1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 12:33

Il y a un mystère Camilla Läckberg. A chaque fois que je lis un de ses romans, en tout cas les derniers, je me dis que les ficelles sont un peu grosses, qu'elle exagère de nous faire languir des pages et des pages avec des "Patrick écouta le compte-rendu du médecin légiste", "Patrick résuma à Martin", "Martin était stupéfait", etc, pour nous révéler le mystérieux contenu de ce compte-rendu une centaine de pages plus loin... et qu'on ne soit pas (si) surpris que ça.

Pour Le gardien de phare, j'avais deviné la grande révélation choc du livre à quoi... un quart du roman ? Et il y avait (presque) autant d'événements glauques que dans La sirène. Et pourtant... je n'ai qu'une hâte, c'est de retrouver le petit monde de Fjällbacka pour une nouvelle histoire. Et je sais que je ne suis pas la seule (n'est-ce pas, Tica ?).

Alors, pourquoi est-ce que j'y reviens toujours ? Sans doute à cause des personnages auxquels on s'attache, de livre en livre. Et puis à cause de la Suède, Fjällbacka, le dépaysement de s'imaginer sur le port, sur une petite île ou au pied d'une falaise... À cause aussi du va et vient entre passé et présent qu'on retrouve à chaque fois ? Et puis je crois aussi que malgré la noirceur des événements (elle n'y va pas avec le dos de la cuillère, encore une fois), bizarrement, il y a cette ambiance qui ne devient jamais aussi oppressante ou désespérée qu'on pourrait s'y attendre et qui fait qu'on passe un bon moment de lecture... Après, le livre audio contribue sans doute au charme de l'ensemble, je l'ai trouvé très bien interprété encore une fois (en fait, je les ai tous écoutés en livre audio jusqu'à présent).

L'autre effet secondaire notables des romans de Camilla Läckberg, à part l'addication, c'est que ça me donne toujours envie de faire des Kanelbullar - mais ça, mon entourage ne s'en plaint pas ! ;)

Et si on parlait un peu du Gardien de phare, quand même ? D'abord, j'adore la couverture (vraiment), je me ferais presque la même tenue de bain pour l'an prochain. Et puis je l'ai trouvé à la fois moins réussi et plus réussi que d'habitude, tant les fils des histoires parallèles se croisent de manière parfois un peu artificielle mais en même temps en explorant les facettes d'un même thème.

Ici, tandis qu'Erica et sa famille se remettent des événements de la fin du livre précédent, le maire prépare la restauration d'un centre de soins au bord de l'eau en un spa grand luxe. Matts, qui suit la comptabilité, se pose des questions. Il est revenu dans la ville de son enfance il y a quelques mois, on ne sait pas pourquoi. Et son amour de jeunesse vient d'arriver sur Graskar, l'île aux esprits, où se dresse le phare, semblant fuir elle aussi quelque chose... Quand le meurtre arrive, vous êtes piégés et vous savez que vous allez tout lire jusqu'au bout !

En gros : tout le mystère des romans de Camilla Läckberg... (j'ai déjà prévu d'enchaîner sur La faiseuse d'ange !).

Carte postale d'un voyage imaginaire #2 - Fjällbacka (Suède)

Carte postale d'un voyage imaginaire #2 - Fjällbacka (Suède)

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 12:18

Ces dernières semaines, j'ai lu, j'ai cousu, j'ai passé du temps avec les enfants, j'ai tricoté, crocheté, accueilli des enfants à la bibliothèque, choisi des livres, couvert des livres, aidé à faire les devoirs, consolé les petits et gros chagrins, j'ai marché dans la forêt, repris le sport, écrit pour un spectacle de Noël, ... mais je n'ai rien écrit sur le blog.

Octobre est passé, Novembre s'achève... Sans que rien n'ait été décidé, la pause s'est faite, avec ce qui va avec de questionnements et de prise de recul...

Ça existe, le slow blogging ?

Pour être honnête, ça m'a manqué. Mais quelque chose m'empêchait de revenir vers le blog (je veux dire quelque chose d'autre que mon emploi du temps de maman-bibliothécaire débordée) : l'envie de faire autrement, différemment.

J'ai pris le temps de réfléchir à tout ça et je me suis dit que ce serait une bonne idée, en fait, de partager ça avec vous, lecteurs fidèles ou de passage. Parce que je pense que ces questions, d'autres se les posent et un peu de la même manière. Et que j'adorerais avoir votre avis.

Ça existe, le slow blogging ?

