Des livres, du tricot, de la couture et encore des livres... Bienvenue chez moi !
Oublions un instant la rentrée littéraire, Amélie Nothomb, son personnage, son livre qui revient immuablement tous les ans, les bons et les mauvais crus... Ce serait dommage de passer à côté de la lecture du Crime du comte Neville pour des choses qui, finalement, n'ont rien à voir.
Moi qui ai tant aimé les livres d'Amélie Nothomb quand je les ai découverts, puis me suis lassée d'y retrouver les mêmes ficelles au fil du temps, j'ai essayé de lire ce livre comme si c'était le premier. J'ai bien fait : je me suis régalée.
Le crime du comte Neville, c'est un conte, un peu féroce et cruel et très drôle en même temps. Tout commence par une prédiction : une voyante annonce au comte Neville, vieille noblesse belge désargentée, un peu guindé, d'une autre époque, qu'il va tuer l'un de ses invités lors de sa prochaine réception. Qui sera en plus la dernière réception avant la vente du château. Lui qui met tout son art et son talent à recevoir ses invités. C'est la catastrophe. Oh, ce n'est pas tant de devenir un criminel qui l'ennuie : tuer un invité, ça ne se fait pas. Un pareil manque de savoir vivre, ce serait une véritable catastrophe. Mais comment éviter l'inévitable ? Quitte à tuer quelqu'un, est-ce qu'on ne pourrait pas le faire en respectant les convenances ?
C'est drôle, terriblement bien vu, avec la galerie de caractères qu'on pourrait attendre de la part d'Amélie Nothomb (j'ai essayé de l'oublier, c'est vrai, mais je l'ai bien reconnue quand même ! :P) et on s'y laisse prendre jusqu'à ce que tout se finisse dans une pirouette et un éclat de rire. Ma belle-mère, en vacances ici, l'a lu en deux soirs avant de le conseiller à mon beau-père, qui l'a lu en deux soirées aussi. Mon mari l'avait lu avant moi, en une journée. Je vais continuer à le faire tourner un peu, je crois !
Cette lecture est ma deuxième participation au Challenge rentrée littéraire 2015.