20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 18:30

Je ne suis pas une grande lectrice de BD (vous l'avez sans doute remarqué) mais j'aime bien la BD reportage. En général, ce sont de très gros volumes, c'est peut-être ce qui me plait, ou alors cette manière d'aborder différemment le documentaire, à la fois accessible et riche de contenu.

De temps en temps, une BD croise ainsi ma route, ou l'inverse, et ça a été le cas des Ignorants d'Etienne Davodeau.

Les ignorants - Etienne Davodeau

Oh, j'en avais entendu parler, à sa sortie, et j'avais beaucoup aimé le sujet : un auteur de BD et un vigneron qui travaillent ensemble, l'un découvrant la vigne et l'autre la bande-dessinée. Je m'étais même dit que ce serait le cadeau idéal pour mon mari - et puis, je ne l'avais pas noté, le temps a passé et je n'y ai plus pensé (honte à moi, d'ailleurs, pour le cadeau).

L'occasion s'est présentée quand un exemplaire est arrivé à la bibliothèque. En plus, j'ai eu de bons échos. Je l'ai donc tout de suite pris pour mon mari (quand même, il fallait bien que je me rattrape, même si lui n'en savait rien !) et puis, bien sûr, puisqu'elle était là, je l'ai lue. ;)

J'ai beaucoup aimé. D'abord, le dessin : je ne sais pas comment fait Etienne Davodeau pour retranscrire comme ça, juste avec du noir et blanc, la douceur d'un pique-nique sous l'ombrage des arbres...

Les ignorants - Etienne Davodeau

On est plongé dans cette campagne, ces vignes, qu'on arpente à travers les saisons aux côtés de Richard. Un sacré personnage, Richard, et sa découverte de la BD est souvent assez savoureuse.

Mon moment préféré, je crois, c'est Richard à l'expo Moebius ("un des plus grands auteurs français contemporains" l'a averti Etienne).

Les ignorants - Etienne Davodeau

Rassurez-moi, vous aussi, ça vous fait ça, des fois ?

Ce n'est qu'une anecdote, ceci-dit, parce que Richard va aussi découvrir de vrais coups de cœur, échanger avec des auteurs, rencontrer les éditeurs... tout en étant voué à devenir un personnage de BD, finalement. Et les échanges entre auteurs, on y assiste avec lui en ayant l'impression de découvrir un peu des coulisses.

Mais ce qui ressort surtout, c'est le travail de la vigne, le souci du sol, de la terre, la rencontre avec d'autres vignerons d'une génération qui essaie d'inventer des manières plus authentiques de faire du vin.

Un apprentissage pas toujours simple et qu'Etienne Davodeau rend tellement vivant.

Les ignorants - Etienne Davodeau
Les ignorants - Etienne Davodeau

Avec lui, on apprend une foule de choses, et on mesure à quel point le travail agricole (une expression que j'emploie faute de mieux) requiert de savoirs, scientifiques, empiriques, et évolue au fil des expérimentations et aussi de choix, d'orientations - la recherche de vins moins calibrés, qui "lui parlent" plus. C'est ainsi que souvent, le travail du vin rejoint celui de la BD, et qu'artisan et artiste ne sont pas si loin l'un de l'autre.

Bon, tout à l'heure, je le rends à la bibliothèque et je le mets bien en évidence, celui-ci, qu'il continue son tour chez d'autres lecteurs. D'ailleurs, j'ai une petite pensée pour celui qui a dû le lire avant moi en plein petit déjeuner, en laissant quelques miettes entre les pages - mince, je suis pas la seule à lire avec mon petit déj à côté ?

 

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 07:27

Je suis une grande fan de marinière. Les rayures, l'encolure bateau, le bord de mer, la plage... euh... je m'égare un peu, je crois. Bref, je suis une grande fan de marinière et à l'approche de l'été, j'avais une furieuse envie de tricoter une marinière.

Ça tombait bien : ma mistinguette avait besoin d'un petit pull pour remplacer son Néréa. Bien sûr, nous avons choisi ensemble. Pour le modèle, à nouveau un modèle de Kids Tricot mais pas le même. Pour la couleur, à nouveau sa couleur préférée mais pas la même non plus.

Au final, une nouvelle marinière qui a à la fois quelque chose de l'ancienne et pas du tout... Une marinière sans rayures mais avec un "point de vague."