J'ai commence ce blog "pour de vrai" en 2010 (après une première tentative en 2009, vite incompatible de la grossesse de mon petit bonhomme). C'était la grande époque des blogs : une sorte d'effervescence, pleine d'envie de partager, de maladresses, d'amateurisme. C'était la grande époque des patrons intemporels de Citronille (rappelez-vous, les couseuses), jamais à la bonne taille, on partageait des infos dans un langage codé du type "en prenant le 8 ans en hauteur et le 4 ans en largeur, j'ai obtenu un 6 ans du commerce que j'ai rallongé de 3 cm." :P Les photos étaient mal cadrées, mal éclairées, et on voyait tout le bazar en arrière plan (planche à repasser, méga installation playmobils et tour de cubes). Enfin, certaines s'en sortaient mieux que d'autres et avaient un appartement à faire pâlir d'envie les magazines de déco... mais globalement, on s'en fichait un peu. On postait des photos sur les blogs collectifs, avec 20 messages par jour, on faisait des défis 13 ou cousette pour petit boy, et c'était un peu le bazar, il faut bien le reconnaître ! On faisait des swaps, aussi, en échangeant des cadeaux avec des inconnus. C'était un peu fou, mais c'était chouette.

Et puis, petit à petit, les choses ont changé.

Ça existe, le slow blogging ?

A force de lire et de partager des conseils, les blogs sont devenus plus "professionnels". Avec de belles photos, retouchées ou recadrées. On a commencé à s'excuser si on photographiait ses cousettes à la lumière électrique, si elles n'étaient pas impeccablement repassées ou si les jouets du petit frère traînaient à l'arrière (bref, si notre maison était une vraie maison). On a complexé sur nos finitions pas super top et nos coutures pas forcément parfaites.

Les blogs ont été envahis de patrons indépendants à la mode, qui venaient de sortir, le temps de découvrir leur existence et on avait trois modes de retard. Et puis les blogs ont été "désertés", ça a été sur Facebook que ça se passait, puis sur Instagram. D'ailleurs, les conseils pour les bloggueuses, c'était d'être présente sur les réseaux sociaux pour rencontrer le succès. Les nouveaux patrons de De rerum natura sont annoncés sur Facebook et pour C'est dimanche, devenu Nun studio, pour s'adapter au monde anglo-saxon, c'est sur Instagram que ça se passe. Pardon pour les non initiés, disons juste que ce qui se passait sur les blogs est allé se passer ailleurs.

Un blog, côté couture ou tricot, c'était un peu has been...

Une sorte de pression s'est installée : il "fallait" lire le maximum de livres et tout chroniquer, coudre des garde-robes home-made complètes à ses trois enfants, tricoter les modèles de la dernière collection de BT à leur sortie, et même plutôt tricoter les modèles avant leur sortie en étant testeuse. J'exagère un peu, mais vous voyez l'idée.

Ça existe, le slow blogging ?

Et moi, dans tout ça ? Je n'ai pas de compte Facebook : pas envie, pas convaincue, j'avais l'impression que les échanges sur Facebook restaient trop en surface, superficiels. Je me souviens avoir revu quelqu'un sur Paris, après mon déménagement (en 2009), qui me disait qu'elle était restée en contact sur Facebook avec une amie commune. Je lui ai demandé comment elle allait et elle m'a répondu "j'en sais rien, mais jeudi dernier, elle avait pas envie d'aller bosser". Ça m'a laissée un peu perplexe...

Et Instagram ? J'y vais, de temps en temps, sans avoir ouvert de compte (ça viendra peut-être ?), via le lien Instagram de mes blogs préférés (ceux où il n'y a presque plus d'articles). Mais bon... je sais pas...

Ça existe, le slow blogging ?

En fait.. j'aime bien les blogs. Instagram, ça doit être très facile à utiliser (je n'ai pas de smartphone alors je ne sais pas... mais j'imagine) mais je me demande : une photo, une phrase, est-ce qu'on peut vraiment dire des choses intéressantes, personnelles ? Personnelles pas dans le sens intime (ce n'est pas l'objet) mais quelque chose qu'on pense vraiment, auquel on a réfléchi, qui vient de soi, pas l'écho des idées qui passent ou juste un "j'adore !" ou un "mon nouveau top préféré va si bien avec mes chaussures". Je dis pas qu'il en faut pas, des échanges comme ça (je vais pas dire le contraire, j'adore Regarder les reines du shopping !) mais bon, prendre le temps de réfléchir à ce qu'on veut partager, et prendre le temps de le partager avec plusieurs paragraphes, je trouve ça bien aussi.

Alors, évidemment, c'est le contraire de tous les conseils qu'on nous donne : faites des articles courts, les internautes ne lisent que les deux premiers paragraphes.

