21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 16:14

Atlanta : c'était mon patron coup de cœur dès le début de l'été, dès sa sortie sur le tout nouveau site de Nun Studio. J'ai hésité, je me suis ravisée (mes miss mettent du 12 ans et le patron s'arrête au 10 ans...), re-hésité (et si je l'agrandissais ?), y ai renoncé (ça va être trop difficile), et puis...

Et puis j'ai découvert que les mesures de ma miss Choupinette correspondent à un... 8 ans.

J'ai succombé : je l'imaginais tellement bien dans un joli plumetis blanc. Et c'est ainsi que dans les derniers jours de l'été...

Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta

Sous tous les angles, ce modèle a un charme fou. Et ce plumetis tout léger et aérien lui va si bien...

Côté réalisation, tout est bien expliqué et détaillé (un petit peu moins que sur les premiers patrons C'est dimanche, je trouve, mais je chipote un peu), il faut juste prendre son temps pour couper, piquer, surpiquer et faire de petits points à la main. Et puis bien lire le plan de coupe, pas comme moi (il y en a un par taille et un pour chaque version, tunique ou robe... du coup, ben, j'ai perdu 3 cm sur la longueur voulue... tant pis).

Avec un peu de temps et d'application, les fronces, petits ourlets et manches virevoltantes prennent naissance.

Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta
Cousette d'été : Atlanta

Ne me demandez pas pourquoi, cette petite robe blanche me rappelle Les malheurs de Sophie et le merveilleux film dont j'ai écouté en boucle la bande originale pendant toute sa confection.

Bien sûr, cette petite robe a été cousue trop tard. Bien sûr, elle n'a pas pu être portée beaucoup... mais avec un peu de chance, l'été prochain ?

Cousette d'été : Atlanta

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 07:32
Une femme simple et honnête

Attention, ne vous fiez pas au titre : ce roman est diabolique. D'ailleurs, ne vous fiez à personne dans cette histoire où aucun personnage n'est vraiment ce qu'il semble être...

Tout commence sur le quai d'une gare, dans une toute petite ville du Wisconsin, à l'automne 1907. Dans le froid qui commence à s'installer, Ralph Truitt attend celle qui doit devenir son épouse et qu'il n'a jamais rencontrée. Il a perdu sa femme et ses enfants il y a longtemps et connu beaucoup de malheurs. Il a décidé de mettre un terme à sa solitude en passant une annonce et une femme lui a répondu, qui s'est présenté comme "une femme simple et honnête" et lui a envoyé sa photo.

A première vue, ça fait un peu L'amour est dans le pré, quelque chose de tout sucre tout miel, un amour qui naît dans un cadre bucolique... Et pourtant, on en est très très très loin. Dans la campagne du Wisconsin, l'hiver et la religion peuvent rendre les gens fous du jour au lendemain - un matin, un mari peut tuer sa femme à la hache et c'est comme ça, ce sont des choses qui arrivent. L'austérité presque monacale des apparences peut cacher les passions les plus charnelles. Les jeunes ingénues sont loin de l'être. Et la ville est tout aussi terrible, avec ses tentations, la débauche et la déchéance...

Quand la femme descend du train, quelque chose déraille : ce n'est pas la femme de la photo. Le lecteur, lui, sait qu'elle a revêtu de nouveaux habits, plus sobres, comme un costume, avant d'arriver en gare. Ralph Truitt, lui, dit juste à Caroline Grant : "tout ce que je sais de vous pour l'instant, c'est que vous êtes une menteuse." A partir de là, les rebondissements vont se succéder, révélant petit à petit les personnages, les conduisant à des actes fous ou inattendus. On sent qu'un drame va se jouer mais il n'arrive jamais par où on le pense. Et tout au long du livre, pour chaque personnage, c'est peut-être toujours la même question qui se pose, celle de la rédemption : est-ce qu'à un moment, on peut se libérer du passé et vivre, enfin, la vie qu'on espère ?

Vous l'avez deviné, j'ai beaucoup aimé ce petit roman, fort et prenant, et je me rends compte que même si je l'ai fini il y a quelques semaines déjà, j'ai encore tous ses personnages bien en tête. Sans doute, c'est un de ces livres qui laissent une trace... et c'est un coup de cœur, clairement. Un grand, grand merci à celle qui me l'a fait découvrir...

Et vous, si vous l'avez lu, ou si vous le lisez, vous me direz ce que vous en avez pensé ?

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 09:11
Super Sourde - Cece Bell

Attention, coup de cœur familial ! Miss Ju (11 ans) l'a lu, en premier. Puis moi. Puis sa sœur (8 ans 1/2). Puis son petit frère (6 ans, il sait déjà lire mais je crois qu'il est tombé dans une BD quand il était petit :P ). Puis leur papa... et on a tous adoré. C'est une histoire vraie. C'est drôle, plein de fantaisie. Ça parle de handicap, mais pas que. Ça parle surtout de l'enfance, et puis de la vie aussi, parce qu'on peut tous s'y reconnaître, je crois.

Allez, je profite des vacances, je me fais aider par mes loustics. Pourquoi c'est bien ? "Parce que ça parle de sourds" (le petit loulou). "Parce qu'on comprend bien ce qu'elle ressent, ce que ça fait d'être sourd" (Choupinette). "Parce que c'est une histoire vraie et que c'est pas souvent qu'on lit des histoires vraies" (le petit loulou). "Il y a des moments drôles" (Choupinette). "En plus, la couverture, elle fait envie" (le petit loulou). "Il y a des moments drôles, et c'est passionnant, et quand tu es plongé dedans, tu peux plus t'arrêter..." (le petit loulou).

"J'aime bien l'histoire parce que la petite fille sourde, elle est pas sourde au début, et puis elle devient sourde et tu vois comment ses amis se comportent et ça montre que être sourd, c'est difficile, mais il faut pas non plus que ceux qui sont autour de toi en fassent trop" (miss Ju).

Super Sourde, donc, c'est une histoire vraie - même si, "en vrai, elle a pas des oreilles de lapin comme ça", comme me l'a fait justement remarquer le petit loulou. C'est Cece Bell qui raconte son histoire, Cece dont on fait la connaissance alors qu'elle est "une petite fille normale". Et puis, elle tombe malade et un jour, à l'hôpital, elle se rend compte que quelque chose est différent. Tout est étonnamment silencieux. Elle est sourde, malentendante plutôt, puisqu'elle pourra entendre (plus ou moins bien) avec un appareil.

L'appareil, l'école, l'apprentissage de la lecture sur les lèvres, la télé... on l'accompagne dans son quotidien, de la maternelle au CM2, avec les joies, les chagrins et les doutes qui sont ceux de tous les enfants : c'est quoi, une véritable amie ? Est-ce qu'on peut m'aimer pour moi-même ? Même si les problèmes d'audition (elle entend ses interlocuteurs mais a du mal à les comprendre, et ne sait pas comment leur expliquer que ça ne sert à rien de monter le son de la télé) rendent forcément les choses plus compliquées.

Pour se donner du courage, parfois, elle imagine ce que ferait super sourde, le petit surnom qu'elle se donne en cachette. Parce qu'elle a découvert le jour de la rentrée que son "super appareil pour l'école", celui qui est tellement laid et qu'elle voudrait cacher, lui permet d'entendre la maîtresse dans toute l'école : personne ne le sait, mais elle a des supers pouvoirs.

Même si rien n'est simple, petit à petit, cette différence, elle va apprendre à l'aimer, pour être capable de dire une fois adulte dans un très beau post-scriptum :

"Quand j'étais petite, ma surdité me définissait. C'était une caractéristique clé, que j'essayais de dissimuler. Aujourd'hui, la surdité n'est plus qu'une petite partie de moi-même, et je ne m'efforce plus de la cacher. (...) Quant à ma différence, elle s'est révélée la meilleure des sources d'énergie. J'ai découvert qu'avec un peu de créativité, et beaucoup de travail, toute différence peut être transformée en une force fantastique : nos différences sont nos super-pouvoirs".

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 06:44

Une petite chose toute fine, toute aérienne, pour accessoiriser l'été - parce que c'est plus décoratif qu'autre chose, dans ce genre de fil, reconnaissons-le !

Un châle d'été
Un châle d'été
Un châle d'été

Il s'agit du châle islandais en pays cathare, d'Hélène Magnússon, un joli modèle présenté comme mixte (j'avoue que j'ai du mal à imaginer mon homme avec un châle en dentelle... dans un autre fil peut-être ? euh... non, en fait).

Ce modèle est très agréable à tricoter, il reprend les mêmes motifs traditionnels islandais que le châle de printemps mais il est plus simple à réaliser, je trouve - je pense qu'il serait très bien pour débuter la dentelle. Autant dire que tout s'est passé sans souci, et l'alternance des motifs le rend même un peu addictif !

Côté fil, vous aurez peut-être reconnu le fil câlin de Fonty (en lin) utilisé pour le gilet Alla ; un fil agréable à tricoter et un peu brillant, il me plait décidément beaucoup... mais comme pour le gilet, il a donné un châle beaucoup plus grand que le laissait prévoir l'échantillon (il faudrait peut-être que le bloque l'échantillon une prochaine fois ? ou alors, je change de fil...).

Un châle d'été
Un châle d'été
Un châle d'été

J'avais prévu de le porter autour du cou, façon chèche, donc je l'enroule... en même temps, depuis qu'il est fini, il fait soit trop chaud, soit trop froid pour le mettre (c'est à dire soit 32°, soit 15°...).

Un châle d'été

Une dernière photo pour vous montrer l'ampleur (impressionnante) du résultat - quand je disais qu'il était plus grand que prévu (!).

Un châle d'été

Un petit mot sur le blocage : pour avoir une jolie forme triangulaire avec des bords bien droits, j'ai suivi le tuto de In the loop qui explique comment faire sans matériel particulier (j'ai utilisé un reste de fil de coton fin, des épingles et l'incontournable matelas du lit de la chambre d'amis) et le résultat est vraiment nickel.

Je crois que j'aime de plus en plus tricoter des châles... d'ailleurs, ça me fait penser : je vous ai pas montré celui de l'an dernier, non ?

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 16:01
La sirène - Camilla Läckberg

La Sirène est le sixième livre mettant en scène Erica Falck, écrivain, et son mari le policier Patrick Hedström. Comme pour les tomes précédents, on alterne flashbacks et moments présents, l'enquête et la vie quotidienne de personnages qui nous sont maintenant familiers. La Sirène, c'est aussi le titre du roman écrit par Christian Thydell, bibliothécaire à Fjällbacka, aperçu dans le tome précédent. Au début du roman, son livre vient de sortir et reçoit un accueil formidable de la presse. Le roman est très noir, Christian réservé sur son passé - il n'a dit à personne qu'il reçoit des lettres de menaces depuis qu'il a commencé à l'écrire, des lettres écrites par une mystérieuse femme...

Bien sûr, le passé, la disparition de Magnus au tout début du livre, les lettres de menace, le roman, tout est lié. Et tout semble tourner autour de elle, la sirène, femme mystérieuse et séduisante revenue du passé...

J'ai trouvé l'intrigue du livre particulièrement bien ficelée - particulièrement noire aussi, ce sont des événements atroces qui remontent du passé... J'ai beaucoup aimé aussi la manière dont Camilla Läckberg joue sur les codes de la sirène (la mer, la beauté fascinante qui ne peut conduire qu'au malheur, l'ambigüité, la noyade...). Par contre... j'ai deviné la fin bien avant qu'elle ne soit révélée - dès que j'ai fait le lien avec celle d'un film qui... Bon, je ne vends pas la mèche mais si vous l'avez lu, je pense que vous voyez à quel film je pense ?

Au départ, j'ai été déstabilisée par la voix du lecteur (j'ai écouté en livre audio), mais c'était simplement parce que ce n'était pas le même interprète que les tomes précédents. Je m'y suis très vite faite et j'ai apprécié sa manière de donner vie aux personnages - et ouf ! les noms propres étaient prononcés comme dans les tomes précédents, j'avais déjà été déstabilisée une fois par les "Molberg" qui devenaient "Melbeurg" et autres variantes de la prononciation suédoise (aucune idée de la vraie prononciation mais au moins, je m'y suis reconnue !).

Des points positifs, des points négatifs... mais beaucoup de noirceur, quand même. Un peu trop, peut-être (l'intrigue policière, c'est une chose, mais j'aime bien quand il y a un peu plus de positif du côté des personnages). Et une fin un peu... très "suite au prochain épisode".

Il y a un petit quelque chose qui m'énerve parfois, j'avoue. Camilla Läckberg n'abuserait-elle pas un peu de son ressort de suspens favori ? Celui qui consiste à dire quelque chose comme "il écouta attentivement le compte-rendu du légiste et raccrocha", puis "il résuma les conclusions du légistes à ses collègues qui l'écoutèrent, atterrés", puis l'un des collègues qui dit "je n'aurais jamais imaginé une chose pareille"... mais le lecteur doit attendre et encore attendre pour savoir de quoi il s'agit... Moi, j'aime bien savoir tout tout de suite et que cela ne prenne sens qu'à la fin - c'est un peu de la triche, là, non ? Mais en fait... je lui pardonne parce que je passe un bon moment de lecture à chaque fois, alors j'écouterai sûrement le tome suivant !

Petit bonus : je vous mets cette vidéo trouvée sur le site d'Actes Sud... qui ne présente pas du tout le livre (comme je le pensais) mais fait un peu plus connaitre son auteur. ;)

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 17:47
Du domaine des Murmures - Carole Martinez

Imaginez... Vous marchez doucement au milieu de vestiges du Moyen Âge et soudain, une voix surgit des pierres, comme un murmure... Esclarmonde, elle qui vécut un destin extraordinaire sans jamais quitter sa cellule, vous entraîne dans ce douzième siècle sauvage et exalté, où la folie de Dieu se mêle à celle des hommes, où les légendes s'ancrent dans la réalité...

Du domaine des murmures est un très joli livre, ciselé, un peu cruel, aux personnages forts, qui nous emmène là où on ne l'attend pas. Là où moi, en tout cas, je ne m'y attendais pas.

Loin de l'image d'une ermite, Esclarmonde est une jeune femme indépendante, qui n'a pas d'autre choix pour s'affirmer et refuser la vie (et le mariage) qu'on lui a choisi que de demander, de manière spectaculaire, à se retirer du monde. On lui construit une chapelle et une petite cellule : elle assiste à ses propres funérailles dans la première avant d'entrer dans la seconde. On mure l'entrée, elle doit y rester jusqu'à sa mort. Il ne devrait plus rien se passer pour elle... et au contraire, ce n'est que le début de son histoire.

La colère de son père, le désespoir de son fiancé qui la regarde vraiment pour la première fois au moment où elle refuse de l'épouser, la ferveur des villageois pour qui elle fait figure de sainte, l'amitié d'autres femmes, atypiques et indépendantes comme elle dans un monde d'homme... sa tombe n'est pas coupée du monde et les joies comme les drames peuvent encore y survenir...

Une très bonne surprise, donc, que ce petit roman, même s'il m'a donné envie de lire quelque chose d'un peu plus léger juste après...

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 18:15

Olga et moi, c'est une longue histoire... Je l'ai tricoté en 8 ans, en 1 an, en 6 ans, en 2 ans (toujours en gris). Olga, c'est aussi une rencontre avec Hélène Magnusson pour un cours de tricot, notre merveilleux voyage à cinq en Islande et une illustration publiée dans un beau projet de livre de l'Avent...

C'est dire si j'étais contente de ressortir un de ces gilets pour que mon petit loulou puisse le porter (le 2 ans, ça fait un moment qu'il est trop petit). Et là, vision d'horreur : trois des gilets Olga avaient été oubliés sur un porte-manteau, bien empilés l'un au dessus de l'autre... et des mites s'étaient installées dedans !!! C'est ma première expérience avec des mites depuis tout le temps que je tricote - visiblement, entre de la laine islandaise et la laine synthétique Phildar, elles n'hésitent pas longtemps.

Bref, gilets massacrés... après avoir jeté mes gilets puis tout lavé / passé au congélateur (pour tuer les œufs), il ne restait plus que le premier Olga, celui en 8 ans. J'ai commandé de quoi en faire un nouveau, en 6 ans, pour mon loulou - mêmes couleurs, le même quoi, histoire de consoler mon petit cœur de tricoteuse et mon loulou tout dépité qui voulait "le même tout pareil exactement". J'ai tenté un essayage du 8 ans sur ma miss Choupinette (qui le mettait à la rentrée) : un peu petit. Mais il était parfait pour son frère. J'ai donc changé mon fusil d'épaule, comme on dit : après toutes ces (més)aventures, donc, j'ai pris ma laine et tricoté un gilet Olga... en 12 ans.

Olga forever
Olga forever
Olga forever

On retrouve tous les détails qui me plaisent tant dans ce modèle : le motif jacquard, ton sur ton en bas du gilet et des manches et plus marqué sur les épaules et la capuche ; la capuche ; la bordure crochetée ; le bas des manches et du corps qui roulotte...

Olga forever
Olga forever
Olga forever
Olga forever
Olga forever
Olga forever
Olga forever

Je suis toute fière du grafting du haut de la capuche, il ne se voit presque pas !

Olga forever

Cette fois, je n'ai pas tardé pour faire le steek (pour les curieuses, j'ai parlé de cette technique ), seul l'achat de la fermeture éclair aura retardé les finitions ! Je l'achète toujours une fois que j'ai tout fini, j'ai eu une surprise la seule fois où je l'avais fait avant (j'avais mal mesuré la hauteur, ou alors elle avait changé au moment de la découpe ?).

La fermeture a été cousue pendant une journée d'école, ce qui a permis à ma miss de découvrir son gilet en rentrant...

Olga forever

Il sera parfait pour les soirées fraîches du camp scout (s'il y en a), pour la rentrée et l'hiver prochain - Olga est un modèle qui grandit avec l'enfant, testé et validé quatre fois !

Olga forever

Je l'ai fini il y a quelques semaines déjà mais aujourd'hui, est-ce que ce n'est pas le moment idéal pour le montrer, à quelques minutes du match France-Islande ? :P

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 11:52
Expiation, de Ian McEwan

Comment ce livre a-t-il pu rester sur une étagère pendant des années sans que je le lise ? Aujourd'hui que je viens de le finir, je me demande s'il n'est pas un de mes livres préférés.

Je me souviens l'avoir commencé l'été de notre déménagement, il y a sept ans. J'avais lu le premier chapitre comme on lirait une nouvelle, il se suffisait presque à lui-même. Et je m'étais arrêtée après quelques pages du deuxième. Pourquoi ? Mystère... Je m'attendais sans doute à autre chose (même si je ne saurais pas trop dire quoi). Ou alors, ce premier chapitre se suffisait vraiment à lui-même ? Et puis, sans raison particulière, la semaine dernière, je l'ai repris. Lu. Et aimé, donc.

Je voudrais en parler sans rien dévoiler de l'intrigue - ce serait dommage, sinon. On pourrait jouer au jeu des "pour qui serait ce livre ?" Pour ceux qui aiment la littérature, les histoires qui parlent d'écrivain et d'écriture, la campagne anglaise, les ambiances subtiles, la psychologie des personnages. Qui voudraient être écrivain. Ou entrer dans leur tête. Pour ceux qui aiment les secrets de famille, qui n'ont pas peur de découvrir la débâcle de l'armée britannique vers Dunkerque en 1940, les hôpitaux militaires. Ni de la cruauté des non-dits des demeures anglaises.

Il est bien écrit mais en même temps exigeant (avec la fatigue, j'ai eu du mal parfois). A voix haute, c'est superbe (quel joli travail de traduction, donc).

Un tout petit mot de plus, sur l'histoire. La première partie nous plonge dans une journée de canicule, en Angleterre, on attend le fils de la famille qui vient avec un ami, sa plus jeune sœur prépare une pièce qu'elle voudrait faire jouer à ses cousins, on sent que quelque chose de terrible va se produire sans savoir précisément quoi. Chapitre après chapitre, on découvre le point de vue d'un personnage ; à travers la combinaison des points de vue, tous les détails du quotidien, j'ai eu l'impression de voir se reconstituer la réalité comme à travers les facettes d'un prisme. Peut-être qu'en combinant tous ces angles, je pouvais connaître la vérité ? Ou peut-être pas ?

Ensuite, à chaque changement de partie, l'auteur garde le flou pendant plusieurs pages : où est-on ? Ce personnage qu'il désigne par il ou elle, en tardant à donner son nom, lequel des protagonistes est-ce ? Qu'est-il arrivé aux autres ?

Et quand Briony s'interroge sur ce qu'est, ce que doit être un écrivain, apparaît comme une explication des intentions de l'auteur... comme une facette supplémentaire.

La fin est magistrale.

On pourrait tout dire en une phrase : c'est merveilleusement écrit. Et pourtant, il y a une vraie histoire. Bien sûr, dirait sans doute Ian McEwan, ou en tout cas Briony.

Voilà donc un livre qui va retrouver une étagère, mais à la place d'honneur. Et je ne peux pas m'empêcher de me demander : est-ce que tout le monde l'a lu, déjà ? J'ai l'impression qu'on en a tellement parlé à une époque. Et si oui, est-ce que tout le monde l'a aimé autant que moi ?

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Published by anne(tte) - dans Mes lectures
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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 18:10

Quand j'ai montré ce modèle à ma onze-ans et que je lui ai demandé si elle aimerait que je lui crochète, la réponse a fusé : "tu rigoles ? il est trop beau et en plus... il fait ado !"

Faire ado, c'est encore plus important que d'être tendance. Et tendance, sur la blogosphère, il l'est - en ajoutant du jaune moutarde, je ne pouvais pas me tromper.

Le trésor du pirate
Le trésor du pirate
Le trésor du pirate

Vous aurez sans doute reconnu le Skull Shawl (Döskallesjal) de Kungen och majkis, tuto gratuit dont la traduction française a gentiment été offerte par Still Vauriens et en a séduit plus d'une.

Côté laine, j'ai commencé (sans attendre, un tel enthousiasme de ma miss, c'est rare !) avec deux restes de DMC Natural "Moss Green" qui traînaient au fond de mon sac à crochet, que j'ai complété par deux belles pelotes toutes neuves. Achetées à plusieurs années d'écart, impossible d'avoir le même bain et pourtant, la couleur était rigoureusement la même. Chapeau bas pour DMC, c'était pas gagné d'avance...

Le trésor du pirate
Le trésor du pirate
Le trésor du pirate

La réalisation a été un vrai plaisir : le tuto est très clair et c'est vraiment ludique, il n'y a pas d'autre mot. Et puis c'était la combinaison idéale : une couleur ensoleillée pour oublier les jours de pluie et des têtes de mort pour combler mes envies d'histoires de pirates.

Le trésor du pirate
Le trésor du pirate
Le trésor du pirate
Le trésor du pirate

La miss est ravie apparemment (malgré les quelques 30°, elle a tenté de le porter aujourd'hui... partie remise parce qu'il fait vraiment trop chaud !).

J'avoue que je suis curieuse de savoir ce que ça va donner à l'école. :P

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Published by anne(tte) - dans Crochet
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 09:27

Une pensée aujourd'hui pour tous les supers papas du monde entier - mes loulous diraient que le meilleur papa du monde entier, il est chez nous, mais je suis sûre que vous avez déjà entendu ça chez vous aussi ? ;)

Petite pensée et petite BD, une pépite trouvée à la bibliothèque et qui a tellement fait rire leur super papa...

Une BD pour tous les supers papas

Ce Guide du Mauvais Père est signé Guy Delisle, dont j'ai eu l'occasion de parler pour Les chroniques de Jérusalem. Dans un autre genre de BD reportage, il croque son quotidien de papa qui travaille (à ses BD) à la maison avec ses deux enfants : ça donne des petites histoires drôles, tendres et vraies, qui sentent le vécu...

Deux extraits (issus de son site) de mes passages préférés.

Clic sur l'image ou ici pour voir l'extrait, reclic pour zoomer dessus. ;)

>

Clic sur l'image ou ici pour voir l'extrait, reclic pour zoomer dessus. ;)

... et d'autres extraits des tomes 1, 2 et 3 sur le site de Guy Delisle.

Bonne fête à tous les papas !

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Published by anne(tte) - dans Mes lectures BD
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