peu de cet émerveillement que j'ai cru retrouver.

On a souvent comparé l’œuvre de G.R.R.Martin aux Rois Maudits. J'en ai lu quelques uns ado et c'est vrai, on retrouve ici des intrigues, conspirations et rebondissements dignes de la cour du roi de France. Le tout dans un royaume de fantasy où le merveilleux est assez peu présent (en tout cas, pour ce premier tome) mais où les langues, la géographie, les religions, nous entraînent ailleurs. Chacune des régions décrites est fascinante : le donjon rouge, les dothrakis, le val... mais c'est le nord surtout, et son mur, que j'aimerais voir en vrai.

J'avais beaucoup lu que c'était très noir, que les personnages avaient tous leur côté sombre et qu'aucun n'était vraiment positif. J'ai eu la bonne surprise de découvrir que beaucoup sont attachants et positifs. D'autres rusés, cruels, ambigus ou machiavéliques... Une très belle galerie de personnages.

Si j'ai beaucoup aimé le livre audio, je dois reconnaître qu'il n'est pas toujours facile de suivre sans avoir la possibilité de revenir en arrière d'un ou deux chapitre pour vérifier qui est tel ou tel personnage ; surtout que l'écoute s'est déroulée sur très très longtemps (j'ai moins écouté de livre audio ces derniers temps). Et comme j'ai tout entendu mais rien lu... je n'ai aucune idée de la manière d'écrire les noms des personnages et des lieux, heureusement que les moteurs de recherche font des suggestions, je n'aurais jamais trouvé "dothrakis" ou "eyrié" sinon !

Un dernier mot sur le texte : il est merveilleusement traduit. Je n'ai pas comparé avec la version anglaise bien sûr, mais quel bel beau français, si agréable à écouter ! Mine de rien, ça compte.

Maintenant, la question qui demeure est : regarder ou ne pas regarder la série télé ? Je n'ai lu que Le trône de fer pour l'instant, qui n'est qu'une partie du premier tome de la saga en version originale - donc, une partie seulement de la saison 1, si j'ai tout compris ? Et bien sûr, je me suis fait une idée du physique des personnages... J'ai vu par hasard une image de Jon Snow et je le l'imagine pas du tout comme ça... Alors, regarder un épisode pour voir ? Ou bien écouter d'abord la suite ? Ou le lire version papier ?

Qu'est-ce que vous en pensez ?

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 19:21

Toujours dans Camilla Läckberg, j'enchaîne les tomes... Le premier a été fini il y a un petit moment, le second tout récemment (les livres audio, ça prend un peu plus de temps). Juste un petit avis rapide...

L'oiseau de mauvaise augure / L'enfant allemand

D'abord, L'oiseau de mauvaise augure. A nouveau, j'ai bien aimé, même si j'ai deviné qui était coupable bien avant la fin. L'émission de téléréalité qui bouleverse la vie de Tanumshede, le nouveau policier de l'équipe (une femme !), les événements du passé et du présent qui se réponde, le lien mystérieux avec l'histoire d'Hansel et Gretel...

Un roman très bien construit, prenant... un bon moment de lecture !

L'oiseau de mauvaise augure / L'enfant allemand

J'ai continué avec le tome suivant : L'enfant allemand. Je crois que c'est mon préféré pour l'instant. On y retrouve Erica qui était si discrète dans les anciens tomes (et Patrick qui découvre les joies du congé parental... j'adore !). Grâce à de vieux carnets découverts dans le grenier, Erica va essayer d'en savoir plus sur sa mère, qui ne lui a jamais manifesté d'affection. Que lui est-il arrivé pour que cette jeune fille pleine de vie devienne un femme si distante ? Et pourquoi a-t-elle gardé une médaille nazie et une brassière de bébé ? Pendant ce temps, les meurtres s'enchaînent.

Bien sûr, comme toujours, il y a un lien et le passé et le présent de mêlent. Et cette enquête est aussi l'occasion de découvrir à quoi a ressemblé la guerre pour les Suédois.

Petit bonus : Mellberg est assez présent et particulièrement drôle, révélant des aspects de sa personnalité plutôt inattendus !

Je vais peut-être faire un petite pause avant le prochain tome. Quoique... j'hésite... Le suivant, c'est La Sirène, c'est ça ?

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