Des livres, du tricot, de la couture et encore des livres... Bienvenue chez moi !

Il y a un mystère Camilla Läckberg. A chaque fois que je lis un de ses romans, en tout cas les derniers, je me dis que les ficelles sont un peu grosses, qu'elle exagère de nous faire languir des pages et des pages avec des "Patrick écouta le compte-rendu du médecin légiste", "Patrick résuma à Martin", "Martin était stupéfait", etc, pour nous révéler le mystérieux contenu de ce compte-rendu une centaine de pages plus loin... et qu'on ne soit pas (si) surpris que ça.
Pour Le gardien de phare, j'avais deviné la grande révélation choc du livre à quoi... un quart du roman ? Et il y avait (presque) autant d'événements glauques que dans La sirène. Et pourtant... je n'ai qu'une hâte, c'est de retrouver le petit monde de Fjällbacka pour une nouvelle histoire. Et je sais que je ne suis pas la seule (n'est-ce pas, Tica ?).
Alors, pourquoi est-ce que j'y reviens toujours ? Sans doute à cause des personnages auxquels on s'attache, de livre en livre. Et puis à cause de la Suède, Fjällbacka, le dépaysement de s'imaginer sur le port, sur une petite île ou au pied d'une falaise... À cause aussi du va et vient entre passé et présent qu'on retrouve à chaque fois ? Et puis je crois aussi que malgré la noirceur des événements (elle n'y va pas avec le dos de la cuillère, encore une fois), bizarrement, il y a cette ambiance qui ne devient jamais aussi oppressante ou désespérée qu'on pourrait s'y attendre et qui fait qu'on passe un bon moment de lecture... Après, le livre audio contribue sans doute au charme de l'ensemble, je l'ai trouvé très bien interprété encore une fois (en fait, je les ai tous écoutés en livre audio jusqu'à présent).
L'autre effet secondaire notables des romans de Camilla Läckberg, à part l'addication, c'est que ça me donne toujours envie de faire des Kanelbullar - mais ça, mon entourage ne s'en plaint pas ! ;)
Et si on parlait un peu du Gardien de phare, quand même ? D'abord, j'adore la couverture (vraiment), je me ferais presque la même tenue de bain pour l'an prochain. Et puis je l'ai trouvé à la fois moins réussi et plus réussi que d'habitude, tant les fils des histoires parallèles se croisent de manière parfois un peu artificielle mais en même temps en explorant les facettes d'un même thème.
Ici, tandis qu'Erica et sa famille se remettent des événements de la fin du livre précédent, le maire prépare la restauration d'un centre de soins au bord de l'eau en un spa grand luxe. Matts, qui suit la comptabilité, se pose des questions. Il est revenu dans la ville de son enfance il y a quelques mois, on ne sait pas pourquoi. Et son amour de jeunesse vient d'arriver sur Graskar, l'île aux esprits, où se dresse le phare, semblant fuir elle aussi quelque chose... Quand le meurtre arrive, vous êtes piégés et vous savez que vous allez tout lire jusqu'au bout !
En gros : tout le mystère des romans de Camilla Läckberg... (j'ai déjà prévu d'enchaîner sur La faiseuse d'ange !).