14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 10:32

C'est l'histoire d'une famille, celle de Danny Wattin. Une famille pas tout à fait comme les autres, il l'explique dès le début du livre : "quand on se passionne pour la généalogie, être le fils et le petit-fils de survivants de la Shoah présente indéniablement des avantages et des inconvénients uniques."

Dans cette famille, on raconte une histoire ; Danny l'a, comme son père avant lui, répétée à ses enfants : avant sa disparation, le grand-père Isakowitz a enterré ses biens les plus précieux sous un arbre de son jardin. C'est alors que Léo, son petit garçon de 9 ans, énonce l'évidence : si la famille possède un trésor, il faut partir à sa recherche.

Et voilà Léo, Danny et son père qui se lancent dans un voyage sur les traces de leur famille, direction Marienwerder, qui fait aujourd'hui partie de la Pologne et porte un nom polonais.

Plus qu'un voyage vers la Pologne, c'est un voyage dans une famille auquel le lecteur est invité. Un famille riche de personnages hauts en couleur, et c'est surtout l'humour qui domine, même si leurs histoires font revivre les drames de la guerre. Je ne sais pas si cet humour est ce qu'on appelle de l'humour juif ; ce qui est sûr, c'est que ce livre m'a fait très souvent rire, m'a émue aussi. Au fil des pages, on s'attache aux personnages de cette histoire "largement autobiographique" dit l'éditeur. Je souhaite à l'auteur que son père soit quand même un peu plus facile à vivre que ça - mais qu'est-ce qu'il m'a fait rire ! Ses remarques à l'emporte-pièce, sa mauvaise foi pour avoir plus de bonbons... Un personnage extraordinairement attachant, et rendu très vivant par l'interprétation de Christophe Bozom - total respect pour lui, d'ailleurs, qui ne recule ni devant la lecture des noms polonais ou hébreux, ni devant les citations en anglais ou en allemand (alors que je ne suis pas sûre qu'il soit germanophone, mais en tout cas j'arrivais à comprendre à peu près ce qu'il disait en allemand avant que la citation ne soit traduite).

Bref, un joli voyage en Pologne et dans la mémoire d'une famille juive, allemande puis suédoise, les liens qui se tissent entre un homme, son fils et son père... Une très belle manière de conclure mes lectures audio de l'été en prolongeant un peu les vacances !

Ce livre est le dernier titre que j'ai reçu dans le cadre du partenariat #LaValiseAudible - un partenariat dont je suis à la fois fière et heureuse, parce que j'apprécie les livres d'Audible depuis des années ! Comme d'habitude, je vous donne mon avis comme si je l'avais acheté - d'ailleurs, j'ai eu la chance de pouvoir choisir mes titres, je ne devrais donc pas trop m'étonner de les avoir tous aimés ! ;)

Partager cet article

Repost 0
7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 08:30

Je l'avais évoqué, voici le doudou de ma grande, celui qu'elle m'avait demandé de lui crocheter en son absence. Bon, pour être tout à fait honnête, cela fait un an qu'elle me le réclame... disons que son départ en camp scout pour deux semaines a été un bon déclencheur (!).

Côté coloris, c'est elle qui a tout choisi, en piochant dans mes restes de fil (Natura DMC en l'occurrence), urgence oblige. Elle voulait un dégradé de bleu... et voici ce que ça donne.

Le petit hippocampe (Crochet)
Le petit hippocampe (Crochet)
Le petit hippocampe (Crochet)
Le petit hippocampe (Crochet)

Vous avez compris ce que l'a faite craquer ? Mais si, en regardant bien...

Le petit hippocampe (Crochet)

Ce mini-doudou est tout simplement irrésistible... Je ne sais pas si les hippocampes portent pour de vrai leur progéniture dans une poche ventrale mais ce qui est sûr, c'est que le bébé hippocampe est le plus sûr moyen de faire craquer une miss de 12 ans.

Côté réalisation, les explications sont claires (à part une coquille dans la version française... heureusement que l'achat du patron donne accès aux versions dans toutes les langues, un petit coup d'œil à la version anglaise m'a éclairée tout de suite) mais il faut avouer que cela prend un peu de temps. C'est comme ça que le doudou a été terminé de justesse, juste avant notre départ en vacances.

