2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 09:31
La princesse des glaces

C'est une amie qui m'a fait découvrir la série télé Les enquêtes d'Erica... et une autre qui m'a parlé des livres qui avaient inspiré la série. Autant dire que j'étais bien accompagnée pour ma découverte des livres de Camilla Läckberg.

Je les avais vus, pourtant, ces livres, notamment dans le métro du temps où je le prenais tous les jours pour aller travailler (j'adorais "espionner" ce que lisaient mes voisins, le meilleur palmarès littéraire !), mais j'avais bêtement été rebutée... par les couvertures. J'imaginais quelque chose de glauque, très glauque, trop glauque...

Et là, si bien accompagnée, j'ai eu envie de découvrir... et ce n'était pas du tout comme je l'avais imaginé. Bien sûr, l'histoire est noire, parfois même très noire, mais éclairée par des personnages très positifs, un mélange qui à la fois captive et rend le cœur plus léger...

Quelques mots sur l'histoire ? Tout commence par une image saisissante : une jeune femme trouvée morte dans sa baignoire, les veines ouvertes, le corps pris dans la glace (le chauffage est tombé en panne). Le hasard veut que ce soit Erica Falk, son amie d'enfance, qui découvre le corps, Erica qui était revenue dans le village de ses parents pour trier des affaires après leur décès et que rien ne semble destiner à mener une enquête... Erica qui se demande aussi depuis des années pourquoi sa meilleure amie est tout à coup devenue une étrangère avant de déménager au loin.

La solution de l'énigme est là, dans ces événements survenus 25 ans plus tôt, et qu'Erica va découvrir petit à petit, avec Patrick, un autre ami d'enfance qui est devenu policier.

Pour tout avouer, j'avais deviné une bonne partie de l'intrigue avant qu'elle soit dévoilée mais bizarrement, cela n'a rien gâché de ma lecture. En plus, j'ai écouté cette histoire en livre audio avec un petit thé et un tricot, le bonheur en fait... même si un roman policier en livre audio, c'est terrible, on lit beaucoup plus lentement qu'un livre papier et comme je ne peux l'écouter que seule et que les enfants ont été tour à tour malade, il a fallu du temps avant d'arriver au bout (et patienter pour un policier avec du suspens... vous comprenez, j'en suis sûre !).

Maintenant, j'ai juste envie de lire une nouvelle enquête, pour retrouver les deux héros, replonger dans cet univers... Heureusement, il paraît qu'il y a 6 ou 7 tomes !

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 14:39

tomsawyer.jpgQu'est-ce que c'est bien, quand même, Tom Sawyer !

 

En plein dans mes projets couture, je me suis laissée influencée par le nom d'un patron de Papillon et Mandarine (quand je veux, j'aime bien me laisser influencer), je me suis replongée dans Mark Twain... en commençant par Tom Sawyer, l'un de ses romans les plus célèbres.

Comme presque tous les enfants de ma génération, j'avais suivi l'adaptation en dessin animé (vous vous souvenez "Tom Sawyer, c'est l'Amérique, ..."). Puis, vers 14 ans peut-être, j'avais lu le livre. J'en gardais un bon souvenir mais un souvenir lointain, quand même. Le voyant en livre audio à la bibliothèque, c'était l'occasion de raffraîchir ces souvenirs !

 

En l'écoutant, comme souvent avec les lectures d'enfance, j'ai découvert un livre complètement différent. J'ai découvert l'humour et la tendresse avec lesquels Mark Twain dépeint ces gentils galopins, dont la malice ne fait jamais oublier le bon coeur. Combien il nous fait entrer dans ce monde de l'enfance où devenir pirate est un vrai projet de carrière, où les trésors sont forcément cachés à un emplacement marqué par l'ombre d'un arbre tordu au clair de lune, à minuit, où on se fait des serments à la vie à la mort avec des règles qu'ont du mal à comprendre les adultes...

Alors que je connaissais l'histoire, je me suis laissée prendre dans les disputes de Tom et Becky, la vie d'aventurier avec Huck, j'ai tremblé devant le terrible Joe l'Indien...

Et je n'ai pas arrêté de me répéter que quand même, quel écrivain, ce Mark Twain !

 

Cette version par Elodie Huber est un petit bijou... - et j'ai l'impression que c'est souvent le cas chez les éditions Thélème, d'ailleurs.

Je ne l'ai pas proposée à ma miss de 7 ans 1/2, un peu tôt pour elle peut-être, un peu long, mais d'ici un an ou deux, comment pourrait-elle résister à une histoire "aussi aventure" ?

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 13:43

rivierenoire.pngEncore un roman policier d'Arnaldur Indridasson et encore un très bon policier... Franchement, le succès d'Indridasson est tout à fait mérité !

 

Cette fois, le décor est planté de manière très claire dès les premières pages : on voit en effet le coupable préparer son crime, soigneusement. A l'arrivée de la police, on se dit que toute l'intrigue va consister à rapprocher lentement les enquêteurs de cet homme si méthodique... mais ni le crime ni la victime ne sont ceux qu'on attend et tout est remis en question.

 

J'aime cette manière d'Indridasson de nous entraîner là où on ne l'attend pas, de nous surprendre tout en étant d'une extrème rigueur dans la construction, sans incohérence ou faux pas. Tout se tient, c'est vraiment bien construit, l'enquête ne va pas là où on l'attend, on a des doutes, on s'interroge et ce jusqu'à la fin, comme d'habitude.

 

Une différence tout de même avec les précédents : La rivière noire, c'est le roman d'Elinborg. Cette fois, Erlendur est absent, en voyage, et c'est elle qui prend en main l'enquête. Elinborg dont on découvre à la fois l'enfance, la famille, les difficultés de mère, le tiraillement entre vie privée et travail, l'impossibilité de raconter de quoi ses journées sont faites, la passion pour la cuisine... Bref, un beau personnage d'enquêtrice dans un milieu tout de même très masculin (ça manque un peu, les héroïnes, dans les romans policiers, non ?).

 

Si je crois qu'Hypothermie reste mon préféré, La rivière noire est encore un très bon roman policier à mettre au compte du plus célèbre des écrivains de polar islandais... J'ai hâte de découvrir le suivant !

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 10:43

northangerabbey.pngSans aucune originalité, j'adore les livres de Jane Austen : ses personnages, son petit monde d'un autre temps, et surtout sa plume et son humour. Northanger abbey occupe une place un peu particulière par rapport à ses autres ouvrages ; c'est ce qui me l'a fait moins aimer que les autres à la première lecture mais c'est aussi ce qui m'a donné envie de m'y replonger ces derniers jours.

En version audio et avec mon tricot... le bonheur, en fait !

 

Si je disais que Northanger abbey est un peu particulier, c'est que l'intrigue est plus "légère" que dans ses autres livres (en clair, il se passe moins de choses). Ici, Jane Austen s'amuse de l'histoire et en partage des clins d'oeils avec le lecteur, par exemple quand elle explique que les romans sont injustement critiqués et que l'héroïne d'un roman se doit d'en lire par solidarité avec ses consoeurs (!). Elle taquine même un peu son héroïne, une jeune fille un peu naïve mais au grand coeur et d'une honnêteté exemplaire. Bien sûr, il y a une histoire d'amour mais l'humour reste très présent dans la manière dont elle dépeint les conversations et l'évolution des sentiments.

Et en même temps, j'étais prise au jeu et j'avais très envie de savoir comment tout cela allait se terminer (j'ai une grande capacité à oublier les livres que j'ai lus, parfois)...

 

La "lectrice", Anne Flosnik, a deux grandes qualités : 1) elle a enregistré tous les livres de Jane Austen en version audio et 2) je la comprends quand elle les lit (ce qui est loin d'être le cas des autres livres audio anglais que j'ai tenté d'écouter !). C'est donc assez naturellement que j'ai découvert une bonne partie des livres de Jane Austen grâce à sa voix. Si vous avez envie de tenter, vous pouvez écouter un extrait ici.

 

Bref, dans quelques temps, quand j'aurai à nouveau un peu oublié l'histoire, je pourrai l'écouter une troisième fois !

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 16:45

hypothermie.pngArnaldur Indridason est non seulement islandais mais un formidable auteur de polars. Et je continue à les découvrir, petit à petit pour faire durer le plaisir !