... euh, vous êtes toujours là ou je vous ai perdus en route ?

Ça existe, le slow blogging ?

Donc, je me demandais, ma place au milieu de tout ça ? Moi qui peux écrire des articles longs, dont la maison n'est pas parfaite, qui refuse de mettre le minois de mes enfants (ils font craquer tout le monde mais ça me gêne un peu de les montrer en entier, je me dis que plus tard, ils seront peut-être contents de ne pas avoir fait leurs premiers pas sur le web à leur plus jeune âge ?), qui parle à la fois de livres pour adulte, pour enfant, de couture, de tricot et de crochet ("un sujet, choisissez un sujet, sinon vous allez perdre vos lecteurs, et puis il y aura pas de case correspondante sur hellocoton") et qui ne suis ni sur Facebook, ni sur Instagram ? Je fais quoi ? Je change tout ? Rien ? J'arrête ?

Ça existe, le slow blogging ?

Depuis ses débuts, ce blog ne m'a pas conduit où je l'imaginais au départ. Ce qui veut dire qu'il m'a conduite ailleurs. Il m'a permis de faire de belles rencontres, ce que je n'imaginais pas au départ : j'ai appris à crocheter avec Marie, qui a créé de beaux modèles de crochet depuis. J'ai été contactée par Nancy Guilbert qui m'a fait découvrir ses livres si pleins de sensibilité. J'ai participé aux défis lecteurs de Sophie Hérisson (et grâce à elle, la rentrée littéraire est devenue un véritable événement de mon année, même quand je ne m'inscris pas à ses défis !). J'ai contacté une créatrice de patrons de tricot israélienne (via son blog en hébreu !) pour traduire son patron et le mettre sur le blog. J'ai échangé avec des lectrices fidèles qui savent même lire entre les lignes quand ça ne va pas (merci ♥). J'ai eu le bonheur d'être sélectionnée sur Abracadacraft et sur Ravelry (j'suis fière). Et tant d'autres choses que je ne raconte pas ici...

Si je réfléchis à mes motivations pour ce blog, en prenant du recul, j'en vois deux. La première, c'est PARTAGER. Partager des coups de cœur lecture, des astuces ou des infos tricot... j'adore quand on me pose des questions et que je peux renseigner, quel que soit le sujet. La seconde, même si ça peut paraître présomptueux, c'est de CRÉER. Créer quelque chose de beau, qui me plaise, le même plaisir de créer que celui du tricot ou de la couture, en fait.

Et puis si, il y en a une troisième, c'est de continuer ces RENCONTRES faites au détour d'un article, d'un commentaire...

 

Ça existe, le slow blogging ?

Et pour la suite, ce sera comment ? Continuer de faire un blog, de prendre le temps d'écrire des articles, de montrer les choses plus tard, trop tard, de ne pas tout montrer - faire moins pour peut-être davantage approfondir les choses.

Prendre le temps de ne pas tout partager, juste mes livres préférés peut-être, de ne pas parler de tout ce que j'ai aimé non plus ou que j'ai envie de montrer (parce que sinon, je m'en sortirais pas !).

Dans ce monde des blogs et des réseaux sociaux où tout va si vite, il y a peut-être encore moyen de faire les choses sur un autre rythme ? Un peu à la manière de ces mouvements "slow" qui fleurissent un peu partout. D'ailleurs, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais quand c'est "slow", souvent, c'est pas forcément lent, c'est plutôt faire les choses à leur rythme. Enfin, j'ai l'impression.

Prendre le temps, et puis faire un peu différemment, tenter des choses, chercher la manière dont j'ai envie de partager ce que j'ai envie de partager. Quelque chose qui est en amorce dans les derniers articles, en fait.

Ça existe, le slow blogging ?

Un petit mot sur les photos, pour finir. J'ai pris celles-ci il y a quelques semaines, au détour de mon jardin. Des toutes petites choses qui montrent leur beauté quand on s'arrête pour les regarder. Du buis qui revient à la vie après avoir été dévasté par la pyrale du buis, qui n'avait laissé presque que le bois. Une plante rapportée par ma miss Ju en bus, il y a deux ans, "parce qu'il fallait la sauver" d'avoir été désherbée du potager de l'école - elle a été mise dans un pot par des petites mains, oubliée dans un coin et ça ne lui a pas trop mal réussi.