Il est un peu plus difficile que les autres doudous Lalylala que j'ai pu réaliser. La crête notamment m'a donné pas mal de fil à retordre (j'ai dû la recommencer... euh... 20 fois ? en tout cas, ça m'a bien occupée trois jours !). Une fois que j'ai eu (enfin) compris comment faire, les autres nageoires se sont bien passées (ouf).

Le petit hippocampe (Crochet)

Petit conseil pour l'assemblage : cela peut être utile de vérifier, en fixant la poche avec des épingles, que le bébé y rentre sans problème. J'ai laissé un peu d'espace, il peut s'y glisser confortablement.

Le petit hippocampe (Crochet)

Pour les yeux, le modèle prévoit d'utiliser des yeux de sécurité un peu plus petits. Il ne me restait que 3 yeux de sécurité (un des yeux s'était cassé en le fixant) donc deux pour la maman et pour le bébé... j'ai improvisé en brodant quelque chose. Mes essais pour broder des petits ronds n'ont pas été très concluants, je lui ai donc fait des "yeux qui sourient".

Le petit hippocampe (Crochet)

Ce petit doudou nous a accompagnés pendant toutes les vacances. Il a donc dormi en chalet dans les Pyrénées, sous la tente près des châteaux de la Loire, sous la tente puis dans la famille en Normandie, à l'hôtel près de l'Opéra (les hippocampes ne se refusent rien) puis à nouveau en famille... et il a fait quelque chose comme 2600 km en voiture. On est un grand voyageur quand on est un hippocampe...

Le petit hippocampe (Crochet)

Si je veux être un peu critique, l'utilisation de demi-brides et de brides pour créer l'arrondi de la queue fait qu'on voit quand même pas mal le rembourrage, surtout avec un fil aussi foncé que celui que nous avions choisi avec ma miss. Je pense que c'est assez inévitable... mais en le voyant tous les jours, on s'y fait et ça ne choque pas plus que ça. D'ailleurs, il a un joli point texturé sur le ventre, le genre de petits détails qui ne sautent pas aux yeux mais qui lui donnent tout son chic, j'adore !

En fait, quand je le regarde, c'est surtout à un criminel retors qu'il me fait penser... mais ça, c'est parce que je l'ai crocheté en écoutant un livre audio, c'est pas sa faute - promis, au risque de spoiler, le coupable de L'été tous les chats s'ennuient n'est pas un hippocampe (!). Et ça s'améliore avec le temps (ouf), parce qu'en vrai, ce petit hippocampe et son bébé sont quand même "trop mignons" comme dirait ma miss !

Je vous ai tout dit ? Ah non, j'oubliais : le patron est ici. Si vous le crochetez, vous me raconterez comment ça s'est passé pour les nageoires ? Que je me sente moins seule (ou plus seule, au contraire) ?

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Crochet
commenter cet article
6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 15:49

Moi qui suis une "vieille" blogueuse (les premiers articles du blog datent de fin 2009), j'ai vu petit à petit la blogosphère évoluer. Et petit à petit, de plus en plus de blogueuses "succomber" à Instagram. Elles parlaient de la facilité, de la rapidité... De mon côté, je regrettais un peu les articles de blog, leurs infos, les petits détails et conseils couture ou tricot, les avis argumentés...

Pour Le blog à histoires, on peut dire que la tentation n'était pas trop forte : n'ayant ni smartphone ni tablette, je ne voyais pas trop comment j'aurais fait. Et puis, je n'avais pas envie de quelque chose qui "fasse doublon", j'avais envie de créer autre chose sur ce support-là, sans savoir trop quoi. Et puis, finalement, cet été, je me suis lancée.

Instagram, le blog et moi

Alors, Instagram, pour quoi faire ?

Pour faire quelque chose d'un peu différent du blog, de complémentaire : des petits moments volés, des en-cours, des petits bouts de mon univers. Et puis, ce qui m'a décidé, c'est qu'il n'y a pas besoin de compte pour y accéder, alors tous mes lecteurs peuvent y avoir accès - un petit clic sur l'image à droite, ça suffit. ;)

 

Instagram, le blog et moi

C'est vrai, ça va plus vite qu'un article de blog et c'est très ludique - mes trois loulous participent d'ailleurs, surtout la grande. Mais pas question d'abandonner le blog ! Parce qu'un article de blog, c'est là qu'on peut prendre le temps de mettre des mots, de raconter, d'expliquer, de nuancer... Et nous avons beau "vivre dans une civilisation de l'image", je trouve que rien de remplace les mots.