Tricot : Nalu, la marinière
Tricot : Nalu, la marinière
Tricot : Nalu, la marinière
Tricot : Nalu, la marinière
Tricot : Nalu, la marinière

Petite encolure bateau, petites manches raglan (trois quart), point de vague qui évoque les fameuses rayures : on retrouve bien les détails de la marinière mais "revisités" (pour utiliser un terme à la mode), avec une petite touche d'originalité que j'adore.

Avec une encore et des bordures au point mousse (je ne peux pas résister au point mousse !).

Nalu se tricote du col vers le bas ce qui permet tous les essayages et les ajustements. Muriela propose une version garçon (manches longues, longueur pull) et une version fille (manches trois quarts, longueur tunique avec une petite cordelette) ; avec la miss, on est parti sur un mix des deux, en réglant les longueurs directement sur la future propriétaire. Elle qui porte du 12 ans en haut et du 10 ans en bas, c'était pas du luxe de vérifier !

Tricot : Nalu, la marinière
Tricot : Nalu, la marinière
Tricot : Nalu, la marinière

(elle le porte avec un short Deauville (agrandi en 10 ans) cousu l'an dernier et jamais montré ici)

Côté laine, je voulais quelque chose de plus estival que la laine et en même temps, j'avais peur que le poids du coton ne donne un pull très lourd qui se déformerait sous son poids. Nous sommes donc parties sur un mélange de laine et de bambou, la laine Bamboulène de Cheval Blanc. Je l'ai commandée sur le site Sperenza - pour les Drômoises, il y a plein de choix sur le site, la livraison est gratuite et rapide au magasin de Bourg-Les-Valence et ils sont très serviables si on les appelle. J'ai eu besoin de plus de pelotes qu'indiqué dans le modèle, j'ai appelé, ils m'ont mis de côté deux pelotes du même bain en me disant que je peux leur renvoyer celle en trop ensuite. Au final, j'ai eu besoin d'une pelote de plus (plus qu'à repasser au magasin, la tentation va être forte, là-bas...). Pourquoi ? Mystère... je tombais juste pour l'échantillon en tricotant en 4.

A part cette panne de pelote vite résolue, le modèle a été un plaisir à tricoter. Le point se mémorise facilement et il donne l'impression d'avancer, c'est toujours plus motivant d'avoir un petit quelque chose à suivre (les km de jersey, c'est plus facile mais ça paraît toujours plus long !). Par contre, devant la télé, c'est un peu piège parce que j'ai dû détricoter deux fois. :P

La laine est toute douce et agréable à tricoter mais... mais... j'ai eu un nœud à chaque pelote. Et qui dit nœud dit changement de fil (pas question de le retrouver dans le tricot, je fais comme ma copine Tica maintenant) donc fils à rentrer... En même temps, ça reste de la laine bon marché alors ce n'est pas vraiment une surprise non plus...

Tricot : Nalu, la marinière
Tricot : Nalu, la marinière
Tricot : Nalu, la marinière
Tricot : Nalu, la marinière

Au final, ma miss est ravie et a tenu à partir à l'école avec son pull malgré les températures caniculaires qui s'annoncent ("pas grave, je le mettrai dans mon cartable"). Le pull a donc été fini hier soir et photographié ce matin avant le départ pour l'école, du jamais vu ici, je crois.

Et vous avez vu comme la marinière va bien avec le pendentif préhistorique ? Et ça compte parce que le pendentif préhistorique, c'est la grande classe et je ne sais pas ce qu'en dit Cristina Cordula mais moi, je trouve que c'est un indispensable de la garde-robe ! (d'ailleurs ma miss m'a promis de me le prêter de temps en temps ;) ).

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 10:47

Je viens de finir Les mille talents d'Euridice Gusmão : c'est drôle, c'est triste, c'est émouvant, la fin pourrait être ratée et en fait non, ça parle du Brésil dans les années 60 et ça parle de toujours et de partout... Vous l'avez deviné, c'est un gros coup de cœur.

Les mille talents d'Euridice Gusmão - Martha Batalha

J'ai d'abord aimé la couverture. Eh oui, je suis le genre de fille qui choisit les livres à leur couverture et celle-là m'a attirée tout de suite. Je me souvenais en avoir entendu parler, de ce livre, en bien, mais sans plus. Et comme j'hésitais, la bibliothécaire de permanence ce jour-là a su trouver les mots pour me convaincre : je le lirais vite, ce n'était pas grave si j'avais déjà emprunté un autre livre et puis, en plus, la couverture était assortie à mon bracelet, c'était un signe (!).

Je suis donc rentrée à la maison avec ce livre dans les mains, en expliquant à ma miss qui marchait à côté de moi que "c'était un livre sur une femme au foyer qui voulait faire autre chose dans sa vie", ce qui était à peu de chose près ce que j'avais retenu de ce que j'avais lu sur le net.

Les mille talents d'Euridice Gusmão - Martha Batalha

J'ai commencé à le lire le soir-même (en mettant de côté tous les livres que j'avais prévu de lire avant et ceux en cours) et c'est la langue qui m'a plu. On pourrait dire le style, n'ayons pas peur des grands mots ! Une langue merveilleusement traduite, forcément, parce que sinon la magie n'opérerait pas et que le style d'un livre traduit, c'est quand même le mélange de celui de l'auteur et de celui du traducteur.

Ce qui ressortait tout de suite, c'était l'humour. Un humour particulier, spirituel, un peu second degré, qui m'a parlé tout de suite. A tel point que je suis allée en lire un petit bout à mon mari qui s'affairait dans la pièce d'à côté, juste pour partager. Puis que j'en ai lu un bout à une lectrice de la bibliothèque (alors que je n'avais pas encore fini le livre). Alors, forcément, il faut que je partage aussi ici.

"Zélia collectionnait les frustrations, la plus grande étant de ne pas être le Saint Esprit, qui voyait et savait tout. En vérité, elle était plus proche du Grand Méchant Loup que du Saint Esprit, parce qu'elle avait de grands yeux pour mieux voir, de grandes oreilles pour entendre et une très grande bouche qui dispensait aux voisines les principales nouvelles du quartier. Zélia avait également un cou de tortue, qui semblait s'allonger chaque fois qu'elle voyait passer devant chez elle une personne qui l'intéressait. Cette femme était plus curieuse qu'un ornithorynque, et si elle ne soulevait pas l'indignation de toute sa rue, c'était simplement parce que Zélia n'était qu'une commère parmi tant d'autres vivant à cette époque à cet endroit."

Un petit bijou de paragraphe qui vous laisse deviner les autres (et que je préfère de beaucoup à l'extrait choisi pour la quatrième de couverture... mais c'est une question de goût !).

Petit à petit, j'ai découvert l'histoire, qui était effectivement celle d'une femme au foyer à qui cette vie ne suffit pas... mais ce serait vraiment une très mauvaise manière de résumer ce livre. Un autre petit extrait, pour situer le personnage.

"Parce que figurez-vous qu'Euridice était une femme brillante. Si on lui avait donné des calculs compliqués, elle aurait conçu des ponts. Si on lui avait donné un laboratoire, elle aurait créé des vaccins.Si on lui avait donné des pages blanches, elle aurait écrit des classiques. Mais on lui donnait des culottes sales, qu'elle lavait aussi vite que bien, avant de s'asseoir sur le sofa, de regarder ses ongles et de se demander à quoi elle aurait bien pu penser."

Donc, Euridice est une femme au foyer. Une femme qui "sait qu'on ne vaut pas grand chose quand on dit au jeune homme chargé du recensement d'écrire dans le champ "Profession" les mots "Femme au Foyer"." (promis, là, j'arrête les citations). Et son ou plutôt ses talents vont s'exprimer tout de même. Mais ce n'est pas le roman un peu convenu de la revanche d'une femme au foyer sur la vie. Juste l'histoire d'une femme à l'étroit dans sa vie. Et aussi d'autres femmes : sa sœur, sa mère, sa voisine - et d'autres hommes (mari, commerçant du quartier, étudiant, pharmacien), tout un petit monde qui essaie tant bien que mal de vivre leur vie. Des histoires qui touchent, qui font réfléchir, et dont ne sont pas absents les sujets plus graves parce que la vie, là-bas, est aussi comme ça.

Les mille talents d'Euridice Gusmão - Martha Batalha

On passe d'un personnage à l'autre, d'une histoire à l'autre, pour revenir au personnage principal sans jamais être perdu, et les destins de ces femmes du Brésil des années 60 nous interrogent et nous font réfléchir, nous aussi, aujourd'hui.

Tout au long de ma lecture, j'ai eu un doute, pourtant : est-ce que ça n'allait pas se finir un peu en queue de poisson ? Ou alors de manière moralisatrice ? Ou dans la facilité ?

Et pas du tout. La déception que je craignais n'est pas venue : la fin est très réussie. Et la note de l'auteur, qui suit, aussi. En fait, j'ai adoré la fin - et c'est très dur de ne pas en parler... mais motus, pas question de vous gâcher le plaisir de la découverte.

Bref, coup de cœur du début à la fin. Comme quoi, quand on dit qu'il ne faut pas juger les livres à leur couverture...

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 16:53

Kerstin Gier dédie son livre "à toutes les filles qui ont le cœur en pâte d'amande", qu'elles aient 14 ou 41 ans. Je suis plus près de 41 que de 14 ans mais j'avoue tout : moi aussi, j'ai un cœur en pâte d'amandes. J'ai dévoré sa trilogie avec autant de plaisir que ma grande de 12 ans (et avec un peu de compassion, parce que elle, elle a dû attendre des semaines entre chaque tome... la pauvre, si j'avais su !).

Rouge Rubis, Bleu Saphir et Vert Emeraude - Kerstin Gier

Dans la famille de Gwendolyn, c'est sa cousine, Charlotte, qui est spéciale. Elle est porteuse du gène du voyage dans le temps et sa mère attend avec impatience qu'elle ressente les vertiges annonciateurs de son premier saut dans le passé. Depuis toujours, Charlotte est préparée à ce destin extraordinaire : cours d'histoire, d'équitation, de danse, initiation aux "mystères". Gwendolyn a bien un pouvoir, elle aussi, mais personne ne le prend vraiment au sérieux : elle voit des personnes invisibles, les esprits de personnes décédées depuis des années, comme James, le sympathique jeune homme qui se promène dans les couloirs de son lycée.

Bien sûr, ce n'est pas Charlotte la porteuse du gène, mais bien Gwendolyn, la lycéenne "ordinaire". Elle va devoir apprendre en quelques jours ce qu'on a enseigné à sa cousine depuis toujours, intégrer la confrérie des Veilleurs, qui accompagne les voyageurs dans le temps depuis des siècles au service d'une mission mystérieuse, démêler les secrets de sa famille et découvrir si elle peut faire confiance à Gidéon, l'autre voyageur dans le temps, âgé d'à peine deux ans de plus qu'elle et qui n'est pas du tout, mais alors pas du tout son genre...

Rouge Rubis, Bleu Saphir et Vert Emeraude - Kerstin Gier

On a tous les ingrédients d'une certaine littérature ado : la lycéenne ordinaire qui prend conscience peu à peu de ses pouvoirs, la bonne copine qui partage tous ses secrets et l'aide dans sa quête, les rebondissements, l'humour, la touche de fantastique, l'histoire d'amour... mais qu'est-ce que c'est bien fait ! Les pages se tournent toutes seules et on prend un réel plaisir à se faire embarquer, à rire, s'émouvoir, et à redécouvrir son propre petit cœur en pâte d'amande, donc.

Moi qui ai tellement envie ces derniers temps de légèreté et d'histoires qui finissent bien, je n'ai pas boudé mon plaisir et j'ai été heureuse de partager cette lecture avec ma grande. D'ailleurs, je sais que je ne suis pas la seule parce que la libraire qui nous a vendu le tome 2 nous a aussi avoué avoir adoré les trois tomes !

Rouge Rubis, Bleu Saphir et Vert Emeraude - Kerstin Gier

(Petit bémol sur la couverture du tome 3 qui ne reflète absolument pas, je trouve, l'ambiance du livre... ils ont bien fait de prendre les affiches des films pour les deux premiers !)

C'est une règle quasi universelle, pourtant : je déteste les histoires de voyage dans le temps. Trop de paradoxes temporels, d'incohérences... il n'y a guère que dans Harry Potter que j'ai trouvé l'intrigue autour du voyage dans le temps bien construite ! Ici, j'ai trouvé que c'était très intelligemment utilisé, avec des incidents qui donnent des indices sur la suite du livre et qu'on attend pour "boucler la boucle" de l'intrigue.

Et j'ai beaucoup apprécié que l'étrange don de Gwendolyn, qui parle aux esprits ou aux gargouilles, soit traité sur le mode de l'humour, avec gargouille un peu trop collante qui cherche un ami ou fantôme qui donne des conseils de savoir vivre pour le 19ème siècle.

D'ailleurs, l'humour et une certaine légèreté de ton sont sans doute les ingrédients qui donnent toute leur saveur à ces romans et lui ont permis de tant m'accrocher - je ne me prononcerais pas pour ma miss, il faudrait lui demander. ;)

Rouge Rubis, Bleu Saphir et Vert Emeraude - Kerstin Gier

Alors bien sûr, j'avais deviné l'une des révélations finales du tome 3... au milieu du tome 1 ? Mais après tout, quelle importance ? Ici, on est clairement dans la lecture plaisir, celle où on se laisse raconter une histoire et qui nous emporte ailleurs. Et ça fait tellement du bien, parfois...

D'ailleurs, vous auriez d'autres titres à me conseiller, en ado ?

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 07:43

Vous voulez voir mon lopi de l'hiver ? Enfin, celui de ma grande ?

Tricot : Verur

Sans avoir rien prémédité, je me rends compte que je tricote un lopi chaque hiver. C'est que c'est tellement agréable, ces motifs qui apparaissent sous les doigts, les couleurs lumineuses de la laine, ça a un petit côté magique... et puis, le lopapeysa, c'est l'élément indispensable (incontournable !) de la garde-robe de mes loulous - normalement, c'est un modèle Olga en gris (sa maman doit être légèrement obsessionnelle) mais comme elle en porte depuis ses 7 ans... il était temps de changer !

Là, le côté magique a joué en plein : nous avons choisi le modèle Verur avec ma grande (en même temps, c'était le seul qui existait en 14 ans en Lett-Lopi dans le livre Knitting with icelandic wool), puis nous avons choisi les couleurs... et le modèle s'est métamorphosé.

Tricot : Verur
Tricot : Verur

Méconnaissable ! Avec un petit côté berlingot que j'adore... Surtout que le motif se retrouve aussi en bas des manches et du corps.

Tricot : Verur

Comme pour le lopi de son papa l'an dernier, je l'ai tricoté en top-down (du col vers le bas) pour pouvoir le lui faire essayer au fur et à mesure. Une méthode qui n'est pas parfaite mais qui permet de se rassurer un peu au fil du tricot. Et heureusement qu'il y a eu ces essayages, parce que le pull aurait été beauuuuucoup trop long sinon (en gros, ça lui serait arrivé au genou).

Là, à l'usage (je l'ai fini en mars donc elle l'a déjà pas mal porté), il est un peu grand mais je me dis qu'il lui ira longtemps, comme ça !

Tricot : Verur
Tricot : Verur

J'ai un peu changé de manière de faire pour le steek et les bordures en crochet et je suis super contente du résultat : je n'ai jamais aussi bien réussi un steek !

Tricot : Verur

(elle est contente aussi mais je ne sais pas si c'est lié au steek ? :P )

A l'occasion, j'ai aussi découvert que depuis bientôt 11 ans que je fais du tricot, j'ai toujours mal cousu mes fermetures éclair... vous le saviez, vous, qu'il fallait coudre jusqu'en bas, en piquant à travers la partie toute dure en plastique ? J'ai réparé ça et je ne sais pas si la fermeture coulissera mieux mais disons que j'ai toutes les chances de mon côté, comme ça (j'ai aussi découvert qu'il y avait une sécurité à l'intérieur de la fermeture éclair... ma mercière m'étonnera toujours).

La miss est équipée pour toutes les occasions maintenant, surtout les "camping trips in the summer and school day in the winter" d'après ce qui est marqué sur le modèle. Et je confirme, ma miss a déjà validé les deux avec son week-end campé d'avril !).

Maintenant, la question qui demeure... jusqu'à quel âge le lopi est-il "ado-compatible" ?

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 11:56

Ce roman, j'en ai entendu parler par deux amies différentes en l'espace d'une semaine. Puis je l'ai vu à la bibliothèque : c'était un signe. Je suis repartie avec, bien au chaud dans mon sac des vacances.

Et je danse aussi - Anne-Laure Bondoux, Jean-Claude Mourlevat

... et je n'ai pas été déçue. A peine commencé, je l'ai lu d'une traite, et c'était même compliqué d'interrompre la lecture. Il faut dire que la forme s'y prête, aussi : un échange de mail entre les personnages (ça se dit, "épistolaire", pour des mails ?), qui donne envie d'en lire "juste encore un" avant de fermer le livre... La lecture est passée comme un éclair, et commencé un soir, il était fini dès le lendemain.

Et je danse aussi - Anne-Laure Bondoux, Jean-Claude Mourlevat

(la photo, c'est pour vous donner une petite idée de "l'environnement de lecture" ;) )

Tout commence par un mail, donc : Pierre-Marie Sotto, écrivain à succès, répond à Adeline Parmelan qu'il ne connaît pas et qui lui a envoyé une enveloppe par la poste. Une grosse enveloppe, sûrement un manuscrit, et il refuse de lire les manuscrits. Son mail est formel, poli mais un peu froid peut-être. Adeline répond, surprise : ce n'est pas un manuscrit, elle insiste un peu, elle n'est pas une lectrice comme les autres. Mais rien à faire, Pierre-Marie ne veut pas ouvrir l'enveloppe et n'a pas très envie d'engager une correspondance avec une lectrice qu'il ne connaît pas...

Au fil des mails, Pierre-Marie et Adeline vont apprendre à se connaître - et le lecteur fait leur connaissance au même rythme, par petits bouts, appréciant lui aussi l'humour de l'une, les réflexions de l'autre, et se demandant ce que peut bien contenir cette fameuse enveloppe à l'origine de tout, qui attend en bas d'une étagère. Et il tombe sous le charme de ce gros livre, distrayant sans être trop léger, souvent drôle et parfois émouvant, comme Adeline et Pierre-Marie... Comme la vie, en fait.

Pour la petite histoire, le livre est né un peu comme la rencontre de Pierre-Marie et Adeline : un jour (un 24 février 2013), Jean-Claude Mourlevat a envoyé un mail à Anne-Laure Bondoux, qui lui a répondu... Au fil des messages, ces échanges improvisés ont pris forme et un roman est né. Cette petite histoire suffit pour donner envie de le découvrir, vous ne trouvez pas ? Et puis, Mourlevat est un écrivain que j'adore. Et puis, Pierre-Marie Sotto habite dans la Drôme. Et puis, la couverture fait envie. Et puis... faut-il vraiment donner d'autres raisons? Vous l'avez compris, c'est un coup de cœur ! ;)

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 18:32

Suite du billet d'hier. Grâce à un petit bonhomme plein de bonne volonté, voici le gilet porté, et sous tous les angles !

Lucky (again) porté
Lucky (again) porté
Lucky (again) porté
Lucky (again) porté
Lucky (again) porté
Lucky (again) porté

(Les boucles sont un peu longues, une petite coupe de printemps s'impose.) :P

Les mains dans les poches, c'est la grande classe, quand même !

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 18:15

Grosses torsades, laine bien chaude... On a dit que c'était encore l'hiver, n'est-ce pas ? Pour la garde-robe automne hiver de mon petit loulou, j'ai eu envie de "rejouer mes plus grands succès" et j'ai ressorti mes patrons préférés.

Parmi lesquels... Lucky (you).

Lucky (again)
Lucky (again)

Même modèle, même laine qu'il y a deux ans... j'aurais pu trouver les mêmes boutons, je les aurais repris ! Mais ceux-ci, choisis par le loulou en personne, sont du meilleur effet je trouve.

Même petit col, mêmes poches cachées dans les torsades, même raffinement des détails comme les torsades ou le raglan qui rejoignent les côtes du bas ou du col... tout pareil, mais en 8 ans.

Lucky (again)
Lucky (again)
Lucky (again)

A l'essayage, les manches sont un peu longues (on fait un revers, comme sur le modèle) et il y a juste assez d'espace pour pouvoir grandir dedans.

Et forcément, mon petit loulou est craquant dedans (mais avec un petit homme aussi craquant au naturel, ce n'est pas étonnant !). Par contre, pour les photos du gilet porté... on verra si monsieur est d'humeur demain (sans garantie). Sinon, il faudra me croire sur parole ! :P

Lucky (again)

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 18:32

Au soleil, il fait doux, les premiers bourgeons pointent le bout de leur nez et les enfants jouent dehors en montant dans les arbres... mais c'est décidé, je décrète que c'est encore l'hiver ! Parce que j'ai encore des petites (ou moins petites) choses d'hiver à vous montrer, moi...

