16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 16:47
La force qui nous manque

Après mes lectures de Pierre Rhabi, j'avais envie d'approfondir le sujet en m'intéressant à une autre personnalité de l'écologie, Eva Joly. Découvrir un livre audio dont elle est l'auteur, La force qui nous manque, était un coup de chance. Comment voyait-elle les enjeux de l'écologie aujourd'hui ? Quel bilan faisait-elle de son action politique ? J'avais hâte de le découvrir.

En fait, dans ce livre, il n'est pas du tout question d'écologie. Ce n'est pas la candidate des Verts qui parle (vérification faite, le livre date de 2007, ceci expliquant cela) mais Eva Joly, femme, juge de l'affaire Elf, militante anti-corruption et citoyenne partagée entre sa Norvège natale et son pays d'adoption, la France. On découvre son itinéraire de jeune fille au pair puis de femme au foyer, bénévole à l'assistante juridique, qui finit ses études pour passer le concours qui fera d'elle un juge. Puis la mettra face aux puissants dans une affaire aux méandres complexes, qu'elle raconte par touches, pour parler de son combat suivant, envoyée par la Norvège pour promouvoir la lutte contre la corruption, notamment dans des pays d'Afrique, à qui cette corruption vole à la fois l'aide humanitaire et les bénéfices de leurs richesses naturelles.

Un gros coup d'éclairage sur ce sujet auquel je ne m'étais jamais trop intéressée et qui permet de voir les choses sous un angle différent. Et un engagement admirable, je trouve, même si je ne partage pas toutes ses convictions.

Le livre audio est vraiment très bien réalisé, alternant les chapitres lus par Eva Joly elle-même, avec son accent un peu rauque, et la voix de Nicole Vautier qui l'incarne si bien pour les autres chapitres, en apportant une fluidité qui rend l'écoute plus facile.

Je suis ressortie de cette lecture avec l'impression d'avoir rencontré Eva Joly en tant que personne, dans une belle conversation, et le sentiment de la nécessité de s'engager tous pour un monde plus juste, alors que tant semblent désabusés. La force qui nous manque, peut-être ?

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 08:11
La nostalgie heureuse

Alors que le Challenge rentrée littéraire 2014 a déjà démarré, me voilà qui lit l'un des premiers titres repérés pour le Challenge 2013... Qui lit, ou plutôt qui écoute, puisque j'ai choisi la version audio, commentée par Sophie (Hérisson). Et, comme je m'y attendais, j'ai beaucoup aimé !

La nostalgie heureuse, quel joli titre ! Je ne vous dirai pas à quoi cela correspond, ce serait dommage. ;) Ce livre, c'est le récit du voyage d'Amélie Nothomb qui revient au Japon, 16 ans après, pour un documentaire sur les traces de son enfance et ses 20 ans. Quand on a lu et aimé, comme moi, Stupeur et tremblements et Métaphysique des tubes, c'est un bonheur de découvrir le Japon d'Amélie avec elle. Mais pas seulement. C'est découvrir le Japon tout court, et une belle histoire de retrouvailles, de nostalgie, du monde de l'enfance dont on cherche en vain les traces... Et Amélie Nothomb est un personnage (d'ailleurs, je me demande si ce livre n'est pas qualifié de roman... elle est tout à fait consciente des artifices de l'écriture et ne doit pas s'en priver !).

J'ai vu le documentaire aussi, l'an dernier. Dans mon souvenir, il est beaucoup plus centré sur le travail d'écrivain. L'un et l'autre sont donc plutôt complémentaires que redondants.

Pourquoi en livre audio ? Pour accompagner mon projet de crochet en cours et aussi parce que l'interprétation est vraiment très agréable - l'interprétation m'a rappelée celle du Goût des pépins de pomme, l'un de mes titres audio favoris.

De quoi me décider à lire le roman d'Amélie Nothomb de la rentrée ? Je ne sais pas, celui-ci est différent, plein de douceur finalement... il rend sans doute justice à sa personnalité. Il y a quelques années, je l'avais aperçue à une séance de dédicaces au Salon du Livre et j'avais été touchée par sa gentillesse et son attention envers chacun de ses lecteurs, qui tranchait avec l'air blasé de ses voisins, et malgré une queue impressionnante... Quelqu'un d'étonnant, en fait, faut-il s'étonner qu'il soit si intéressant de voyager avec elle ?