Ce qui me rappelle un oral d'anglais, en seconde. Je devais commenter une image et je n'étais vraiment pas inspiré. L'examinateur s'est exclamé "mais enfin, vous êtes une jeune du vingtième siècle, le siècle de l'image !" (on était en 1990, un truc comme ça ;) ). J'en avais conclu que j'étais une fille du dix-neuvième siècle. :P

Et là, le vingt-et-unième, on pourrait pas (ré)concilier le texte et l'image ? Finalement, si j'ai à la fois un blog et un compte Instagram, vous croyez que je suis une fille du vingt-et-unième siècle ?

Bon... trêve de bavardage : pour aller voir mon petit compte Instagram tout neuf de cet été, c'est là.

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans blog
commenter cet article
25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 18:31

L'été tous les chats s'ennuient... Le titre a attiré mon attention tout de suite. Et la couverture, aussi : une partie en couleur, une partie en noir et blanc, une caravane dans le fond. De quoi ce livre pouvait-il parler ?

Un petit coup d'œil au résumé m'apprenait que c'était un roman policier et qu'il se passait dans les PO (les Pyrénées Orientales, pour les intimes) où nous sommes souvent allés en vacances ou en week-end rendre visite à mes parents. Quelques secondes d'écoute de l'extrait... et j'étais accrochée. Ce livre-là avait l'air parfait pour moi, pour cet été, pour tout de suite, en fait.

Il a donc accompagné la première quinzaine d'août (et la confection d'un doudou tout bleu tout marin, comme de juste).

Un intrigue retorse, bien menée, autour de la disparition de jeunes filles néerlandaises, ce qu'il faut de détails sur la vie du commissariat ou la famille de l'inspecteur, des rebondissements... Tous les ingrédients d'un bon polar y sont et ce n'est qu'au milieu de ma lecture que j'ai découvert que ce roman avait eu le Prix SNCF du Polar français. Ah oui, tout de suite, je comprends mieux... On est plus dans le thriller que le roman policier, le suspens dure jusqu'à la fin de l'étrange jeu du chat et de la souris qu'instaure le criminel.

Les enquêteurs se rendent à Canet, Argelès ou Collioures, l'inspecteur cherche des indices sur la place de la Catalogne "devant le prestigieux bâtiment des Dames de France" (ah oui, là où il y a la FNAC !)... j'ai adoré retrouver des endroits connus, plus ou moins familiers - mais si on ne connaît ni Perpignan, ni les PO, ce n'est pas très grave, on imagine bien quand même !

J'ai l'habitude d'écouter plutôt des titres édités par Audiolib - là, le roman enregistré par Audible Editions. Qu'est-ce que ça donne ? Ici, pas de musique entre les chapitres. J'apprécie beaucoup ces coupures musicales, l'ambiance et les pauses qu'elles induisent, mais en fait, leur absence ne m'a pas gênée. La voix de l'interprète, Julien Bocher, est agréable et on le suit avec plaisir dans les investigations de Sebag et Molina.

Verdict : encore une lecture très agréable (je ne vais pas avoir l'air objective mais je ne vais pas mentir non plus ;) en même temps, c'est moi qui ai choisi les titres, ça limitait les risques !). Et le nouveau doudou de ma miss a comme un petit air criminel... heureusement que je suis la seule à le voir !

Partager cet article

Repost 0
22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 17:02

Alors que la rentrée littéraire 2017 s'annonce, j'en suis encore à des lectures de la rentrée littéraire 2016. Côté actualité, on peut mieux faire... quoique, les titres de l'an dernier sont peut-être sur le point de sortir en poche ?