Et pour le slow blogging... j'imagine que si je cherche sur Google, je vais me rendre compte qu'il y a 10000 blogs qui ont lancé le concept depuis au moins trois ans (comme pour tout). Mais j'ai préféré ne pas chercher. Parce que j'avais envie de parler de ça, à ma manière. Tout comme j'ai envie de savoir ce que vous, vous en pensez. Je ne suis sans doute pas la seule à me poser ces questions ? à avoir envie d'autre chose ?

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 07:25

Et si on disait que cet été, j'avais fait un grand voyage dans une petite île du bout du monde, au large de l’Écosse ? Que j'avais vu des ciels immenses, aux nuages changeants, plus grands que la terre, des plages turquoises qui deviennent grises, puis noires, avec des vagues qui vont se briser à dix mètres en fracassant des embruns sur la côte ? Des falaises, des blackhouses, presque pas d'arbres, un tout petit monde d'insulaires qui se parlent en gaélique et s'appellent par leur surnom, parce qu'il y a tellement peu de noms différents, sur l'île...

Un voyage sur l'île de Lewis d'un peu plus de mille pages...

La trilogie écossaise

En vrai, je suis partie deux semaines, et pas si loin, mais avec un énorme livre dans mon sac !

Cet énorme livre, ce sont trois romans policiers : L'île des chasseurs d'oiseaux, L'homme de Lewis et Le braconnier du lac perdu. Trois romans qui se passent dans un cadre très particulier : l'île de Lewis "au delà de laquelle on ne peut aller en Europe plus à l'Ouest ou plus au Nord" (l'auteur a oublié l'Islande à l'Ouest mais c'est vrai que c'est loin alors je lui pardonne !).

Tout commence par un meurtre (bien sûr). Parce qu'il ressemble à celui d'un tueur en série d’Édimbourg, l'inspecteur Fin Macleod est rappelé sur l'île - depuis qu'il l'a quittée pour aller à l'université à Glasgow, il a toujours refusé d'y retourner, y laissant son passé, ses amis et tout ce qui rend la vie là-bas si spéciale. C'est à son passé qu'il va être confronté, bien plus qu'à cette affaire de meurtre...

Voilà un roman policier peu ordinaire, qui prend son temps et semble oublier l'enquête. Ici, ce qui compte, c'est cette confrontation au passé, les secrets de famille, les retrouvailles avec un amour d'enfance perdu... On se demande parfois si Peter May n'a pas oublié qu'il écrit un roman policier, s'attachant aux pas de Fin, nous entraînant dans les pubs, sur le port, dans les petites fermes et dans ces paysages incroyables... mais bien sûr, à la fin, tout s'éclaire et les pièces du puzzle s'assemblent de manière inattendue.

L'autre point fort du livre et des suivants, c'est cette manière de dépeindre les paysages en deux phrases, de nous faire découvrir des traditions méconnues, de nous plonger dans ce petit monde où tout le monde se connaît et où on se parle une langue qui crée tout de suite une connivence. Chacun des trois romans tourne ainsi autour de traditions ou d'histoires locales (un peu moins le troisième, ceci-dit) et alterne flashbacks et narration pour des intrigues où le passé joue toujours un rôle déterminant.

Au fil des pages, on retrouve les personnages, les lieux, si bien qu'on a l'impression d'avoir vraiment vécu sur l'île de Lewis et de reconnaître Ness, Uit, Stornoway... Et qu'on reconnaît plein de choses en cherchant des photos sur le site de l'office de tourisme de Lewis.

Photos trouvées sur le site de l'île de Lewis : http://www.isle-of-lewis.com/
Photos trouvées sur le site de l'île de Lewis : http://www.isle-of-lewis.com/
Photos trouvées sur le site de l'île de Lewis : http://www.isle-of-lewis.com/
Photos trouvées sur le site de l'île de Lewis : http://www.isle-of-lewis.com/
Photos trouvées sur le site de l'île de Lewis : http://www.isle-of-lewis.com/

Photos trouvées sur le site de l'île de Lewis : http://www.isle-of-lewis.com/

Alors voilà, on dirait que j'aurais fait un voyage sur l'île de Lewis cet été...

Carte postale d'un voyage imaginaire #1 - Ness (Lewis, Hébrides)
Carte postale d'un voyage imaginaire #1 - Ness (Lewis, Hébrides)

Carte postale d'un voyage imaginaire #1 - Ness (Lewis, Hébrides)

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 16:14

Atlanta : c'était mon patron coup de cœur dès le début de l'été, dès sa sortie sur le tout nouveau site de Nun Studio. J'ai hésité, je me suis ravisée (mes miss mettent du 12 ans et le patron s'arrête au 10 ans...), re-hésité (et si je l'agrandissais ?), y ai renoncé (ça va être trop difficile), et puis...

Et puis j'ai découvert que les mesures de ma miss Choupinette correspondent à un... 8 ans.

J'ai succombé : je l'imaginais tellement bien dans un joli plumetis blanc. Et c'est ainsi que dans les derniers jours de l'été...

Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta

Sous tous les angles, ce modèle a un charme fou. Et ce plumetis tout léger et aérien lui va si bien...

Côté réalisation, tout est bien expliqué et détaillé (un petit peu moins que sur les premiers patrons C'est dimanche, je trouve, mais je chipote un peu), il faut juste prendre son temps pour couper, piquer, surpiquer et faire de petits points à la main. Et puis bien lire le plan de coupe, pas comme moi (il y en a un par taille et un pour chaque version, tunique ou robe... du coup, ben, j'ai perdu 3 cm sur la longueur voulue... tant pis).

Avec un peu de temps et d'application, les fronces, petits ourlets et manches virevoltantes prennent naissance.

Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta

Ne me demandez pas pourquoi, cette petite robe blanche me rappelle Les malheurs de Sophie et le merveilleux film dont j'ai écouté en boucle la bande originale pendant toute sa confection.

Bien sûr, cette petite robe a été cousue trop tard. Bien sûr, elle n'a pas pu être portée beaucoup... mais avec un peu de chance, l'été prochain ?

Cousette d'été : Atlanta

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 07:32
Une femme simple et honnête

Attention, ne vous fiez pas au titre : ce roman est diabolique. D'ailleurs, ne vous fiez à personne dans cette histoire où aucun personnage n'est vraiment ce qu'il semble être...

Tout commence sur le quai d'une gare, dans une toute petite ville du Wisconsin, à l'automne 1907. Dans le froid qui commence à s'installer, Ralph Truitt attend celle qui doit devenir son épouse et qu'il n'a jamais rencontrée. Il a perdu sa femme et ses enfants il y a longtemps et connu beaucoup de malheurs. Il a décidé de mettre un terme à sa solitude en passant une annonce et une femme lui a répondu, qui s'est présenté comme "une femme simple et honnête" et lui a envoyé sa photo.

A première vue, ça fait un peu L'amour est dans le pré, quelque chose de tout sucre tout miel, un amour qui naît dans un cadre bucolique... Et pourtant, on en est très très très loin. Dans la campagne du Wisconsin, l'hiver et la religion peuvent rendre les gens fous du jour au lendemain - un matin, un mari peut tuer sa femme à la hache et c'est comme ça, ce sont des choses qui arrivent. L'austérité presque monacale des apparences peut cacher les passions les plus charnelles. Les jeunes ingénues sont loin de l'être. Et la ville est tout aussi terrible, avec ses tentations, la débauche et la déchéance...

Quand la femme descend du train, quelque chose déraille : ce n'est pas la femme de la photo. Le lecteur, lui, sait qu'elle a revêtu de nouveaux habits, plus sobres, comme un costume, avant d'arriver en gare. Ralph Truitt, lui, dit juste à Caroline Grant : "tout ce que je sais de vous pour l'instant, c'est que vous êtes une menteuse." A partir de là, les rebondissements vont se succéder, révélant petit à petit les personnages, les conduisant à des actes fous ou inattendus. On sent qu'un drame va se jouer mais il n'arrive jamais par où on le pense. Et tout au long du livre, pour chaque personnage, c'est peut-être toujours la même question qui se pose, celle de la rédemption : est-ce qu'à un moment, on peut se libérer du passé et vivre, enfin, la vie qu'on espère ?

Vous l'avez deviné, j'ai beaucoup aimé ce petit roman, fort et prenant, et je me rends compte que même si je l'ai fini il y a quelques semaines déjà, j'ai encore tous ses personnages bien en tête. Sans doute, c'est un de ces livres qui laissent une trace... et c'est un coup de cœur, clairement. Un grand, grand merci à celle qui me l'a fait découvrir...

Et vous, si vous l'avez lu, ou si vous le lisez, vous me direz ce que vous en avez pensé ?

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 09:11
Super Sourde - Cece Bell

Attention, coup de cœur familial ! Miss Ju (11 ans) l'a lu, en premier. Puis moi. Puis sa sœur (8 ans 1/2). Puis son petit frère (6 ans, il sait déjà lire mais je crois qu'il est tombé dans une BD quand il était petit :P ). Puis leur papa... et on a tous adoré. C'est une histoire vraie. C'est drôle, plein de fantaisie. Ça parle de handicap, mais pas que. Ça parle surtout de l'enfance, et puis de la vie aussi, parce qu'on peut tous s'y reconnaître, je crois.

Allez, je profite des vacances, je me fais aider par mes loustics. Pourquoi c'est bien ? "Parce que ça parle de sourds" (le petit loulou). "Parce qu'on comprend bien ce qu'elle ressent, ce que ça fait d'être sourd" (Choupinette). "Parce que c'est une histoire vraie et que c'est pas souvent qu'on lit des histoires vraies" (le petit loulou). "Il y a des moments drôles" (Choupinette). "En plus, la couverture, elle fait envie" (le petit loulou). "Il y a des moments drôles, et c'est passionnant, et quand tu es plongé dedans, tu peux plus t'arrêter..." (le petit loulou).

"J'aime bien l'histoire parce que la petite fille sourde, elle est pas sourde au début, et puis elle devient sourde et tu vois comment ses amis se comportent et ça montre que être sourd, c'est difficile, mais il faut pas non plus que ceux qui sont autour de toi en fassent trop" (miss Ju).

Super Sourde, donc, c'est une histoire vraie - même si, "en vrai, elle a pas des oreilles de lapin comme ça", comme me l'a fait justement remarquer le petit loulou. C'est Cece Bell qui raconte son histoire, Cece dont on fait la connaissance alors qu'elle est "une petite fille normale". Et puis, elle tombe malade et un jour, à l'hôpital, elle se rend compte que quelque chose est différent. Tout est étonnamment silencieux. Elle est sourde, malentendante plutôt, puisqu'elle pourra entendre (plus ou moins bien) avec un appareil.

L'appareil, l'école, l'apprentissage de la lecture sur les lèvres, la télé... on l'accompagne dans son quotidien, de la maternelle au CM2, avec les joies, les chagrins et les doutes qui sont ceux de tous les enfants : c'est quoi, une véritable amie ? Est-ce qu'on peut m'aimer pour moi-même ? Même si les problèmes d'audition (elle entend ses interlocuteurs mais a du mal à les comprendre, et ne sait pas comment leur expliquer que ça ne sert à rien de monter le son de la télé) rendent forcément les choses plus compliquées.

Pour se donner du courage, parfois, elle imagine ce que ferait super sourde, le petit surnom qu'elle se donne en cachette. Parce qu'elle a découvert le jour de la rentrée que son "super appareil pour l'école", celui qui est tellement laid et qu'elle voudrait cacher, lui permet d'entendre la maîtresse dans toute l'école : personne ne le sait, mais elle a des supers pouvoirs.

Même si rien n'est simple, petit à petit, cette différence, elle va apprendre à l'aimer, pour être capable de dire une fois adulte dans un très beau post-scriptum :

"Quand j'étais petite, ma surdité me définissait. C'était une caractéristique clé, que j'essayais de dissimuler. Aujourd'hui, la surdité n'est plus qu'une petite partie de moi-même, et je ne m'efforce plus de la cacher. (...) Quant à ma différence, elle s'est révélée la meilleure des sources d'énergie. J'ai découvert qu'avec un peu de créativité, et beaucoup de travail, toute différence peut être transformée en une force fantastique : nos différences sont nos super-pouvoirs".

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 06:44

Une petite chose toute fine, toute aérienne, pour accessoiriser l'été - parce que c'est plus décoratif qu'autre chose, dans ce genre de fil, reconnaissons-le !

Un châle d'été
Un châle d'été
Un châle d'été

Il s'agit du châle islandais en pays cathare, d'Hélène Magnússon, un joli modèle présenté comme mixte (j'avoue que j'ai du mal à imaginer mon homme avec un châle en dentelle... dans un autre fil peut-être ? euh... non, en fait).

Ce modèle est très agréable à tricoter, il reprend les mêmes motifs traditionnels islandais que le châle de printemps mais il est plus simple à réaliser, je trouve - je pense qu'il serait très bien pour débuter la dentelle. Autant dire que tout s'est passé sans souci, et l'alternance des motifs le rend même un peu addictif !

Côté fil, vous aurez peut-être reconnu le fil câlin de Fonty (en lin) utilisé pour le gilet Alla ; un fil agréable à tricoter et un peu brillant, il me plait décidément beaucoup... mais comme pour le gilet, il a donné un châle beaucoup plus grand que le laissait prévoir l'échantillon (il faudrait peut-être que le bloque l'échantillon une prochaine fois ? ou alors, je change de fil...).

Un châle d'été
Un châle d'été
Un châle d'été

J'avais prévu de le porter autour du cou, façon chèche, donc je l'enroule... en même temps, depuis qu'il est fini, il fait soit trop chaud, soit trop froid pour le mettre (c'est à dire soit 32°, soit 15°...).

