17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 15:27

J'avoue tout de suite : en ce qui concerne Marlène Jobert, je ne peux pas être complètement objective. C'est qu'elle m'a sauvé la vie, Marlène Jobert, environ une fois par semaine pendant des mois et des mois. Si, si, je vous assure.

Retour en arrière, il y a quelques années. Miss Ju est en maternelle (GS), Choupinette aussi (PS), leur petit frère a quelques mois et nous sommes lundi. Lundi, le jour où je suis en retard sur tout - et où on mange des pâtes avec du ketchup à midi. C'est le soir, l'heure de préparer le repas, tout le monde est plutôt fatigué et énervé - et à deux doigts de la crise de nerfs. Mais le lundi, c'est aussi le jour où on passe à la bibliothèque et où on rentre avec une nouvelle histoire de Marlène Jobert. Je sors donc mon arme secrète : "Vous voulez écouter une histoire ?"

Et là, en quelques instants, mes deux miss sont assises toutes calmes sur des coussins, leur petit frère joue tranquillou à côté et non seulement je peux préparer le repas, mais je sais que je vais récupérer des enfants tout tranquilles pour aller prendre leur bain.

La voix de Marlène Jobert a des pouvoirs magiques.

Peter Pan - Marlène Jobert

Alors vous imaginez, quelques années plus tard (2017 donc), quand je reçois une offre de partenariat pour découvrir des contes de Marlène Jobert ? C'est simple : je fais des bonds sur ma chaise devant mon ordi (j'exagère à peine) avec un loulou à droite et un loulou à gauche, faisant des bonds aussi - heureusement que personne ne nous a pris en photo (!).

En plus, un partenariat avec Audible... Parce que je ne sais pas si vous vous êtes déjà demandé où je trouvais mes livres audios ? Eh ben, chez Audible, justement, depuis... 2006 (toute une histoire, ce premier livre audio, je vous raconterai un jour). Leur abonnement est un bon moyen de trouver facilement des livres audios, à un prix plus raisonnable que l'achat à l'unité - quand ma "Pile à Ecouter" est un peu haute, je le mets en pause quelques mois le temps d'écouter... et ça fait des années que ça dure. Tout ça pour dire qu'aucun partenariat n'aurait pu me faire plus plaisir ! :)

Euh... revenons à Marlène Jobert. Le suspense était entier : est-ce que sa voix magique marchait toujours sur des loustics de 7 et 10 ans ? Eh bien... Oui, incontestablement oui. Testé et validé le premier lundi des vacances - pourquoi le lundi est-il une journée aussi compliquée ?

C'est Peter Pan qu'avait choisi mon choupinou de tout presque 7 ans. Un choix qui m'allait bien parce que de mon côté, ce n'est pas l'histoire que je connais le mieux - en fait, je connais surtout l'adaptation de Disney, et mes loulous aussi. Nous avons donc plongé tous les deux (depuis notre canapé, tricot en main pour moi et doudou dans les bras pour lui) au pays imaginaire, pour retrouver la fée Clochette, les enfants perdus et le terrible Capitaine Crochet.

Mon loulou s'est enthousiasmé, a bondi et tourné sur le canapé au fil de l'histoire, s'est inquiété à la fin - "le Capitaine Crochet, il est mangé par le crocodile ?" Et puis il s'est laissé emporter dans les airs sur le bateau pirate, saupoudré de poussière de fée...

L'enregistrement a visiblement été fait pour accompagner un livre (d'où les petits "dings" indiquant qu'il faut tourner la page) mais à aucun moment cela n'a eu l'air de gêner mes loustics. Il faut croire que l'enregistrement se suffit à lui-même - et puis, ça évite de devoir s'organiser pour que chacun puisse voir les images... oui, oui, c'est du vécu.

Nous avons remarqué les petites différences avec le film de Disney, et ça a été l'occasion d'expliquer à mon loulou que cette histoire, au départ, c'était un livre, et que Disney change souvent pas mal l'histoire en adaptant (avec La reine des neiges, ils ont bien eu l'occasion de le remarquer !). Ce sera peut-être l'occasion de découvrir le livre original, un peu plus tard ?

En tout cas, l'essentiel est là : les pouvoirs magiques de la voix de Marlène Jobert fonctionnent toujours. Et j'ai deux armes secrètes de plus dans ma manche pour les lundis soir difficiles - je vous parle du second bientôt !

(vous pouvez écouter un extrait sur le site d'Audible pour vous faire une idée - d'ailleurs, le prix de ces livres étant moins cher que l'abonnement, on a tout intérêt pour une fois à les prendre à l'unité)

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Published by anne(tte) - dans Livres audio jeunesse
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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 09:35

Par où commencer ? Voilà trois fois que je réécris cet article et j'arrive toujours à la même conclusion : il faut que je commence par ce que ce livre n'est pas.

C'est que je l'avais abordé avec une idée fausse. Mettant ensemble le peu que je savais de l'auteur (j'avais lu le début de 99F il y a des années) et le quatrième de couverture (qui parlait de l'histoire d'amour entre Salinger et une adolescente), je m'imaginais un texte un peu cru, provocateur, un de ces livres qui jouent à vous mettre mal à l'aise en s'attardant sur les aspects les plus sombres... J'avais tout faux.

Oh, Beigbeder lance bien quelques petites piques par ci par là, allusions à tel ou tel personnage célèbre (qui m'échappe le plus souvent) ou description un peu complaisante de ses défauts, cultivant son côté "sale gosse". Mais avec le charme de la voix d'Edouard Baer, ça passe tout seul. Et puis ce n'est vraiment pas l'essentiel, dans ce roman. C'est même tout à fait anecdotique (et sans mes a priori de départ, je n'y aurais même pas prêté attention).

En fait... c'est une très belle histoire d'amour.

Oona est très jeune au début du livre, mais c'est déjà une jeune femme : elle vit le plus souvent chez une amie, sort tous les soirs dans les bars branchés où elle fait la pluie et le beau temps, elle a l'habitude que les hommes soient fascinés par sa beauté et son nom célèbre (son père est l'un des plus grands dramaturges américains de son époque). Salinger est un grand jeune homme timide qui rêve de devenir écrivain. Deux jeunes gens qui se rencontrent en 1940, qui tombent amoureux. Surtout lui. Et tout est là, déjà, dans ce "surtout lui".

Les histoires d'amour ne sont jamais simples, sans doute, et l'histoire entre une jeune fille faussement superficielle et un jeune ambitieux qui place la littérature au dessus de tout ne pouvait pas l'être, surtout en 1940, quand Hitler envahit l'Europe tandis que la jeunesse dorée fait la fête au Stork Club de New York. Beigbeder en fait un vrai roman, très bien construit, il a beaucoup de tendresse pour ses personnages, nous fait revivre la légèreté des soirées au champagne comme le chaos des combats du débarquement. Pour faire découvrir, réinventer peut-être, deux destins exceptionnels.

J'ai écouté ce livre sans rien savoir ou presque de la vie d'Oona et Salinger, surprise de chaque rebondissement, comme dans un ouvrage de fiction. Et je crois que c'est ce qu'aurait voulu l'auteur. Deux personnes réelles qui deviennent de vrais personnages de fiction. Et comme dans tous les bons romans, on finit par les connaître comme des personnes. Je ne sais pas si ce livre est fidèle à la réalité mais finalement, est-ce que c'est important ? (là dessus, je vous renvoie au premier chapitre, mais ce serait tellement dommage de vous le raconter)

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 08:04
La bibliothèque des cœurs cabossés - Katarina Bivald

Sara Lindqvist préfère les livres : ils sont tellement plus intéressants que les gens ! D'ailleurs, c'est grâce à eux qu'elle a fait la connaissance de son amie Amy Harris. A travers les lettres et les livres qu'elles se sont échangés, elles sont devenues proches malgré les milliers de kilomètres qui les séparent. Même si Amy a soixante-cinq ans et Sara vingt-huit. Quand la librairie où travaille Sara ferme, c'est l'occasion rêvée : quitter la Suède pour trois mois et découvrir l'Iowa, passer des journées tranquilles avec Amy, lire et parler des livres. Et puis, Amy lui a tellement parlé de Broken Wheel et de ses habitants qu'elle a l'impression de déjà tous les connaître...

Voilà un roman que j'ai eu du plaisir à lire ! Une belle histoire, des personnages attachants, une touche d'optimisme, et bien sûr, les livres. Parce qu'il est beaucoup question de livres ici : les livres échangés, les livres conseillés, les livres laissés par Amy, les livres de l'improbable librairie créée par Sara. Oui, parce qu'il s'agit d'une librairie et pas d'une bibliothèque mais peu importe, en fait. La passion de Sara pour les livres, son souhait de faire découvrir à chacun le livre qui est fait pour lui, c'est la même que celle d'une bibliothécaire. Et puis, j'adore la manière iconoclaste dont elle classe les livres dans sa librairie (je vous laisse découvrir mais ça donne des idées à la bibliothécaire que je suis !).

Ce gros roman de 500 pages se lit en un rien de temps et est comme on l'imaginerait à regarder sa couverture : un roman qui fait du bien. Un roman optimiste et drôle, plein de fantaisie, et qui donne quelques idées de lecture - moi, je n'ai jamais lu Les beignets de tomate verte, et même pas non plus Millenium. Et on s'identifie forcément un peu à Sara, la grande lectrice, qui pense que pour certains livres, il faut mettre des affiches de mise en garde "attention fin malheureuse !" parce que "comment peut-on exiger des messages d'avertissement sur les paquets de cigarettes, mais pas pour les livres tragiques ?"

De mon côté, je ne suis pas très loin de croire qu'à force, l'abus de livres tragiques est préjudiciable à la santé. En tout cas, ce livre-ci est un excellent antidote !

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 17:07

Après la lecture laborieuse de La vie des elfes, j'avais envie de quelque chose qui se lise vite, facilement. De finir mon livre d'une traite et que la lecture soit agréable de bout en bout... c'était le bon moment pour lire Riquet à la houppe d'Amélie Nothomb.

Vous le savez, j'adore les contes, et j'ai un petit faible pour Riquet à la houppe - j'avais choisi de lire il y a quelques années à une classe de GS lors d'une séance sur les contes de Perrault (dans une version adaptée, le texte intégral aurait été un peu long !). Les enfants connaissent de moins en moins les contes classiques, je trouve ça tellement dommage ; il y a de vrais trésors dans ces contes alors j'essaie de leur en faire découvrir tous les ans !

Revenons à Amélie Nothomb. Dans cette interview, elle explique qu'elle a choisi de réécrire ce conte-ci pour deux raisons. D'abord, il est peu connu (comme quoi, j'ai des points communs avec Amélie Nothomb !). Et ensuite, il se rapproche de La belle et la bête, sauf que la belle tombe amoureuse d'un monstre et se retrouve avec un prince, ce qui est très injuste, alors que la belle de Riquet à la houppe garde le monstre dont elle est amoureuse (!). J'aime beaucoup sa manière de voir les choses (même si La belle et la bête reste l'un de mes contes préférés !).

Alors, le conte de Riquet à la houppe version Amélie Nothomb, qu'est-ce que ça donne ? Un livre drôle, infiniment spirituel, un petit plaisir de lecture - petit parce qu'il se lit en un éclair mais j'ai eu le sourire aux lèvres tout au long des pages.

Il commence ainsi :

"Enceinte à quarante-huit ans pour la première fois, Enide attendait l'accouchement comme d'autres la roulette russe."

(Si cette phrase vous a plu, vous pouvez vous lancer les yeux fermés, vous ne serez pas déçus.)

Le livre débute en effet avec deux naissances : Déodat, le fils d'Enide, monstrueusement laid mais peut-être aussi monstrueusement intelligent, et la petite Trémière, dont la beauté suscite à la fois admiration et jalousie. Parce que la beauté n'est pas mieux traitée que la laideur dans la cour de récréation, d'autant que Trémière a vite la réputation d'être sotte (pas sûr que cela soit la réalité).

Au fil des pages, chacun s'adapte et mène sa vie jusqu'au jour de leur rencontre...

Vous l'avez compris, j'ai beaucoup aimé ce livre, le choix du conte, la réécriture du conte, l'humour... et encore plus le dernier chapitre, où Amélie Nothomb assène comme en passant quelques petites vérités sur "les littératures dignes de ce nom". Je ne pourrais pas être plus d'accord avec elle !

 

Deuxième lecture du Challenge 1% Rentrée littéraire.

Défi perso : Je lis la rentrée littéraire à la bibliothèque.

 

Alors, un petit mot sur ce défi : tout de suite après la rentrée, j'ai lu plusieurs romans coup sur coup... et je ne les ai pas chroniqués. Je vais peut-être quand même faire un article pour partager tout ça, hors délai pour le challenge, juste pour le plaisir ! Tous les ans, c'est la même chose : je me lance pleine d'enthousiasme et je n'atteinds jamais les 6 livres. Mais comme tous les ans, je fais de superbes découvertes littéraires avec ce challenge... j'y retourne à chaque fois !

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 08:15

Ça vous est déjà arrivé, de ne pas vous sentir assez intelligent pour le livre que vous êtes en train de lire ? Parce que c'est vraiment la meilleure manière que j'ai trouvée pour expliquer l'impression que m'a laissée La vie des elfes de Muriel Barbery.

Tous les ingrédients semblaient être réunis pourtant pour que ce livre me plaise - et je comprends tout à fait pourquoi une amie me l'a offert. Du merveilleux, de la poésie, la frontière ténue entre le réel et l'imaginaire, un style très littéraire... Trop littéraire, peut-être ? Pour ma défense, Proust est l'un de mes écrivains préférés, est-ce que ça compte comme référence d'écrivain littéraire ? Mais Muriel Barbery... c'est trop compliqué pour moi.

Reprenons depuis le début. Tout commence avec deux petites filles : Maria et Clara. Maria, "la petite des Espagnes", vit dans un petit village du Morvan, sous la protection d'une famille de fermiers, passe son temps à grimper dans les arbres et à parler aux animaux. Tout le monde sent bien dans le village qu'il y a en elle quelque chose d'extraordinaire sans pouvoir vraiment expliquer pourquoi. Clara est orpheline elle aussi et vit dans les montagnes d'Italie. Le jour où un piano arrive à l'église du village, quelque chose se révèle et ce n'est pas seulement sa capacité prodigieuse à jouer du piano sans l'avoir jamais appris. A travers la musique, Clara semble atteindre quelque chose d'autre, quelque chose d'extraordinaire...

Vous comprenez pourquoi tous les ingrédients étaient réunis ? Cette histoire, j'ai eu immédiatement envie de la suivre, de me laisser bercer par les mots, de découvrir aux côtés de Maria et Clara la poésie de la nature et de la musique. Mais... qu'est-ce que j'ai eu du mal à lire ce livre ! Je crois comprendre l'intention de l'auteur qui sème les indices au fil des pages pour que l'histoire se découvre peu à peu, que tout ne soit pas "bêtement exposé ; mais j'ai passé mon temps à revenir en arrière, à essayer de retrouver ce qui avait été dit pour petit à petit recoller les morceaux. A un moment, perplexe, j'ai voulu expliquer mon désarroi à mon mari en lui lisant un extrait (vous l'avez remarqué, il est souvent le témoin de mes enthousiasmes et doutes littéraires). J'ai commencé par lui dire que j'allais lui résumer avant de lui lire. Et là... révélation.

Moi : -  Ils sont en haut d'une colline. Enfin je crois. En tout cas, ils sont devant une ferme. En fait, je sais pas trop où ils sont.

Mon mari (le bon sens incarné) : - Et ça a une importance ?

Moi : Je sais pas. Peut-être. Parce qu'il y a une inondation qui arrive mais c'est peut-être juste une figure de style, ou alors c'est la pluie, en même temps, c'étaient des vagues qui remontaient la pente alors si c'est vraiment de l'eau, ça va pas les aider d'être en haut d'une colline.

Mon mari : ...

Moi : Euh, je te lis un extrait ?

(en vrai, j'ai piqué un fou rire au milieu de ce dialogue, voilà, vous savez tout)

Donc voilà, c'était simple : je n'avais à peu près rien compris à l'histoire. Rongée par le doute sur mes capacités littéraires, je suis allée voir les commentaires sur Babelio. Est-ce que j'étais la seule ? Visiblement, certains lecteurs ont trouvé ce texte génial, d'autres complètement indigeste. Ils le comparaient aussi aux livres précédents de Muriel Barbery mais ça ne m'avançait pas beaucoup, vu que je n'en ai pas lu d'autres.

Et surtout... c'est le premier tome d'une série. Ce dont je me doutais un peu arrivé vers la page 200 parce que ça n'avait pas l'air de prendre le chemin de se conclure en une centaine de pages.

Est-ce ma faute ? La sienne ? Le coup de foudre entre lui et moi n'a pas eu lieu. Vers la fin, les morceaux du puzzle ont commencé à se mettre en place - avec retours en arrière multiples pour retrouver par exemple le pourquoi de cette citation en français traduite en italien en bas de page, qui me disait quelque chose, ah oui, il y avait la moitié de la même citation en italien, traduite en français en bas de page, environ 150 pages avant... j'en ai peut-être manqué d'autres, de références, pardon Muriel Barbery. Et je suis arrivée au bout, renonçant à déterminer le sens d'une de la phrase suivante  : "Quelque chose se déchira en elle et fendit le ciel de son regard intérieur de zébrures d'encres qui se diluaient lentement puis disparaissaient dans un dernier lavis perlé de lumière". Est-ce son regard intérieur qui fend le ciel ou bien est-ce que c'est le ciel de son regard intérieur qui est fendu ? Le mystère restera entier mais après tout, comme le dirait mon mari : est-ce que ça a une importance ?

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 18:30

Je ne suis pas une grande lectrice de BD (vous l'avez sans doute remarqué) mais j'aime bien la BD reportage. En général, ce sont de très gros volumes, c'est peut-être ce qui me plait, ou alors cette manière d'aborder différemment le documentaire, à la fois accessible et riche de contenu.

De temps en temps, une BD croise ainsi ma route, ou l'inverse, et ça a été le cas des Ignorants d'Etienne Davodeau.

Les ignorants - Etienne Davodeau

Oh, j'en avais entendu parler, à sa sortie, et j'avais beaucoup aimé le sujet : un auteur de BD et un vigneron qui travaillent ensemble, l'un découvrant la vigne et l'autre la bande-dessinée. Je m'étais même dit que ce serait le cadeau idéal pour mon mari - et puis, je ne l'avais pas noté, le temps a passé et je n'y ai plus pensé (honte à moi, d'ailleurs, pour le cadeau).

L'occasion s'est présentée quand un exemplaire est arrivé à la bibliothèque. En plus, j'ai eu de bons échos. Je l'ai donc tout de suite pris pour mon mari (quand même, il fallait bien que je me rattrape, même si lui n'en savait rien !) et puis, bien sûr, puisqu'elle était là, je l'ai lue. ;)

J'ai beaucoup aimé. D'abord, le dessin : je ne sais pas comment fait Etienne Davodeau pour retranscrire comme ça, juste avec du noir et blanc, la douceur d'un pique-nique sous l'ombrage des arbres...

Les ignorants - Etienne Davodeau

On est plongé dans cette campagne, ces vignes, qu'on arpente à travers les saisons aux côtés de Richard. Un sacré personnage, Richard, et sa découverte de la BD est souvent assez savoureuse.

Mon moment préféré, je crois, c'est Richard à l'expo Moebius ("un des plus grands auteurs français contemporains" l'a averti Etienne).

Les ignorants - Etienne Davodeau

Rassurez-moi, vous aussi, ça vous fait ça, des fois ?

Ce n'est qu'une anecdote, ceci-dit, parce que Richard va aussi découvrir de vrais coups de cœur, échanger avec des auteurs, rencontrer les éditeurs... tout en étant voué à devenir un personnage de BD, finalement. Et les échanges entre auteurs, on y assiste avec lui en ayant l'impression de découvrir un peu des coulisses.

Mais ce qui ressort surtout, c'est le travail de la vigne, le souci du sol, de la terre, la rencontre avec d'autres vignerons d'une génération qui essaie d'inventer des manières plus authentiques de faire du vin.

Un apprentissage pas toujours simple et qu'Etienne Davodeau rend tellement vivant.

Les ignorants - Etienne Davodeau
Les ignorants - Etienne Davodeau

Avec lui, on apprend une foule de choses, et on mesure à quel point le travail agricole (une expression que j'emploie faute de mieux) requiert de savoirs, scientifiques, empiriques, et évolue au fil des expérimentations et aussi de choix, d'orientations - la recherche de vins moins calibrés, qui "lui parlent" plus. C'est ainsi que souvent, le travail du vin rejoint celui de la BD, et qu'artisan et artiste ne sont pas si loin l'un de l'autre.

Bon, tout à l'heure, je le rends à la bibliothèque et je le mets bien en évidence, celui-ci, qu'il continue son tour chez d'autres lecteurs. D'ailleurs, j'ai une petite pensée pour celui qui a dû le lire avant moi en plein petit déjeuner, en laissant quelques miettes entre les pages - mince, je suis pas la seule à lire avec mon petit déj à côté ?

 

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 07:27

Je suis une grande fan de marinière. Les rayures, l'encolure bateau, le bord de mer, la plage... euh... je m'égare un peu, je crois. Bref, je suis une grande fan de marinière et à l'approche de l'été, j'avais une furieuse envie de tricoter une marinière.

Ça tombait bien : ma mistinguette avait besoin d'un petit pull pour remplacer son Néréa. Bien sûr, nous avons choisi ensemble. Pour le modèle, à nouveau un modèle de Kids Tricot mais pas le même. Pour la couleur, à nouveau sa couleur préférée mais pas la même non plus.

Au final, une nouvelle marinière qui a à la fois quelque chose de l'ancienne et pas du tout... Une marinière sans rayures mais avec un "point de vague."

Tricot : Nalu, la marinière
Tricot : Nalu, la marinière
Tricot : Nalu, la marinière
Tricot : Nalu, la marinière
Tricot : Nalu, la marinière

Petite encolure bateau, petites manches raglan (trois quart), point de vague qui évoque les fameuses rayures : on retrouve bien les détails de la marinière mais "revisités" (pour utiliser un terme à la mode), avec une petite touche d'originalité que j'adore.

Avec une encore et des bordures au point mousse (je ne peux pas résister au point mousse !).

Nalu se tricote du col vers le bas ce qui permet tous les essayages et les ajustements. Muriela propose une version garçon (manches longues, longueur pull) et une version fille (manches trois quarts, longueur tunique avec une petite cordelette) ; avec la miss, on est parti sur un mix des deux, en réglant les longueurs directement sur la future propriétaire. Elle qui porte du 12 ans en haut et du 10 ans en bas, c'était pas du luxe de vérifier !

Tricot : Nalu, la marinière
Tricot : Nalu, la marinière
Tricot : Nalu, la marinière

(elle le porte avec un short Deauville (agrandi en 10 ans) cousu l'an dernier et jamais montré ici)

Côté laine, je voulais quelque chose de plus estival que la laine et en même temps, j'avais peur que le poids du coton ne donne un pull très lourd qui se déformerait sous son poids. Nous sommes donc parties sur un mélange de laine et de bambou, la laine Bamboulène de Cheval Blanc. Je l'ai commandée sur le site Sperenza - pour les Drômoises, il y a plein de choix sur le site, la livraison est gratuite et rapide au magasin de Bourg-Les-Valence et ils sont très serviables si on les appelle. J'ai eu besoin de plus de pelotes qu'indiqué dans le modèle, j'ai appelé, ils m'ont mis de côté deux pelotes du même bain en me disant que je peux leur renvoyer celle en trop ensuite. Au final, j'ai eu besoin d'une pelote de plus (plus qu'à repasser au magasin, la tentation va être forte, là-bas...). Pourquoi ? Mystère... je tombais juste pour l'échantillon en tricotant en 4.

A part cette panne de pelote vite résolue, le modèle a été un plaisir à tricoter. Le point se mémorise facilement et il donne l'impression d'avancer, c'est toujours plus motivant d'avoir un petit quelque chose à suivre (les km de jersey, c'est plus facile mais ça paraît toujours plus long !). Par contre, devant la télé, c'est un peu piège parce que j'ai dû détricoter deux fois. :P

La laine est toute douce et agréable à tricoter mais... mais... j'ai eu un nœud à chaque pelote. Et qui dit nœud dit changement de fil (pas question de le retrouver dans le tricot, je fais comme ma copine Tica maintenant) donc fils à rentrer... En même temps, ça reste de la laine bon marché alors ce n'est pas vraiment une surprise non plus...

Tricot : Nalu, la marinière
Tricot : Nalu, la marinière
Tricot : Nalu, la marinière
Tricot : Nalu, la marinière

Au final, ma miss est ravie et a tenu à partir à l'école avec son pull malgré les températures caniculaires qui s'annoncent ("pas grave, je le mettrai dans mon cartable"). Le pull a donc été fini hier soir et photographié ce matin avant le départ pour l'école, du jamais vu ici, je crois.

Et vous avez vu comme la marinière va bien avec le pendentif préhistorique ? Et ça compte parce que le pendentif préhistorique, c'est la grande classe et je ne sais pas ce qu'en dit Cristina Cordula mais moi, je trouve que c'est un indispensable de la garde-robe ! (d'ailleurs ma miss m'a promis de me le prêter de temps en temps ;) ).

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 10:47

Je viens de finir Les mille talents d'Euridice Gusmão : c'est drôle, c'est triste, c'est émouvant, la fin pourrait être ratée et en fait non, ça parle du Brésil dans les années 60 et ça parle de toujours et de partout... Vous l'avez deviné, c'est un gros coup de cœur.

Les mille talents d'Euridice Gusmão - Martha Batalha

J'ai d'abord aimé la couverture. Eh oui, je suis le genre de fille qui choisit les livres à leur couverture et celle-là m'a attirée tout de suite. Je me souvenais en avoir entendu parler, de ce livre, en bien, mais sans plus. Et comme j'hésitais, la bibliothécaire de permanence ce jour-là a su trouver les mots pour me convaincre : je le lirais vite, ce n'était pas grave si j'avais déjà emprunté un autre livre et puis, en plus, la couverture était assortie à mon bracelet, c'était un signe (!).

Je suis donc rentrée à la maison avec ce livre dans les mains, en expliquant à ma miss qui marchait à côté de moi que "c'était un livre sur une femme au foyer qui voulait faire autre chose dans sa vie", ce qui était à peu de chose près ce que j'avais retenu de ce que j'avais lu sur le net.

Les mille talents d'Euridice Gusmão - Martha Batalha

J'ai commencé à le lire le soir-même (en mettant de côté tous les livres que j'avais prévu de lire avant et ceux en cours) et c'est la langue qui m'a plu. On pourrait dire le style, n'ayons pas peur des grands mots ! Une langue merveilleusement traduite, forcément, parce que sinon la magie n'opérerait pas et que le style d'un livre traduit, c'est quand même le mélange de celui de l'auteur et de celui du traducteur.

Ce qui ressortait tout de suite, c'était l'humour. Un humour particulier, spirituel, un peu second degré, qui m'a parlé tout de suite. A tel point que je suis allée en lire un petit bout à mon mari qui s'affairait dans la pièce d'à côté, juste pour partager. Puis que j'en ai lu un bout à une lectrice de la bibliothèque (alors que je n'avais pas encore fini le livre). Alors, forcément, il faut que je partage aussi ici.

"Zélia collectionnait les frustrations, la plus grande étant de ne pas être le Saint Esprit, qui voyait et savait tout. En vérité, elle était plus proche du Grand Méchant Loup que du Saint Esprit, parce qu'elle avait de grands yeux pour mieux voir, de grandes oreilles pour entendre et une très grande bouche qui dispensait aux voisines les principales nouvelles du quartier. Zélia avait également un cou de tortue, qui semblait s'allonger chaque fois qu'elle voyait passer devant chez elle une personne qui l'intéressait. Cette femme était plus curieuse qu'un ornithorynque, et si elle ne soulevait pas l'indignation de toute sa rue, c'était simplement parce que Zélia n'était qu'une commère parmi tant d'autres vivant à cette époque à cet endroit."

Un petit bijou de paragraphe qui vous laisse deviner les autres (et que je préfère de beaucoup à l'extrait choisi pour la quatrième de couverture... mais c'est une question de goût !).

Petit à petit, j'ai découvert l'histoire, qui était effectivement celle d'une femme au foyer à qui cette vie ne suffit pas... mais ce serait vraiment une très mauvaise manière de résumer ce livre. Un autre petit extrait, pour situer le personnage.

"Parce que figurez-vous qu'Euridice était une femme brillante. Si on lui avait donné des calculs compliqués, elle aurait conçu des ponts. Si on lui avait donné un laboratoire, elle aurait créé des vaccins.Si on lui avait donné des pages blanches, elle aurait écrit des classiques. Mais on lui donnait des culottes sales, qu'elle lavait aussi vite que bien, avant de s'asseoir sur le sofa, de regarder ses ongles et de se demander à quoi elle aurait bien pu penser."

Donc, Euridice est une femme au foyer. Une femme qui "sait qu'on ne vaut pas grand chose quand on dit au jeune homme chargé du recensement d'écrire dans le champ "Profession" les mots "Femme au Foyer"." (promis, là, j'arrête les citations). Et son ou plutôt ses talents vont s'exprimer tout de même. Mais ce n'est pas le roman un peu convenu de la revanche d'une femme au foyer sur la vie. Juste l'histoire d'une femme à l'étroit dans sa vie. Et aussi d'autres femmes : sa sœur, sa mère, sa voisine - et d'autres hommes (mari, commerçant du quartier, étudiant, pharmacien), tout un petit monde qui essaie tant bien que mal de vivre leur vie. Des histoires qui touchent, qui font réfléchir, et dont ne sont pas absents les sujets plus graves parce que la vie, là-bas, est aussi comme ça.

Les mille talents d'Euridice Gusmão - Martha Batalha

On passe d'un personnage à l'autre, d'une histoire à l'autre, pour revenir au personnage principal sans jamais être perdu, et les destins de ces femmes du Brésil des années 60 nous interrogent et nous font réfléchir, nous aussi, aujourd'hui.

Tout au long de ma lecture, j'ai eu un doute, pourtant : est-ce que ça n'allait pas se finir un peu en queue de poisson ? Ou alors de manière moralisatrice ? Ou dans la facilité ?

Et pas du tout. La déception que je craignais n'est pas venue : la fin est très réussie. Et la note de l'auteur, qui suit, aussi. En fait, j'ai adoré la fin - et c'est très dur de ne pas en parler... mais motus, pas question de vous gâcher le plaisir de la découverte.

Bref, coup de cœur du début à la fin. Comme quoi, quand on dit qu'il ne faut pas juger les livres à leur couverture...

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 16:53

Kerstin Gier dédie son livre "à toutes les filles qui ont le cœur en pâte d'amande", qu'elles aient 14 ou 41 ans. Je suis plus près de 41 que de 14 ans mais j'avoue tout : moi aussi, j'ai un cœur en pâte d'amandes. J'ai dévoré sa trilogie avec autant de plaisir que ma grande de 12 ans (et avec un peu de compassion, parce que elle, elle a dû attendre des semaines entre chaque tome... la pauvre, si j'avais su !).

Rouge Rubis, Bleu Saphir et Vert Emeraude - Kerstin Gier

Dans la famille de Gwendolyn, c'est sa cousine, Charlotte, qui est spéciale. Elle est porteuse du gène du voyage dans le temps et sa mère attend avec impatience qu'elle ressente les vertiges annonciateurs de son premier saut dans le passé. Depuis toujours, Charlotte est préparée à ce destin extraordinaire : cours d'histoire, d'équitation, de danse, initiation aux "mystères". Gwendolyn a bien un pouvoir, elle aussi, mais personne ne le prend vraiment au sérieux : elle voit des personnes invisibles, les esprits de personnes décédées depuis des années, comme James, le sympathique jeune homme qui se promène dans les couloirs de son lycée.

Bien sûr, ce n'est pas Charlotte la porteuse du gène, mais bien Gwendolyn, la lycéenne "ordinaire". Elle va devoir apprendre en quelques jours ce qu'on a enseigné à sa cousine depuis toujours, intégrer la confrérie des Veilleurs, qui accompagne les voyageurs dans le temps depuis des siècles au service d'une mission mystérieuse, démêler les secrets de sa famille et découvrir si elle peut faire confiance à Gidéon, l'autre voyageur dans le temps, âgé d'à peine deux ans de plus qu'elle et qui n'est pas du tout, mais alors pas du tout son genre...

Rouge Rubis, Bleu Saphir et Vert Emeraude - Kerstin Gier

On a tous les ingrédients d'une certaine littérature ado : la lycéenne ordinaire qui prend conscience peu à peu de ses pouvoirs, la bonne copine qui partage tous ses secrets et l'aide dans sa quête, les rebondissements, l'humour, la touche de fantastique, l'histoire d'amour... mais qu'est-ce que c'est bien fait ! Les pages se tournent toutes seules et on prend un réel plaisir à se faire embarquer, à rire, s'émouvoir, et à redécouvrir son propre petit cœur en pâte d'amande, donc.

Moi qui ai tellement envie ces derniers temps de légèreté et d'histoires qui finissent bien, je n'ai pas boudé mon plaisir et j'ai été heureuse de partager cette lecture avec ma grande. D'ailleurs, je sais que je ne suis pas la seule parce que la libraire qui nous a vendu le tome 2 nous a aussi avoué avoir adoré les trois tomes !

Rouge Rubis, Bleu Saphir et Vert Emeraude - Kerstin Gier

(Petit bémol sur la couverture du tome 3 qui ne reflète absolument pas, je trouve, l'ambiance du livre... ils ont bien fait de prendre les affiches des films pour les deux premiers !)

C'est une règle quasi universelle, pourtant : je déteste les histoires de voyage dans le temps. Trop de paradoxes temporels, d'incohérences... il n'y a guère que dans Harry Potter que j'ai trouvé l'intrigue autour du voyage dans le temps bien construite ! Ici, j'ai trouvé que c'était très intelligemment utilisé, avec des incidents qui donnent des indices sur la suite du livre et qu'on attend pour "boucler la boucle" de l'intrigue.

Et j'ai beaucoup apprécié que l'étrange don de Gwendolyn, qui parle aux esprits ou aux gargouilles, soit traité sur le mode de l'humour, avec gargouille un peu trop collante qui cherche un ami ou fantôme qui donne des conseils de savoir vivre pour le 19ème siècle.

D'ailleurs, l'humour et une certaine légèreté de ton sont sans doute les ingrédients qui donnent toute leur saveur à ces romans et lui ont permis de tant m'accrocher - je ne me prononcerais pas pour ma miss, il faudrait lui demander. ;)

Rouge Rubis, Bleu Saphir et Vert Emeraude - Kerstin Gier

Alors bien sûr, j'avais deviné l'une des révélations finales du tome 3... au milieu du tome 1 ? Mais après tout, quelle importance ? Ici, on est clairement dans la lecture plaisir, celle où on se laisse raconter une histoire et qui nous emporte ailleurs. Et ça fait tellement du bien, parfois...

D'ailleurs, vous auriez d'autres titres à me conseiller, en ado ?

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Published by anne(tte) - dans Mes lectures Roman ado
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 07:43

Vous voulez voir mon lopi de l'hiver ? Enfin, celui de ma grande ?

Tricot : Verur

Sans avoir rien prémédité, je me rends compte que je tricote un lopi chaque hiver. C'est que c'est tellement agréable, ces motifs qui apparaissent sous les doigts, les couleurs lumineuses de la laine, ça a un petit côté magique... et puis, le lopapeysa, c'est l'élément indispensable (incontournable !) de la garde-robe de mes loulous - normalement, c'est un modèle Olga en gris (sa maman doit être légèrement obsessionnelle) mais comme elle en porte depuis ses 7 ans... il était temps de changer !

Là, le côté magique a joué en plein : nous avons choisi le modèle Verur avec ma grande (en même temps, c'était le seul qui existait en 14 ans en Lett-Lopi dans le livre Knitting with icelandic wool), puis nous avons choisi les couleurs... et le modèle s'est métamorphosé.

Tricot : Verur
Tricot : Verur

Méconnaissable ! Avec un petit côté berlingot que j'adore... Surtout que le motif se retrouve aussi en bas des manches et du corps.

Tricot : Verur

Comme pour le lopi de son papa l'an dernier, je l'ai tricoté en top-down (du col vers le bas) pour pouvoir le lui faire essayer au fur et à mesure. Une méthode qui n'est pas parfaite mais qui permet de se rassurer un peu au fil du tricot. Et heureusement qu'il y a eu ces essayages, parce que le pull aurait été beauuuuucoup trop long sinon (en gros, ça lui serait arrivé au genou).

Là, à l'usage (je l'ai fini en mars donc elle l'a déjà pas mal porté), il est un peu grand mais je me dis qu'il lui ira longtemps, comme ça !

Tricot : Verur
Tricot : Verur

J'ai un peu changé de manière de faire pour le steek et les bordures en crochet et je suis super contente du résultat : je n'ai jamais aussi bien réussi un steek !

Tricot : Verur

(elle est contente aussi mais je ne sais pas si c'est lié au steek ? :P )

A l'occasion, j'ai aussi découvert que depuis bientôt 11 ans que je fais du tricot, j'ai toujours mal cousu mes fermetures éclair... vous le saviez, vous, qu'il fallait coudre jusqu'en bas, en piquant à travers la partie toute dure en plastique ? J'ai réparé ça et je ne sais pas si la fermeture coulissera mieux mais disons que j'ai toutes les chances de mon côté, comme ça (j'ai aussi découvert qu'il y avait une sécurité à l'intérieur de la fermeture éclair... ma mercière m'étonnera toujours).

La miss est équipée pour toutes les occasions maintenant, surtout les "camping trips in the summer and school day in the winter" d'après ce qui est marqué sur le modèle. Et je confirme, ma miss a déjà validé les deux avec son week-end campé d'avril !).

Maintenant, la question qui demeure... jusqu'à quel âge le lopi est-il "ado-compatible" ?

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Published by anne(tte) - dans Tricot Islande
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