Le dernier des nôtres - Adélaïde de Clermont-Tonnerre

Cette "dernière" lecture de la rentrée littéraire 2016 (il y en aura sans doute d'autres, en fait), c'est Le dernier des nôtres d'Adélaïde de Clermont-Tonnerre. J'ai accroché tout de suite, dès le premier chapitre, qui m'a tellement fait sourire quand je l'ai feuilleté à la bibliothèque que je suis partie avec sans hésiter. J'ai eu un peu plus de mal avec le second et puis tout s'est enchaîné et les presque 500 pages sont passées à toute allure.

Deux histoires se mêlent en fait, deux époques et deux ambiances bien différentes. En 1970, Werner Zilch, jeune promoteur ambitieux de New York, tombe fou amoureux d'une mystérieuse inconnue. Lui qui collectionnait les conquêtes ne comprend pas ce qui lui arrive, et Marcus, son meilleur ami, non plus. Il en est sûr : cette femme dont il ignore le nom est la femme de sa vie. Quand elle quitte le restaurant où il l'a aperçue, il se lance à sa poursuite sans réfléchir.

En parallèle, on découvre les événements tragiques qui ont eu lieu à Dresde, en 1945, là où Werner a vu le jour. Lui en ignore tout, puisqu'il a été adopté. Comment cette histoire de la fin de la guerre dans l'Allemagne nazie va-t-elle rejoindre la romance bien plus légère des années 70 ?

Le lecteur a très vite des indices, avant que Werner n'en découvre plus sur ses origines, mais cela ne nuit jamais au plaisir de lecture. Et on se laisse embarquer jusqu'aux dernières pages. Une belle lecture pour ces vacances que je vais m'empresser de mettre bien en vue à la bibliothèque !

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Mes lectures
commenter cet article
18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 09:49

"Si l'été n'est pas l'occasion de prendre de meilleures habitudes santé, je vois pas quand !" C'est ce que j'ai pensé quand j'ai découvert Et si on arrêtait de se mentir parmi les titres proposés pour #LaValiseAudible. Une version audio, à écouter en tricotant (ou en pliant le linge, épluchant les légumes... c'est aussi ça, la vraie vie !). En plus, pour une fois, pas de meurtre au programme de mon livre audio, il peut donc être entendu par les petites oreilles qui traînent !

Ma culture sportive étant ce qu'elle est, le nom de l'auteur ne me disait rien. J'ai fureté sur le net pour apprendre que c'est un ancien cycliste, qui a dénoncé le dopage et écrit plusieurs livres sur l'alimentation et la santé. Celui-ci est un petit livre, qui s'écoute vite (à peine un peu plus de trois heures). L'interprête, Ali Guentas, a une voix chaleureuse et on a tout a fait l'impression de bavarder avec le coach, qui égraine anecdotes et conseils.

Les premiers chapitres traitent beaucoup de la perte de poids, ou de l'arrêt de la cigarette. Comme j'ai la chance de n'avoir jamais eu de souci de surpoids (mon truc, ça serait plutôt l'inverse) et de n'avoir jamais fumé, je me suis demandé si j'avais bien choisi mon titre. Ce n'est pas pour ça que j'ai un corps de rêve musclé de partout, hein. ;) J'ai trouvé ce que j'attendais dans la seconde moitié : sommeil, alimentation saine, la quarantaine... C'est une écoute qui amène à se poser les bonnes questions et donne sérieusement envie de se (re)mettre au sport.

L'auteur promet de démonter les idées reçues avec bon sens et modération et c'est exactement ça. Souvent, il venait conforter ou expliquer ce que je savais déjà mais j'ai été surprise de me rendre compte que moi aussi, j'avais quelques idées fausses (vous le saviez, vous, qu'un bain chaud n'était pas favorable à l'endormissement ?). Bien sûr, je ne vais pas tout mettre en pratique tel quel : il est plus pour la muscu, je fais du pilates... mais je suis sûre que ça doit marcher aussi !

Et puis, il a gagné ma reconnaissance éternelle en validant une habitude familiale : le "petit eleven". Quand j'ai découvert dans un article de Kate Davies que les britanniques font une pause pour le thé à onze heures, j'ai tellement aimé l'idée que j'ai instauré ça à la maison : un petit thé, quelques amandes ou noisettes, des fruits secs (abricots, raisins), éventuellement un petit bout de pain et un carré de chocolat... J'ai vite remarqué que c'était ce qui me manquait pour faire face au sprint du midi avec ses allers-retours à l'école et le repas à faire et servir dans un temps record pour ne pas rater le bus. Et là, d'après Erwann Menthéour, c'est le menu de l'encas idéal de onze heures ? Je suis vite allée me vanter auprès de mon mari pour ma justesse diététique - pour être honnête, en vrai, ce serait plutôt sans le morceau de pain et le carré de chocolat... personne n'est parfait...