Un châle d'été

Une dernière photo pour vous montrer l'ampleur (impressionnante) du résultat - quand je disais qu'il était plus grand que prévu (!).

Un châle d'été

Un petit mot sur le blocage : pour avoir une jolie forme triangulaire avec des bords bien droits, j'ai suivi le tuto de In the loop qui explique comment faire sans matériel particulier (j'ai utilisé un reste de fil de coton fin, des épingles et l'incontournable matelas du lit de la chambre d'amis) et le résultat est vraiment nickel.

Je crois que j'aime de plus en plus tricoter des châles... d'ailleurs, ça me fait penser : je vous ai pas montré celui de l'an dernier, non ?

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 16:01
La sirène - Camilla Läckberg

La Sirène est le sixième livre mettant en scène Erica Falck, écrivain, et son mari le policier Patrick Hedström. Comme pour les tomes précédents, on alterne flashbacks et moments présents, l'enquête et la vie quotidienne de personnages qui nous sont maintenant familiers. La Sirène, c'est aussi le titre du roman écrit par Christian Thydell, bibliothécaire à Fjällbacka, aperçu dans le tome précédent. Au début du roman, son livre vient de sortir et reçoit un accueil formidable de la presse. Le roman est très noir, Christian réservé sur son passé - il n'a dit à personne qu'il reçoit des lettres de menaces depuis qu'il a commencé à l'écrire, des lettres écrites par une mystérieuse femme...

Bien sûr, le passé, la disparition de Magnus au tout début du livre, les lettres de menace, le roman, tout est lié. Et tout semble tourner autour de elle, la sirène, femme mystérieuse et séduisante revenue du passé...

J'ai trouvé l'intrigue du livre particulièrement bien ficelée - particulièrement noire aussi, ce sont des événements atroces qui remontent du passé... J'ai beaucoup aimé aussi la manière dont Camilla Läckberg joue sur les codes de la sirène (la mer, la beauté fascinante qui ne peut conduire qu'au malheur, l'ambigüité, la noyade...). Par contre... j'ai deviné la fin bien avant qu'elle ne soit révélée - dès que j'ai fait le lien avec celle d'un film qui... Bon, je ne vends pas la mèche mais si vous l'avez lu, je pense que vous voyez à quel film je pense ?

Au départ, j'ai été déstabilisée par la voix du lecteur (j'ai écouté en livre audio), mais c'était simplement parce que ce n'était pas le même interprète que les tomes précédents. Je m'y suis très vite faite et j'ai apprécié sa manière de donner vie aux personnages - et ouf ! les noms propres étaient prononcés comme dans les tomes précédents, j'avais déjà été déstabilisée une fois par les "Molberg" qui devenaient "Melbeurg" et autres variantes de la prononciation suédoise (aucune idée de la vraie prononciation mais au moins, je m'y suis reconnue !).

Des points positifs, des points négatifs... mais beaucoup de noirceur, quand même. Un peu trop, peut-être (l'intrigue policière, c'est une chose, mais j'aime bien quand il y a un peu plus de positif du côté des personnages). Et une fin un peu... très "suite au prochain épisode".

Il y a un petit quelque chose qui m'énerve parfois, j'avoue. Camilla Läckberg n'abuserait-elle pas un peu de son ressort de suspens favori ? Celui qui consiste à dire quelque chose comme "il écouta attentivement le compte-rendu du légiste et raccrocha", puis "il résuma les conclusions du légistes à ses collègues qui l'écoutèrent, atterrés", puis l'un des collègues qui dit "je n'aurais jamais imaginé une chose pareille"... mais le lecteur doit attendre et encore attendre pour savoir de quoi il s'agit... Moi, j'aime bien savoir tout tout de suite et que cela ne prenne sens qu'à la fin - c'est un peu de la triche, là, non ? Mais en fait... je lui pardonne parce que je passe un bon moment de lecture à chaque fois, alors j'écouterai sûrement le tome suivant !

Petit bonus : je vous mets cette vidéo trouvée sur le site d'Actes Sud... qui ne présente pas du tout le livre (comme je le pensais) mais fait un peu plus connaitre son auteur. ;)

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 17:47
Du domaine des Murmures - Carole Martinez

Imaginez... Vous marchez doucement au milieu de vestiges du Moyen Âge et soudain, une voix surgit des pierres, comme un murmure... Esclarmonde, elle qui vécut un destin extraordinaire sans jamais quitter sa cellule, vous entraîne dans ce douzième siècle sauvage et exalté, où la folie de Dieu se mêle à celle des hommes, où les légendes s'ancrent dans la réalité...

Du domaine des murmures est un très joli livre, ciselé, un peu cruel, aux personnages forts, qui nous emmène là où on ne l'attend pas. Là où moi, en tout cas, je ne m'y attendais pas.

Loin de l'image d'une ermite, Esclarmonde est une jeune femme indépendante, qui n'a pas d'autre choix pour s'affirmer et refuser la vie (et le mariage) qu'on lui a choisi que de demander, de manière spectaculaire, à se retirer du monde. On lui construit une chapelle et une petite cellule : elle assiste à ses propres funérailles dans la première avant d'entrer dans la seconde. On mure l'entrée, elle doit y rester jusqu'à sa mort. Il ne devrait plus rien se passer pour elle... et au contraire, ce n'est que le début de son histoire.

La colère de son père, le désespoir de son fiancé qui la regarde vraiment pour la première fois au moment où elle refuse de l'épouser, la ferveur des villageois pour qui elle fait figure de sainte, l'amitié d'autres femmes, atypiques et indépendantes comme elle dans un monde d'homme... sa tombe n'est pas coupée du monde et les joies comme les drames peuvent encore y survenir...

Une très bonne surprise, donc, que ce petit roman, même s'il m'a donné envie de lire quelque chose d'un peu plus léger juste après...

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Published by anne(tte) - dans Mes lectures
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 18:15

Olga et moi, c'est une longue histoire... Je l'ai tricoté en 8 ans, en 1 an, en 6 ans, en 2 ans (toujours en gris). Olga, c'est aussi une rencontre avec Hélène Magnusson pour un cours de tricot, notre merveilleux voyage à cinq en Islande et une illustration publiée dans un beau projet de livre de l'Avent...

C'est dire si j'étais contente de ressortir un de ces gilets pour que mon petit loulou puisse le porter (le 2 ans, ça fait un moment qu'il est trop petit). Et là, vision d'horreur : trois des gilets Olga avaient été oubliés sur un porte-manteau, bien empilés l'un au dessus de l'autre... et des mites s'étaient installées dedans !!! C'est ma première expérience avec des mites depuis tout le temps que je tricote - visiblement, entre de la laine islandaise et la laine synthétique Phildar, elles n'hésitent pas longtemps.

Bref, gilets massacrés... après avoir jeté mes gilets puis tout lavé / passé au congélateur (pour tuer les œufs), il ne restait plus que le premier Olga, celui en 8 ans. J'ai commandé de quoi en faire un nouveau, en 6 ans, pour mon loulou - mêmes couleurs, le même quoi, histoire de consoler mon petit cœur de tricoteuse et mon loulou tout dépité qui voulait "le même tout pareil exactement". J'ai tenté un essayage du 8 ans sur ma miss Choupinette (qui le mettait à la rentrée) : un peu petit. Mais il était parfait pour son frère. J'ai donc changé mon fusil d'épaule, comme on dit : après toutes ces (més)aventures, donc, j'ai pris ma laine et tricoté un gilet Olga... en 12 ans.

Olga forever
Olga forever
Olga forever

On retrouve tous les détails qui me plaisent tant dans ce modèle : le motif jacquard, ton sur ton en bas du gilet et des manches et plus marqué sur les épaules et la capuche ; la capuche ; la bordure crochetée ; le bas des manches et du corps qui roulotte...

Olga forever
Olga forever
Olga forever
Olga forever
Olga forever
Olga forever
Olga forever

Je suis toute fière du grafting du haut de la capuche, il ne se voit presque pas !

Olga forever

Cette fois, je n'ai pas tardé pour faire le steek (pour les curieuses, j'ai parlé de cette technique ), seul l'achat de la fermeture éclair aura retardé les finitions ! Je l'achète toujours une fois que j'ai tout fini, j'ai eu une surprise la seule fois où je l'avais fait avant (j'avais mal mesuré la hauteur, ou alors elle avait changé au moment de la découpe ?).

La fermeture a été cousue pendant une journée d'école, ce qui a permis à ma miss de découvrir son gilet en rentrant...

Olga forever

Il sera parfait pour les soirées fraîches du camp scout (s'il y en a), pour la rentrée et l'hiver prochain - Olga est un modèle qui grandit avec l'enfant, testé et validé quatre fois !

Olga forever

Je l'ai fini il y a quelques semaines déjà mais aujourd'hui, est-ce que ce n'est pas le moment idéal pour le montrer, à quelques minutes du match France-Islande ? :P

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Published by anne(tte) - dans Tricot Islande
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