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 11:36
La muraille de lave

Profitant des derniers jours de classe (essayez un peu d'écouter un livre audio pendant les vacances !), j'ai terminé La muraille de lave - le tout dernier jour de classe, en fait ! Commencé, mis de côté, repris... ce polar ne méritait pas d'endurer tout cela puisqu'une fois encore, il est très réussi : de vrais personnages, une intrigue (plutôt deux ou trois) très bien ficelée, un soupçon d'Islande...

Erlendur étant toujours absent, c'est Sigurdur Oli qui mène cette enquête. Un personnage assez peu sympathique au départ, mais qu'on auquel on se prend à s'attacher, malgré ses préjugés, son orgueil, son manque de tact...

Tout commence par son meilleur ami, qui lui demande un service pour un ami à lui dans une affaire plutôt délicate. Sigurdur Oli accepte et se retrouve bientôt confronté à une tentative de meurtre. Existe-t-il un lien avec son ami ? La famille de son ami ? Tout cela n'est-il qu'une coïncidence ? Comment va-t-il convaincre ses collègues qu'il est toujours objectif ?

Comme à son habitude, Arnaldur Indridasson s'intéresse à un aspect de la société islandaise contemporaine. Ici, ce sont les "nouveaux vikings", ces jeunes banquiers audacieux à qui tout semblait réussir... avant la crise. Depuis, le visage de l'Islande a été profondément modifié. Est-ce que cela apparaîtra dans un nouveau roman ?

Bref, sans égaler mon préféré, Hypothermie, on a un très joli roman policier. Je lirais bien le suivant... mais le livre audio sera-t-il adapté pour le découvrir pendant les vacances ?

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 15:12

Alors, par où on reprend ? Les en-cours sont toujours désespérément en cours (avec une magnifique panne de fil pour le jean, dans les dernières étapes...), les articles promis sur les livres pas écrits, les photos de nos quelques jours de vacances pas triées, les journées toujours bien remplies et un peu trop courtes (avec multiplication incompréhensible des lessives... :/ )... Un petit livre ?

Le prédicateur

Celui-ci, je l'ai fini juste avant de partir. Toujours compliqué d'écouter un livre audio avec les loulous à plein temps ! Une nouvelle enquête d'Erica, après La princesse des glaces. Ou plutôt de Patrick, parce qu'Erica est presque absente, enceinte et clouée chez elle par la fin de grossesse.

J'ai été dépaysée dès le début : on est en plein été et plus en hiver, le héros est différent et surtout (je le regrette beaucoup), l'interprète du livre audio a changé. Alors attention, il ne lit pas mal, bien au contraire, mais il prononce à peu près tous les noms suédois différemment, qu'il s'agisse de lieux ou de personnages... et ça, c'est tout de même un peu perturbant (par exemple, "Molberg" du premier livre est devenu "Melbeurg", etc). A la fin du livre, je ne m'y étais toujours pas habituée !

A part ces petits détails, on retrouve ce qui l'avait plu dans le premier : un meurtre mystérieux lié à d'autres meurtres, jamais élucidés, 30 ans avant, le côté plutôt optimiste des personnages principaux, une intrigue dont le dénouement n'est pas forcément hyper surprenant (l'un des rebondissements, je l'avais déjà vu dans une série américaine, donc je l'avais vu venir ;) ) mais où on se laisse prendre avec plaisir... Mais ça m'a manqué de voir Erica enquêter, un personnage féminin d'enquêteur doublé d'un écrivain, j'avoue que j'aime bien !

Quelques mots sur l'histoire : en plein été, alors que le village de Fjällbacka sous la canicule est rempli de touriste, le corps d'une jeune femme est découvert sur le rocher du roi. Un corps et deux squelettes, dont la mort semble dater de l'été 1979. Tous les indices ramènent la police vers une étrange famille, les descendants de celui qu'on surnommait "le prédicateur", pasteur charismatique et controversé... Mention spéciale pour les "effets sonores" d'ailleurs, qui arrivent à démarquer les parties concernant 1979 de ce qui se passe aujourd'hui (j'imagine que dans la version papier, le texte doit être en italique ? pas qu'un peu casse-tête à transposer en livre audio...).

Une lecture bien agréable, donc, pas aussi bluffante que celles d'Arnaldur Indridasson mais dans avec une ambiance que j'ai beaucoup aimée. Et puis, si j'avais deviné le coupable, l'explication du mobile et du lien passé/présent est tout de même très bien trouvée !