Comme pour Nymphéas Noirs, j'ai eu la chance de recevoir ce livre dans le cadre du partenariat #LaValiseAudible. Et là aussi, je vous donne mon avis comme si je l'avais acheté. Vous pouvez découvrir un extrait du livre ici (c'est important, pour un livre audio, de vérifier si on accroche à la voix du narrateur).

Partager cet article

Repost 0
17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 16:33

Quand ma miss était tout bébé, elle a choisi son doudou : un petit mouton tout doux, tout rond. Un vrai doudou qui l'a accompagnée partout, est devenu tout râpé mais la suit toujours fidèlement dans toutes ses aventures. Alors quand elle a vu le modèle Sheep sur Ravelry, ça a été le coup de foudre, forcément...

Et fin juillet, quand elle est partie en camp scout, c'est celui-là qu'elle m'a demandé de tricoter pour elle en son absence.

Doudou mouton (tricot)

Un reste de laine (de son gilet Oscar, ça date...), de la laine cardée, un peu de fil noir... j'avais tout ce qu'il fallait dans mon placard. Et le mouton a été tricoté en en temps record (en même temps, j'avais une semaine !) et fini juste à temps pour le retour de sa petite propriétaire.

Doudou mouton (tricot)

Comme un air de famille, qu'est-ce que vous en pensez ?

Doudou mouton (tricot)

(en fait, le modèle d'origine ressemble bien plus au doudou... problème d'échantillon, peut-être ?)

Côté tricot, ma miss avait choisir la version à bouclettes, ce qui m'a permis de découvrir un point vraiment très rigolo et assez inattendu ("tricoter la maille sans la faire tomber, enrouler le fil autour du pouce, puis retricoter la maille" !?!). En suivant la vidéo, ça va tout seul, même si on a un peu l'impression de passer dans la quatrième dimension du tricot !

Doudou mouton (tricot)

Le modèle se construit sans coutures, quelques mailles à relever mais même pour moi qui déteste n'aime pas trop ça, tout s'est bien passé. Les pattes sont un peu petites, j'ai bien suivi les instructions pourtant, toujours le même écart d'échantillon sans doute... mais comme me l'a dit ma miss "les moutons, ça a pas forcément des grandes pattes !"

Doudou mouton (tricot)
Doudou mouton (tricot)

Pour les yeux, après plusieurs tentatives, j'ai fini par m'écarter du modèle pour lui donner un air (au choix) endormi ou zen.. Et avec le recul, heureusement que j'ai tricoté en aiguille 4 et pas en 5.5 comme je pensais le faire au départ, le mouton aurait vraiment été ENORME sinon !

Doudou mouton (tricot)

Il a bien trouvé ses marques dans la chambre de ma miss et se fait beaucoup chouchouter. Une vie de doudou, quoi ! (au passage... eh oui, ma miss a un granny géant crocheté par maman, en plus d'un tipi dans sa chambre... au top de la tendance :P)

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Tricot
commenter cet article
10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 16:04

Bluffant. Il n'y a pas d'autre mot. Il y longtemps que je n'avais pas été piégée comme ça par un roman policier...

J'avoue, je ne m'y attendais pas... Au moment de le commencer, j'imaginais, je ne sais pas pourquoi, une intrigue à la Camilla Laeckberg. Un roman où je retrouverais le charme du dépaysement, des personnages attachants à suivre de tome en tome, des rebondissements que j'aurais vu venir mais dont j'aurais pardonné le côté attendu...

Je me suis donc embarquée avec bonheur pour Giverny, la maison de Monet et l'étang aux nymphéas. Et les premières pages ne m'ont pas déçue. On imagine la campagne, on se promène dans les rues, entre les touristes, on découvre le village à travers les yeux de ses habitants, ceux qui restent et voient les touristes défiler. Et bien sûr, il y a un meurtre, un inspecteur, des suspects.