 

Celui-ci fait suite à Hiver arctique et pour une fois, je l'ai découvert en livre audio. Redoutable, le livre audio, pour le polar : la lecture est plus lente et le suspens devient vite insoutenable, surtout qu'on ne peut pas le lire/l'écouter n'importe quand ! L'interprétation de Jean-Marc Delhausse est impeccable - et la prononciation des noms des lieux islandais a dû lui demander un peu d'entraînement (!).

 

Deux mots sur l'histoire ? C'est un policier qui commence très bizarrement : une mort naturelle, un suicide... où l'auteur veut-il en venir ? Et puis, tout s'éclaire petit à petit, les enquêtes du passé, les souvenirs d'enfance d'Erlendur, les mystères d'aujourd'hui se mêlent comme des déclinaisons autour du même thème : hypothermie... Pour une fin très très réussie - pas un mot là-dessus, chhhhhut !

Une excellente énigme policière et une belle galerie de personnages... Je crois que celui-ci est mon préféré parmi tous ceux que j'ai lus.

 

Et si vous voulez prolonger la magie de Noël "autrement", je vous conseille La voix, du même auteur, polar de Noël islandais et très réussi - noir, mais c'est un polar, quand même, pas un conte de Noël... donc, comme de juste, c'est le Père Noël qui est assassiné dans un hôtel de Reykjavik - pourquoi est-ce que je n'ai pas fait d'article sur celui-ci, mystère...

 

Bon Noël à vous ! - (Eh oui, le blog, ça peut faire antidouleur aussi, le tout est de s'occuper l'esprit à autre chose... vivement que ça passe, tout ça...)

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 07:48

listedemesenvies.pngL'été dernier, j'avais l'impression de toujours entendre parler de ce livre. En bien. Quand je parlais à quelqu'un de ce qu'il avait lu, ou de ce qu'il allait lire, le même titre revenait toujours : La liste de mes envies. Avec le même "pitch" : l'histoire d'une mercière qui gagne au loto et fait la liste de tout ce qu'elle a envie de faire. Je croisais sans cesse ce livre sur les présentoirs.

 

Et puis, je l'ai croisé en livre audio et l'occasion était trop belle (comme la couverture, vous ne trouvez pas ?). Je l'ai pris et j'ai commencé à l'écouter. J'ai bien fait, il vaut tellement mieux que son "pitch".

 

Ce roman a failli être l'un de mes plus gros coups de coeurs ; vous savez, le genre de livre qu'on a envie d'offrir à tout le monde autour de soi.

En plus, Jo est mercière. Je pensais que c'était anecdotique mais pas du tout, c'est tout le petit monde de la couture qu'on retrouve dans le roman et moi quand on me parle de galons ou de boutons, j'imagine ma mercerie préférée et sa mercière haute en couleur... Et puis, Jo a un blog, autour duquel la couture regroupe des femmes de tous horizons... Si vous êtes couseuse, ça vous parle aussi ?

Grégoire Delacourt crée tout un petit monde autour de Jo, on a l'impression de la connaître pour de vrai avec ses amies les jumelles, son mari Jocelyn, ses grands enfants... On découvre sa vie, qui n'est pas parfaite, qu'elle n'a pas choisie, une vie qui va être remise en question puisqu'elle gagne au loto...

 

Et là, le livre ne nous entraîne pas où on l'attendait. Ces millions du loto, c'est l'occasion de changer de vie, mais qu'est-ce que Jo, la Jo qu'on connaît, va décider de faire ? J'ai beaucoup, beaucoup aimé cette manière qu'a le livre de nous entraîner ailleurs, de nous faire nous aussi nous poser des questions.

Et puis cette manière de raconter, ces références populaires, la tendresse qui s'en dégage... Cette manière de si bien dire la vie d'une femme que l'auteur raconte qu'une de ses lectrices lui a écrit : "madame, j'ai beaucoup aimé votre livre mais pourquoi avoir pris un pseudonyme masculin ?" (!)

 

Plus j'en parle et plus je me dis que j'ai énormément aimé ce livre... et pourtant, j'ai un regret. Je ne peux pas trop en dire... mais j'aurais aimé une autre fin. Même un peu plus guimauve parce que comme le dit Jo : "c'est un peu guimauve mais la guimauve, des fois, c'est drôlement bon".

 

Rien à dire sur l'interprétation d'Odile Cohen à part qu'elle est parfaite, sonne toujours juste. De toutes façons, c'est simple, c'est Jo qu'on entend ! Et le livre audio a un bonus : l'interview de l'auteur, vraiment intéressante.

 

Un très très joli livre donc... avec une fin pas assez guimauve pour mes envies du moment mais honnêtement, une fin très bien trouvée. Je crois qu'il va encore plaire à beaucoup beaucoup de monde !

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 15:36

sicetaitarefaire.jpgDernière lecture de l'été... Je l'ai finie il y a quelques semaines, et pas pris le temps de vous raconter - je n'ai plus qu'à me rattraper !

 

Après la déception de 7 ans après, j'avais quand même envie d'une lecture de vacances. C'est Marc Levy que j'ai choisi, d'autant plus que j'avais beaucoup aimé L'étrange voyage de Monsieur Daldry. Et comme il existait en livre audio, toutes les conditions étaient réunies pour d'agréables moments tricot-lecture !

 

L'histoire était alléchante : un journaliste américain est assasiné par un inconnu. Au lieu de mourir, il se réveille deux mois avant : il se souvient de tout (et de toutes les erreurs qu'il a faites) et sait qu'il n'a que bien peu de temps pour résoudre ce mystère s'il veut échapper à la mort. Une chance de répondre à la question "si c'était à refaire ?"

 

Le début m'a beaucoup plu. L'histoire est originale, on s'y laisse prendre avec beaucoup de plaisir tout en se demandant comment Marc Levy va retomber sur ses pieds à la fin. J'ai vu arriver des événements à des kilomètres, certains se sont produits... d'autres pas du tout. J'adore être surprise comme ça.

Il est très rare qu'une histoire de voyage dans le temps me plaise : il y a toujours quelque chose qui cloche, des paradoxes improbables, et je ne connais qu'un seul exemple qui tienne merveilleusement la route. J'étais donc curieuse de découvrir la conclusion. Et puis là... j'ai été déçue par la fin. Je ne vous raconterai pas mais je trouve que c'est un peu de la triche, une fin de ce genre.

 

Ce livre reste quand même un agréable moment de lecture, et l'interprétation de Michelangelo Marchese l'accompagnait parfaitement. Bref... un peu déçue, mais que cela ne vous décourage pas de tenter l'aventure si vous avez envie d'embarquer dans une belle histoire...

 

"Si c'était à refaire", sans doute pas mon roman préféré de Marc Levy mais un bon moment de lecture quand même !

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 07:25

7ansaprèsC'est l'été, les vacances, et j'ai envie de lectures d'été - et j'ai pas beaucoup de temps libre aussi, mais c'est une autre histoire... Des lectures de vacances, parce que même si on est rentrés, les journées ont un petit goût de vacances dans le jardin ensoleillé (et son lapin tondeuse, je vous raconterai plus tard).

 

Après une valeur sûre (quelques romans d'Agatha Christie), je me suis plongée dans le dernier livre de Guillaume Musso. C'est bien rare que je lise un livre à peine sorti, et là il était disponible en livre audio en plus, alors pourquoi bouder son plaisir ?

 

J'aime beaucoup Marc Levy, qui est un extraordinnaire conteur (même s'il recycle un peu facilement la même histoire) et j'avais été très agréablement surprise par L'étrange voyage de Monsieur Daldry.  Et Guillaume Musso, c'est un peu son frère jumeau, alors je ne prenais pas beaucoup de risque. D'autant plus que le sujet du roman, un couple divorcé qui se retrouve 7 ans après pour retrouver leur fils disparu, c'était assez accrocheur. Et j'attendais bien sûr que le couple se reforme (parce que si ce genre de livre ne finit pas en happy end, où va-t-on ?).

Une lecture bien distrayante en perspective.

Eh ben, qu'est-ce que j'ai été déçue...

 

Première constatation : Guillaume Musso n'est pas Marc Levy (même si je confonds souvent leurs titres) ou alors il n'était pas très en forme avec ce livre. Côté style, certains clichés m'ont agacée (pour donner un exemple, "s'enfoncer dans la forêt d'émeraude" pour la forêt amazonienne, il aurait pu trouver plus original) et surtout, c'est la précision des détails qui m'a exaspérée. C'est bien, un livre bien documenté, mais là, c'était trop documenté : un personnage ne peut pas s'asseoir sur le bord du trottoir sans que le nom de la rue soit précisé, ou partir faire un footing sans que son itinéraire soit décrit avec tous les noms de rue, donc, des détails sur l'histoire du quartier ou la couleur de la cahute du marchand de glaces. Et quand le couple va au restaurant, on sait qu'ils boivent de la clairette (ça m'a fait sourire) ou un vin de tel château et telle année... Au bout d'un moment, j'avais envie de m'exclamer "mais qu'est-ce que ça change, qu'ils soient dans la rue machin ou la rue truc ?" Au début, ça se passe à New York et j'ai pensé que Guillaume Musso voulait démontrer qu'il était allé sur place et qu'il connaissait la ville comme sa poche... mais quand les héros se retrouvent à Paris, c'est pareil. Et pour donner un autre exemple qui m'a marquée, pour éviter de répéter le nom du magasin Tati (après avoir écrit quelque chose comme "ils marchèrent jusqu'à l'enseigne de Tati"), il va écrire "arrivés devant le magasin qui rendit populaire le hard discount dans les années..." (j'ai oublié lesquelles, pardon). Crispant.

Côté intrigue, moi qui suis assez bon public pour pouvoir relire trois fois le même roman d'Agatha Christie sans deviner qui est le coupable (si c'est pas un don, ça), j'ai deviné bien avant les personnages où il voulait en venir... en me disant "ben non, quand même pas". Ben si.

Les derniers rebondissements m'ont paru franchement extravagants, et le happy end... Je l'ai dit, j'aurais été déçue que ça ne soit pas un happy end, mais il y a happy end et happy end, et là, c'est un peu trop happy end. Un peu comme quand j'avais vu le fim Minority report (pour ceux qui l'auraient vu) : à la fin du film, je me suis dit "super comme fin, pas manichéen, juste ce qu'il faut" sauf qu'après cette scène-là, il y en avait une autre ("bon d'accord, il a voulu faire un happy end, un peu too much mais bon") et encore une autre ("là, c'est la petite maison dans la prairie, mais qu'est-ce qui se passe ????"). La fin de 7 ans après, c'est pareil. Avec en plus des détails (précision des détails, encore) qui m'ont vraiment agacée... mais je dirai pas quoi parce que vous avez peut-être envie de le lire ?

Et malheureusement, et c'est bien la première fois, je n'ai pas aimé non plus l'interprétation de Bertrand Suarez-Pasos, qui en faisait beaucoup trop aussi - en un sens, il était très raccord avec le texte.

 

Bon, des fois, c'est bien de voir un mauvais film (je pense à L'homme au masque de fer qui reste un fim mythique pour mon mari et moi et qui s'est terminé dans un éclat de rire de toute la salle sur les dernières scènes tragiques) alors j'imagine qu'un livre qui vous a pas plu, c'est bien de temps en temps aussi ?

 

"7 ans après" de Guillaume Musso, un livre que, vous avez compris, je ne recommande pas... mais je sais que Guillaume Musso a ses fans, ils adoreront peut-être ? - moi, bizarrement, j'en avais lu d'autres que j'avais aimés, bizarre, je vous dis...

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 17:37

limonovDernier jour pour le Challenge 1% rentrée littéraire.... C'est sûr, avec tout ça, je serai pas dans les temps...

Mais quand même, il faut que je vous parle de Limonov.

 

Limonov, c'est un des livres que j'ai reçus pour le SWAP anniversaire. J'en avais entendu parler pendant la rentrée littéraire, je m'en souviens très bien : d'après Télérama, c'était vraiment dommage que le Goncours soit allé à un livre aussi ennuyeux que L'art français de la guerre, alors que Limonov l'aurait largement mérité... N'ayant lu ni l'un, ni l'autre, j'étais bien mal placée pour en juger (et ça ne m'a pas franchement encouragée à découvrir le premier !) mais ça m'a bien fait rire...

Je n'avais pas prévu de lire Limonov, pourtant, le côté sulfureux du personnage ne me tentant pas plus que ça.

 

Mais là, il m'était offert comme coup de coeur de la rentrée, et en livre audio en plus, alors j'étais obligée de tenter (et très tentée tout court, d'ailleurs).

 

Pour faire court (parce qu'il me reste que jusqu'à ce soir pour en parler et que ça risque d'être juste) : j'ai beaucoup aimé.

C'est vraiment un livre prenant, bien écrit, et le style parfois cru se met tout à fait au service du personnage. Parce que Limonov est un personnage assez incroyable, qui semble assez peu pourvu de conscience mais très déterminé à entrer dans l'histoire... Et tout ça se mèle à l'histoire de la Russie, de l'Union Soviétique, des Balkans.

Une vie assez incroyable donc, et qui prête vraiment au roman (et on n'aurait pas osé l'inventer).Et on finit par s'attacher à ce personnage si peu sympathique...

Juste une anecdote qui m'a marquée et qui résume bien le personnage : détenu dans une prison "modèle" en Russie, Limonov constate que les robinets sont les mêmes que dans les hôtels les plus luxueux des USA, et n'est pas peu fier de se dire qu'il est l'une des rares personnes à avoir connu les deux.

 

Est-ce que je le conseille ? Oui, enfin non, enfin je sais pas trop... Disons que ça dépend à qui. Mais c'est un livre qui vaut la peine d'être lu, c'est sûr (et la peine est tout à fait relative, vous l'aurez compris !).

Et je suis bien contente de l'avoir découvert. Un grand merci à Olivier !

 

"Limonov", d'Emmanuel Carrère, lu juste avant le crash (d'ordi), d'où un article rédigé sur papier (perdu) et rerédigé à la va-vite ce soir... Mais qui compte encore (si tout va bien) pour le Challenge 1% rentrée littéraire.

challengerentree.jpg

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 06:52

riennesoppose

Je viens de finir Rien ne s'oppose à la nuit et il va m'être bien difficile d'en parler. C'est un livre magnifiquement écrit et infiniment bouleversant. En fait, je ne sais pas s'il y a grand chose de plus à en dire. Difficile de partager sans trop dévoiler...

 

C'est à la rentrée que j'ai entendu pour la première fois parler de ce livre, en bien me semble-t-il. Je crois avoir vaguement compris qu'il y avait polémique mais sans m'y intéresser plus. Je ne savais donc rien quand, vaguement curieuse, j'ai écouté un extrait sur le site Audible sur lequel je télécharge régulièrement des livres audio.

L'extrait était court et ne m'apprenait pas beaucoup plus. Tout juste avais-je compris qu'il s'agissait d'un livre que l'auteur écrivait sur sa mère et que j'allais bien accrocher à la voix de la lectrice, Marianne Epin.

Curieuse toujours, j'ai tenté.

 

Dès les premières pages, j'ai appris que la mère de l'auteur s'était suicidée, et compris que le livre tournerait autour de ce suicide. Mais j'étais loin de savoir à quoi m'attendre...

Au fil des pages, on découvre ainsi l'enfance, puis la vie d'adulte de Lucile, tout en suivant la quête de sa fille pour la comprendre, interroger ses proches, trouver des documents. Tout en s'interrogeant sur ce livre qu'elle écrit, la possibilité de l'écrire, l'impossibilité d'abandonner...

 

Tout est vrai, du moins je crois, mais c'est surtout la force et la vérité du texte qui importent, finalement. Comme dans la vraie vie, les personnages peuvent avoir plusieurs facettes et ne se résument à aucune d'entre elles. Comme dans la vraie vie, certaines zones restent dans l'ombre et ne seront jamais éclaircies... Comme dans la vraie vie, les excentricités ou le drame font juste partie de ce que est "normal", parce que ce n'est pas parce que c'est terrible que ça ne peut pas arriver. Même si, comme l'écrit l'auteur, parfois "ça fait beaucoup."

 

Marianne Epin interprète magnifiquement ce texte, et dans sa voix, tout sonne vrai. Pas tout de suite mais plus tard, je crois, je le réécouterai...

 

"Rien ne s'oppose à la nuit", un livre de Delphine de Vigan que j'ai découvert en livre audio chez Audiolib et dont l'interprétation est un vrai plus, je trouve. Et une quatrième lecture pour le Challenge 1% rentrée littéraire.

challengerentree.jpg

 

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