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 09:31
La princesse des glaces

C'est une amie qui m'a fait découvrir la série télé Les enquêtes d'Erica... et une autre qui m'a parlé des livres qui avaient inspiré la série. Autant dire que j'étais bien accompagnée pour ma découverte des livres de Camilla Läckberg.

Je les avais vus, pourtant, ces livres, notamment dans le métro du temps où je le prenais tous les jours pour aller travailler (j'adorais "espionner" ce que lisaient mes voisins, le meilleur palmarès littéraire !), mais j'avais bêtement été rebutée... par les couvertures. J'imaginais quelque chose de glauque, très glauque, trop glauque...

Et là, si bien accompagnée, j'ai eu envie de découvrir... et ce n'était pas du tout comme je l'avais imaginé. Bien sûr, l'histoire est noire, parfois même très noire, mais éclairée par des personnages très positifs, un mélange qui à la fois captive et rend le cœur plus léger...

Quelques mots sur l'histoire ? Tout commence par une image saisissante : une jeune femme trouvée morte dans sa baignoire, les veines ouvertes, le corps pris dans la glace (le chauffage est tombé en panne). Le hasard veut que ce soit Erica Falk, son amie d'enfance, qui découvre le corps, Erica qui était revenue dans le village de ses parents pour trier des affaires après leur décès et que rien ne semble destiner à mener une enquête... Erica qui se demande aussi depuis des années pourquoi sa meilleure amie est tout à coup devenue une étrangère avant de déménager au loin.

La solution de l'énigme est là, dans ces événements survenus 25 ans plus tôt, et qu'Erica va découvrir petit à petit, avec Patrick, un autre ami d'enfance qui est devenu policier.

Pour tout avouer, j'avais deviné une bonne partie de l'intrigue avant qu'elle soit dévoilée mais bizarrement, cela n'a rien gâché de ma lecture. En plus, j'ai écouté cette histoire en livre audio avec un petit thé et un tricot, le bonheur en fait... même si un roman policier en livre audio, c'est terrible, on lit beaucoup plus lentement qu'un livre papier et comme je ne peux l'écouter que seule et que les enfants ont été tour à tour malade, il a fallu du temps avant d'arriver au bout (et patienter pour un policier avec du suspens... vous comprenez, j'en suis sûre !).

Maintenant, j'ai juste envie de lire une nouvelle enquête, pour retrouver les deux héros, replonger dans cet univers... Heureusement, il paraît qu'il y a 6 ou 7 tomes !

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 14:39

tomsawyer.jpgQu'est-ce que c'est bien, quand même, Tom Sawyer !

 

En plein dans mes projets couture, je me suis laissée influencée par le nom d'un patron de Papillon et Mandarine (quand je veux, j'aime bien me laisser influencer), je me suis replongée dans Mark Twain... en commençant par Tom Sawyer, l'un de ses romans les plus célèbres.

Comme presque tous les enfants de ma génération, j'avais suivi l'adaptation en dessin animé (vous vous souvenez "Tom Sawyer, c'est l'Amérique, ..."). Puis, vers 14 ans peut-être, j'avais lu le livre. J'en gardais un bon souvenir mais un souvenir lointain, quand même. Le voyant en livre audio à la bibliothèque, c'était l'occasion de raffraîchir ces souvenirs !

 

En l'écoutant, comme souvent avec les lectures d'enfance, j'ai découvert un livre complètement différent. J'ai découvert l'humour et la tendresse avec lesquels Mark Twain dépeint ces gentils galopins, dont la malice ne fait jamais oublier le bon coeur. Combien il nous fait entrer dans ce monde de l'enfance où devenir pirate est un vrai projet de carrière, où les trésors sont forcément cachés à un emplacement marqué par l'ombre d'un arbre tordu au clair de lune, à minuit, où on se fait des serments à la vie à la mort avec des règles qu'ont du mal à comprendre les adultes...

Alors que je connaissais l'histoire, je me suis laissée prendre dans les disputes de Tom et Becky, la vie d'aventurier avec Huck, j'ai tremblé devant le terrible Joe l'Indien...

Et je n'ai pas arrêté de me répéter que quand même, quel écrivain, ce Mark Twain !

 

Cette version par Elodie Huber est un petit bijou... - et j'ai l'impression que c'est souvent le cas chez les éditions Thélème, d'ailleurs.