Mais tout devient vite plus compliqué. Parce que ce meurtre ressemble à un autre meurtre, qui a eu lieu des années avant, en 1936. Parce que les intuitions de l'inspecteur ne rejoignent pas celles de son adjoint. Parce que l'institutrice, à laquelle s'intéresse la police, est un peu trop jolie. Et surtout parce que nous avons été mis dans la confidence dès le début par cette vieille femme qui en sait beaucoup mais à qui personne ne prête attention : "Trois femmes vivaient dans un village. La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoïste." Un début comme un conte de fées. Un conte cruel, puisqu'elle nous dit aussi que deux des trois femmes ne survivront pas aux jours décisifs qui s'annoncent...

Cette vieille femme est merveilleusement incarnée par Colette Sodoyez. Le livre alterne les chapitres à la première personne (racontés, donc, par la vieille femme) et d'autres, à la troisième personne - et la voix de Colette Sodoyez se métamorphose pour devenir la narratrice neutre ou la vieille femme qui a trop vécu et observe le monde de la fenêtre du "moulin de la sorcière" et que l'on reconnaît instantanément. Son interprétation enrichit le texte de nuances, faisant sentir ici l'humour, là l'amertume...

L'intrigue se développe, on cherche des pistes, on croit avoir deviné, et puis en fait non, on s'inquiète du sort de la petite Fanette ou de Stéphanie, l'institutrice, on se demande qui est cette vieille femme et ce qu'elle sait exactement. Et quand le puzzle s'assemble, on se rend compte qu'on fait fausse route depuis le début. Ou plutôt, qu'on a plus qu'à désassembler toutes les pièces pour les mettre dans un ordre complètement différent, inattendu, et où pourtant tout s'emboite...

Un vrai plaisir d'intrigue policière.

Et maintenant, je me demande : est-ce que Michel Bussi peut faire aussi fort une autre fois ? J'adorerais, mais je ne vois pas comment. Et en même temps... là, je n'aurais jamais imaginé ça alors... il est peut-être capable de tout ?

 

J'ai eu le plaisir de découvrir ce roman dans le cadre du partenariat #LaValiseAudible. Je vous en dis quelques mots, pour plus de transparence : on m'a proposé de choisir quatre titres, de les écouter et les chroniquer au fil de l'été. Un partenariat de rêve avec un partenaire que je connais depuis des années, puisque je prends mes livres chez Audible depuis... 2006 ! Bien sûr, à chaque fois, je vous donnerai un avis sincère, exactement comme si je l'avais acheté. ;)

Partager cet article

Repost 0
31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 11:22

Parfois, en lisant le livre, en voyant la couverture, on sent tout de suite dans quelle ambiance un livre va vous plonger, quel genre d'histoire on va découvrir. Ici, la couverture est complétée d'une petite phrase d'accroche... et ni l'image, ni le titre, ni la phrase d'accroche ne donnent vraiment une idée de ce qui nous attend à la lecture.

A la claire riviève - Katherine Webb

Qu'aurait-il fallu mettre sur la couverture, alors ? Moi, je dirais une maison isolée, près d'une falaise, avec un ciel de tempête et des vagues qui se brisent sur les rochers. Ou un croquis, portrait à peine esquissé mais vivant d'une jeune fille un peu sauvage, penchée sur un panier. Ou une femme, frêle, très belle, marchant au bord de la falaise sous un ciel marbré de nuages. Ou peut-être une vieille femme, seule, habillée de noir, guettant derrière sa fenêtre celui qui viendra révéler le secret qu'elle garde enfoui depuis des dizaines d'années...

Quant au titre, c'est un très beau titre - c'est seulement que le titre original, A half forgotten song, lui va tellement mieux...

Quelques mots sur l'histoire ? Imaginez un petit village anglais en bord de mer, Blacknowle, dans le Dorset, à la fin de l'été. Zach décide de s'y rendre pour travailler à un livre sur Charles Aubrey. Tout a été écrit sur ce grand peintre, Zach voudrait faire quelque chose de différent, de personnel, il sent qu'il y a quelque chose à découvrir dans ce village qui a été l'un des derniers lieux de résidence d'Aubrey avant son engagement inexplicable dans l'armée, en 1940. Cet engagement lui a coûté la vie peu après à Dunkerque.