Un peu d'imagination : on dirait qu'on serait encore mi-janvier, qu'il y aurait de la neige dans le jardin et que j'aurais fini des petites choses douillettes pour les mains de ma miss...

Cosy mitaines
Cosy mitaines
Cosy mitaines
Cosy mitaines
Cosy mitaines
Cosy mitaines
Cosy mitaines

D'ailleurs, vous avez vu : on est sur la banquise, il y a des phoques, des igloos et des pingouins. ;)

(en vrai, c'est trop dur d'être fille de bibliothécaire : le mercredi, on teste les jeux de la ludo-malle pour l'animation jeux)

 

Cosy mitaines

Ces petites choses tellement confortable, ce sont les mitaines Cosy de Nadia Crétin-Léchenne. Elles se tricotent vite, pas besoin de trop de laine, un point dentelle très simple et facile à mémoriser. Et surtout : elles peuvent plaire à une collégienne ! Pas seulement ma miss de 6ème mais aussi sa copine de 4ème... Validation suprême et petit plaisir de maman quand ma grande m'a raconté "ma copine voulait savoir où je les avais achetées, je lui ai dit qu'elle pouvait pas acheter les mêmes parce que c'est ma mère qui les a faites".

Ça y est, j'ai l'impression d'être une star...

Cosy mitaines

Le deal, c'était qu'elles soient assorties au bonnet et à l'écharpe du voleur de magie - au collège, c'est plus le snood qui est tendance mais on a convenu que ce serait pour l'année prochaine. D'ailleurs, vous auriez un modèle à me conseiller ?

Cosy mitaines

Ces mitaines n'ont pas quitté ma miss pendant quelques semaines... jusqu'à ce que le temps se radoucisse mais chut ! on a dit que c'était l'hiver, encore, n'est-ce pas ? ;)

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 13:05

On découvre son visage sur la couverture : la photo en noir et blanc d'une jeune femme, souriante, les cheveux bouclés, de bonnes joues un peu enfantines. Une jeune femme qu'on qualifierait de jolie, sympathique, mais sans doute pas d'exceptionnelle. Et pourtant, cette jeune femme a sauvé deux mille cinq cents enfants du ghetto de Varsovie, dans la Pologne occupée par les allemands. Elle s'appelait Irena Sendlerowa, elle était catholique et n'avait pas de raison particulière de se soucier du sort des juifs. Elle aurait pu attendre la fin de la guerre, en sécurité, et pourtant...

Comment des personnes "ordinaires" décident-elles un jour de s'engager dans une action qui paraît impossible, quels que soient les risques, uniquement parce que cela leur paraît juste ? C'est une question qui m'a toujours fascinée. Alors lorsqu'en décembre dernier, j'ai reçu un mail de LP Conseils me demandant si cela m'intéresserait de recevoir Irena Sendlerowa de Gilbert Sinoué... forcément, c'était oui !

J'ai commencé le livre conquise d'avance, prête à découvrir la vie d'une héroïne et à me replonger dans des événements historiques de la Seconde Guerre Mondiale. Et là, la bonne surprise, c'est qu'en plus de son sujet, Irena Sendlerowa est un vrai bon roman : une intrigue passionnante, de beaux personnages, avec bien sûr au centre Irena, pas du tout figée dans une image de "Juste parmi les nations" poussée par son destin, rien qu'une jeune femme qui ne peut pas abandonner les juifs à leur sort... C'est la force de ce roman, je trouve, de nous la rendre à la fois proche et exemplaire.

Au fil de l'histoire d'Irena, c'est aussi la vie quotidienne à Varsovie pendant l'Occupation qu'on découvre. Les doutes, la difficulté du quotidien, la volonté de survivre. L'impossibilité de croire qu'on puisse décider de faire disparaître le demi-million de personne du ghetto, comme ça, sans aucune raison.

On découvre aussi l'engagement de grandes figures (comme Korczak) ou d'inconnus - parfois, résister, c'est une toute petite action (ne pas remarquer dans la rue un enfant qui réclame sa grand-mère en yiddish, ouvrir sa porte à une femme en uniforme de prisonnier). Ça fait chaud au cœur de penser que ce sont des histoires vraies. Et malgré la gravité du sujet, finalement, ce qui domine, c'est l'espoir.

Une très belle découverte pour commencer cette année, je crois que je vais garder un œil sur les publications des Éditions Don Quichotte. ;)

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