Je ne l'ai pas proposée à ma miss de 7 ans 1/2, un peu tôt pour elle peut-être, un peu long, mais d'ici un an ou deux, comment pourrait-elle résister à une histoire "aussi aventure" ?

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 13:43

rivierenoire.pngEncore un roman policier d'Arnaldur Indridasson et encore un très bon policier... Franchement, le succès d'Indridasson est tout à fait mérité !

 

Cette fois, le décor est planté de manière très claire dès les premières pages : on voit en effet le coupable préparer son crime, soigneusement. A l'arrivée de la police, on se dit que toute l'intrigue va consister à rapprocher lentement les enquêteurs de cet homme si méthodique... mais ni le crime ni la victime ne sont ceux qu'on attend et tout est remis en question.

 

J'aime cette manière d'Indridasson de nous entraîner là où on ne l'attend pas, de nous surprendre tout en étant d'une extrème rigueur dans la construction, sans incohérence ou faux pas. Tout se tient, c'est vraiment bien construit, l'enquête ne va pas là où on l'attend, on a des doutes, on s'interroge et ce jusqu'à la fin, comme d'habitude.

 

Une différence tout de même avec les précédents : La rivière noire, c'est le roman d'Elinborg. Cette fois, Erlendur est absent, en voyage, et c'est elle qui prend en main l'enquête. Elinborg dont on découvre à la fois l'enfance, la famille, les difficultés de mère, le tiraillement entre vie privée et travail, l'impossibilité de raconter de quoi ses journées sont faites, la passion pour la cuisine... Bref, un beau personnage d'enquêtrice dans un milieu tout de même très masculin (ça manque un peu, les héroïnes, dans les romans policiers, non ?).

 

Si je crois qu'Hypothermie reste mon préféré, La rivière noire est encore un très bon roman policier à mettre au compte du plus célèbre des écrivains de polar islandais... J'ai hâte de découvrir le suivant !

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 10:43

northangerabbey.pngSans aucune originalité, j'adore les livres de Jane Austen : ses personnages, son petit monde d'un autre temps, et surtout sa plume et son humour. Northanger abbey occupe une place un peu particulière par rapport à ses autres ouvrages ; c'est ce qui me l'a fait moins aimer que les autres à la première lecture mais c'est aussi ce qui m'a donné envie de m'y replonger ces derniers jours.

En version audio et avec mon tricot... le bonheur, en fait !

 

Si je disais que Northanger abbey est un peu particulier, c'est que l'intrigue est plus "légère" que dans ses autres livres (en clair, il se passe moins de choses). Ici, Jane Austen s'amuse de l'histoire et en partage des clins d'oeils avec le lecteur, par exemple quand elle explique que les romans sont injustement critiqués et que l'héroïne d'un roman se doit d'en lire par solidarité avec ses consoeurs (!). Elle taquine même un peu son héroïne, une jeune fille un peu naïve mais au grand coeur et d'une honnêteté exemplaire. Bien sûr, il y a une histoire d'amour mais l'humour reste très présent dans la manière dont elle dépeint les conversations et l'évolution des sentiments.

Et en même temps, j'étais prise au jeu et j'avais très envie de savoir comment tout cela allait se terminer (j'ai une grande capacité à oublier les livres que j'ai lus, parfois)...

 

La "lectrice", Anne Flosnik, a deux grandes qualités : 1) elle a enregistré tous les livres de Jane Austen en version audio et 2) je la comprends quand elle les lit (ce qui est loin d'être le cas des autres livres audio anglais que j'ai tenté d'écouter !). C'est donc assez naturellement que j'ai découvert une bonne partie des livres de Jane Austen grâce à sa voix. Si vous avez envie de tenter, vous pouvez écouter un extrait ici.

 

Bref, dans quelques temps, quand j'aurai à nouveau un peu oublié l'histoire, je pourrai l'écouter une troisième fois !

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 16:45

hypothermie.pngArnaldur Indridason est non seulement islandais mais un formidable auteur de polars. Et je continue à les découvrir, petit à petit pour faire durer le plaisir !

 

Celui-ci fait suite à Hiver arctique et pour une fois, je l'ai découvert en livre audio. Redoutable, le livre audio, pour le polar : la lecture est plus lente et le suspens devient vite insoutenable, surtout qu'on ne peut pas le lire/l'écouter n'importe quand ! L'interprétation de Jean-Marc Delhausse est impeccable - et la prononciation des noms des lieux islandais a dû lui demander un peu d'entraînement (!).

 

Deux mots sur l'histoire ? C'est un policier qui commence très bizarrement : une mort naturelle, un suicide... où l'auteur veut-il en venir ? Et puis, tout s'éclaire petit à petit, les enquêtes du passé, les souvenirs d'enfance d'Erlendur, les mystères d'aujourd'hui se mêlent comme des déclinaisons autour du même thème : hypothermie... Pour une fin très très réussie - pas un mot là-dessus, chhhhhut !

Une excellente énigme policière et une belle galerie de personnages... Je crois que celui-ci est mon préféré parmi tous ceux que j'ai lus.

 

Et si vous voulez prolonger la magie de Noël "autrement", je vous conseille La voix, du même auteur, polar de Noël islandais et très réussi - noir, mais c'est un polar, quand même, pas un conte de Noël... donc, comme de juste, c'est le Père Noël qui est assassiné dans un hôtel de Reykjavik - pourquoi est-ce que je n'ai pas fait d'article sur celui-ci, mystère...

 

Bon Noël à vous ! - (Eh oui, le blog, ça peut faire antidouleur aussi, le tout est de s'occuper l'esprit à autre chose... vivement que ça passe, tout ça...)

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 07:48

listedemesenvies.pngL'été dernier, j'avais l'impression de toujours entendre parler de ce livre. En bien. Quand je parlais à quelqu'un de ce qu'il avait lu, ou de ce qu'il allait lire, le même titre revenait toujours : La liste de mes envies. Avec le même "pitch" : l'histoire d'une mercière qui gagne au loto et fait la liste de tout ce qu'elle a envie de faire. Je croisais sans cesse ce livre sur les présentoirs.

 

Et puis, je l'ai croisé en livre audio et l'occasion était trop belle (comme la couverture, vous ne trouvez pas ?). Je l'ai pris et j'ai commencé à l'écouter. J'ai bien fait, il vaut tellement mieux que son "pitch".

 

Ce roman a failli être l'un de mes plus gros coups de coeurs ; vous savez, le genre de livre qu'on a envie d'offrir à tout le monde autour de soi.

En plus, Jo est mercière. Je pensais que c'était anecdotique mais pas du tout, c'est tout le petit monde de la couture qu'on retrouve dans le roman et moi quand on me parle de galons ou de boutons, j'imagine ma mercerie préférée et sa mercière haute en couleur... Et puis, Jo a un blog, autour duquel la couture regroupe des femmes de tous horizons... Si vous êtes couseuse, ça vous parle aussi ?

Grégoire Delacourt crée tout un petit monde autour de Jo, on a l'impression de la connaître pour de vrai avec ses amies les jumelles, son mari Jocelyn, ses grands enfants... On découvre sa vie, qui n'est pas parfaite, qu'elle n'a pas choisie, une vie qui va être remise en question puisqu'elle gagne au loto...

 

Et là, le livre ne nous entraîne pas où on l'attendait. Ces millions du loto, c'est l'occasion de changer de vie, mais qu'est-ce que Jo, la Jo qu'on connaît, va décider de faire ? J'ai beaucoup, beaucoup aimé cette manière qu'a le livre de nous entraîner ailleurs, de nous faire nous aussi nous poser des questions.

Et puis cette manière de raconter, ces références populaires, la tendresse qui s'en dégage... Cette manière de si bien dire la vie d'une femme que l'auteur raconte qu'une de ses lectrices lui a écrit : "madame, j'ai beaucoup aimé votre livre mais pourquoi avoir pris un pseudonyme masculin ?" (!)

 

Plus j'en parle et plus je me dis que j'ai énormément aimé ce livre... et pourtant, j'ai un regret. Je ne peux pas trop en dire... mais j'aurais aimé une autre fin. Même un peu plus guimauve parce que comme le dit Jo : "c'est un peu guimauve mais la guimauve, des fois, c'est drôlement bon".

 

Rien à dire sur l'interprétation d'Odile Cohen à part qu'elle est parfaite, sonne toujours juste. De toutes façons, c'est simple, c'est Jo qu'on entend ! Et le livre audio a un bonus : l'interview de l'auteur, vraiment intéressante.

 

Un très très joli livre donc... avec une fin pas assez guimauve pour mes envies du moment mais honnêtement, une fin très bien trouvée. Je crois qu'il va encore plaire à beaucoup beaucoup de monde !

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