Peut-être qu'à Blacknowle, Zach pourra retrouver des témoins du drame terrible qui avait touché Aubrey et sa famille ? Et peut-être pourra-t-il aussi en apprendre plus sur ces portraits de Denny, mis récemment aux enchères par un vendeur anonyme ? Un personnage dessiné plusieurs fois par Aubrey mais dont on ne sait pourtant rien...

Au fil des pages, on découvre les événements du présent et du passé - qui conduisent inéluctablement vers un drame qu'on a du mal à anticiper. L'histoire du passé prend souvent le pas sur celle du présent et pourtant tout est lié, tout se rejoint... et on a du mal à lâcher le livre avant la dernière page.

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Mes lectures
commenter cet article
30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 16:25

J'ai déjà parlé des pouvoirs magiques de la voix de Marlène Jobert ; cette semaine, j'ai à nouveau eu l'occasion de les vérifier. Un petit moment doudou-tendresse à écouter des histoires sur le canapé avec Maman (qui tricote), il n'y a rien de mieux pour un petit loulou à qui ses sœurs, parties en camp scout, manquent terriblement...

Après Peter Pan, on a enchaîné sur le deuxième titre, déjà écouté avec sa sœur bien sûr. ;)

Ce titre, c'est d'ailleurs elle qui l'a choisi. Pas tout à fait un hasard : le film (de 1938, avec Errol Flynn) est un de ses films préférés depuis des années, et la version de Disney ne doit pas être loin derrière - on soigne nos références classiques (!). Tout ça pour dire qu'on connaît un peu le personnage de Robin des Bois.

Alors ? A l'écoute de l'histoire, le plaisir est intact. On retrouve Robin, Guy de Guisbourne, le perfide Prince Jean, le tournoi de tir à l'arc... Avec de petites différences : ici, Marianne s'appelle Marion - ce qui, d'après ce que j'ai compris, est plus fidèle à la légende.

Après l'écoute, ma miss a d'ailleurs eu envie que je lui lise notre "vieille" version de Robin des Bois, celle qui vient de chez mes parents - après vérification, cette édition est bien plus vieille que je ne le pensais...

Robin des bois - Marlène Jobert
Robin des bois - Marlène Jobert

Alors, cette version, par rapport à celle de Marlène Jobert ? Comment s'appelle la fiancée de Robin ? Eh bien... pas de belle Marianne ou Marion ici, c'est une histoire différente mais qui ne manque pas elle aussi d'épisodes palpitants ! Et de mon côté, j'ai découvert qu'Alexandre Dumas y était allé de sa version - avec lui aussi beaucoup de liberté (le tome 1 est en version gratuite ici). C'est le propre des légendes, d'être sans cesse réécrites et réinventées (et comme Arte lui consacre un documentaire ce soir, je vais pouvoir creuser la question !).

C'est comme ça qu'une simple histoire de Marlène Jobert ouvre la porte de dizaines d'autres histoires... Et pour ça, moi qui suis fan de contes et qui cherche toujours comment les faire découvrir aux enfants, je ne peux que remercier Marlène Jobert : elle en a adapté beaucoup (la série proposée par Audible ne comporte que des "classiques," qu'il s'agisse de contes comme La belle aux bois dormants ou Les trois petits cochons - ou bien de romans comme Le livre de la Jungle ou Le magicien d'Oz, qui font eux aussi partie d'un certain patrimoine de la littérature jeunesse).

J'aurais aimé finir cette chronique par un avis argumenté de mon petit loulou mais il a encore une fois été très concis : c'est bien - il adore la voix de Robin des Bois - elle est marrante, la voix de Guisbourne. Le mieux est peut-être que vous vous fassiez une idée vous même en écoutant un extrait !

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Livres audio jeunesse
commenter cet article

~ Présentation ~

Le blog à histoires
: Des livres, du tricot, de la couture, de l'aquarelle, des dessins... Bienvenue chez moi !
Contact

~ ~ ~ ~

Abracadacraft, Des idées pour aujourd'hui et pour deux mains

 

~ Rechercher ~

~ En cours ~

Côté tricot...

Côté lecture...

 

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -