28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 10:45

"Me faire sauver la vie est l'aventure la plus extraordinaire que j'aie jamais vécue."

Difficile de parler de ce livre tant il m'a émue... Si je ne devais le raconter qu'en une phrase, ce serait vraiment celle-ci. "Me faire sauver la vie est l'aventure la plus extraordinaire que j'aie jamais vécue."

Parce que c'est d'une aventure qu'il s'agit, une aventure comme dans la vraie vie : extraordinaire, où le merveilleux n'est jamais loin, où l'on ne sait jamais ce qui vous attend et en fait, ce qui vous attend, personne n'aurait pu l'imaginer...

On est tous, à un moment ou à un autre, que ça soit soi-même ou via un proche, confronté à la maladie. Celle avec un grand M, ou un grand C souvent, celle de l'hôpital et des noms compliqués qui font peur. Pour Mathias Malzieu, ça n'était pas un cancer mais une maladie au nom bizarre qui ressemble beaucoup à une leucémie et se soigne un peu pareil. Ne se soigne pas très bien, en fait. Au début, Mathias Malzieu ne le sait pas : il se demande pourquoi il est si fatigué, si facilement essoufflé, il va faire une prise de sang pour vérifier quand même... et quelques heures plus tard, il se retrouve à partir en urgence à l'hôpital où il rencontre une hématologue à voix douce qui doit lui faire subir un examen "un petit peu désagréable" (et accessoirement, découvrir ce que ça veut dire, pour un hématologue, "un petit peu désagréable"...).

Nous, lecteur, on sait que ça va bien se finir, qu'il va guérir avec le genre de miracle qu'on voit à l'hôpital, celui qui vient de la science et du dévouement de soignants extraordinaires. Mathias Malzieu ne le sait pas. Il va affronter tout ça avec ses armes : l'humour, l'imaginaire, la création. Il va se disputer avec Dame Oclès qui essaie de lui faire peur avec son épée, écrire de la musique, rêver, se nourrir d'amour et du sang qu'on lui transfuse toutes les semaines - faisant de lui un vampire en pyjama.

C'est lui qui lit son livre. Comme il est musicien, il y met de la musique, un petit bout de chanson, à la fois beaucoup d'émotion et beaucoup de simplicité. Le découvrir en livre audio, l'entendre de la voix de l'auteur, ça donne quelque chose de très intime, comme si on était là à discuter avec lui, à l'écouter. Comme si on était proches, tout à coup.

Le livre pourrait se conclure par la guérison mais non, la surprise, c'est ce Carnet de board qui vient compléter l'histoire, la refermer ou la conclure en quelque sorte. Je vous raconte pas... c'est trop inoui, cette histoire qui commence au moment où vous pensez que le livre est fini et que vous regardez, perplexe, le compteur qui vous indique encore bien une heure d'écoute... Et ça fait que, même si tout dans ce livre est absolument vrai, tout est en même temps aussi bien construit que dans un roman, avec ce qu'il faut de poésie dans l'écriture pour raconter ce qui est absolument vrai dans en oublier des bouts.

Journal d'un vampire en pyjama est sans doute l'un des plus jolis livres audios que j'ai jamais écouté.

J'ai reçu dans le cadre d'un partenariat avec Audible - comme d'habitude, je vous donne mon avis de la même manière que si je l'avais acheté moi-même... et pour tout avouer, j'avais bien l'intention de l'acheter (en version papier) quand il est sorti. Pour le coup, j'ai eu de la chance... j'aurais vraiment manqué quelque chose...

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commentaires

Marie 29/03/2018 17:45

« Me faire sauver la vie », ces cinq petits mots ne m’ont pas quittée du moment où je les ai lus, c’est à dire dès les premiers mots et ce jusqu’à la fin de ton article.
Cette tournure est si particulière. D’ordinaire on fait quelque chose pour sauver ou être sauvé.
Il y a quelque chose d’enfantin et comme une immense reconnaissance. D’enfantin, peut-être parce que lorsqu’on est malade, il faut faire confiance à ceux qui savent, comme quand on est petit et encore bien ignorant, on fait confiance aux grands, pas le choix de toute manière…
De la reconnaissance, se faire sauver, c’est un peu comme être porté, accompagné et puis les soignants sont « extraordinaires » et il se nourrit « d’amour ».
Je ne sais pas. Je n’ai pas lu le livre.
Mais je ne pourrai pas le lire. Un écrivain, musicien, qui lit son livre, sa vie ; tu m’as convaincue que ce livre, il faut l’écouter.
Le carnet de bo(a)rd ? J’ai cru lire « l’humour, l'imaginaire, la création ». Le cahier de marche peut-être alors ?

anne(tte) 29/03/2018 21:31

Comme tu dis, cette tournure est particulière, et très juste. Et le livre est un peu tout comme ça !
Une autre chose qui m'a touchée : à la fin, comme souvent, il y a des remerciements. Mathias Malzieu remercie ceux qui lui ont sauvé la vie les soignants, la donneuse qui a permis la greffe et aussi tous les anonymes qui ont donné leur sang - parce qu'en fait, chacun de ces dons du sang lui a sauvé la vie. Je trouve ça très beau... on n'y pense pas, quand on va au don du sang, qu'on va sauver des vies pour de vrai, sans le savoir, et pourtant...
Et au sujet du carnet de board, tu n'es pas si loin, mais ce n'est pas tout à fait ça non plus... mais non, je dis rien, ce serait trop dommage que tu n'aies pas le plaisir de la découverte ! ;)

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