7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 09:01

Faut-il, ou peut-on encore parler de Marcel Proust? J'ai déjà écrit que je faisais partie de ses fans ; il n'y a pas très longtemps, j'ai tenté une recherche avec le mot clé "Proust" sur un moteur de recherche... Qu'est-ce qu'on y trouve? Quelques questionnaires de Proust (alors qu'il ne l'a pas écrit, ce questionnaire, il y a juste répondu deux fois quand il était enfant), un paquet de madeleines de Proust (au choix bonbon, carré de chocolat, un biscuit pour enfant...) et beaucoup d'allusions au caractère ennuyeux voire soporiphique de La Recherche du temps perdu. Et là, cherchant une recette de madeleines, je suis tombée sur une déclaration péremptoire : "les madeleines, c'est ultra-bon, et là, je suis d'accord avec Proust même si je ne supporte pas ses livres".

Alors, c'est ça, Proust, un écrivain ennuyeux promoteur de la madeleine? Il y a quand même pas que moi à avoir lu et aimé ses livres, quand même?

 

Du coup, comme on ne peut pas parler de Proust, j'ai décidé de vous parler de Céleste, dont je viens de relire le livre. Quel destin extraordinnaire, Céleste... Mais le mieux, c'est de vous raconter...

 

celestealbaret.jpgSi vous allez à Combray un jour (et je vous conseille vraiment, je vous raconterai à l'occasion), dans la maison de la tante Léonie, celle que raconte Proust dans son livre, vous verrez un portrait de lui sur son lit de mort, gravé par un de ses amis peintres qui en imprima deux exemplaires avant de rayer la plaque : il donna le premier au frère de Marcel, Robert, et le second à Céleste Albaret.

 

Céleste travaillait pour Marcel Proust, comme domestique. Elle qui avait grandi à la campagne n'avait jamais entendu parler de lui ou du monde aristocratique qu'il fréquentait ; le jour de son mariage, son mari très ému en recevant un télégramme lui expliqua qu'il venait d'un de ses clients. Ce client, c'était donc Marcel Proust.

Comme Céleste se trouvait un peu seule arrivée à Paris avec son mari chauffeur de taxi souvent parti, Proust, qui venait de voir publié son premier livre, lui proposa de travailler pour lui "comme courrière" pour aller porter les exemplaires dédicacés à ses amis - pour lui changer les idées plus qu'autre chose, apparemment, et la faire sortir de chez elle. Puis, ce fut la guerre, Marcel Proust se retira dans l'écriture de son oeuvre et, faute de personnel, tout le monde étant mobilisé, Céleste entra à son service. Elle entra du même coup dans la vie étrange de cet écrivain qui travaillait la nuit, "se reposait" le jour et ne vivait déjà plus que pour son oeuvre, sortant du même coup dans les plus brillantes soirées parisiennes pour rechercher un détail sur une robe, observer un personnage, qu'il utiliserait ensuite pour son livre.

 

En rentrant de ces soirées, il lui racontait tout, moitié pour l'amuser, moitié pour rejouer ce qu'il avait vu avant de l'écrire. Céleste, qui était jeune et n'avait pas sa langue dans sa poche, le faisait rire et il lui disait qu'il mettrait telle ou telle phrase dans son livre -  ce qu'il a fait.

Elle lui servait aussi de secrétaire, rangeant et triant ses notes, collant des "bequets" (des rallonges de papier) dans les marges quand il n'avait plus la place d'écrire, devenant ainsi sans doute la personne qui connaissait le mieux à la fois l'oeuvre et l'homme. Confidente et amie aussi, parfois, du moins pour autant qu'il ait pu avoir des amis... Témoin de ses relations avec son éditeur, Gallimard, et des excuses d'André Gide qui avait refusé son manuscrit, sans doute sans le lire, et que Proust fit attendre deux ans avant de leur donner celui du second tome, qu'il leur avait toujours destiné...

Témoin aussi des derniers instants, juste avant la fin, aux côtés de ses proches...

 

Tout cela, je l'ai lu dans ses mémoires, Monsieur Proust, un livre infiniment émouvant sur cette histoire pas ordinaire... Un livre qu'elle a voulu écrire à la fin de sa vie, vieille femme, après s'être tue pendant des années, "parce que trop de choses fausses ont été écrites par des gens que ne l'ont connu que par les livres". Et c'est vrai que, de ce point de vue, c'est un témoignage troublant - le Proust qu'elle décrit, qu'elle a connu au quotidien, ne correspond pas à ce que j'ai pu lire dans des articles ou des introductions, par des gens très sérieux, savants et renseignés. Notamment, tout le monde dit que c'est un des chauffeurs de Proust, Agostinelli, avec qui il avait eu une liaison et qui avait servi de modèle pour Albertine. Céleste dit que ce n'est pas vrai... Qui croire? Et à quoi tiennent les légendes qui entourent les grands écrivains?

 

Et voilà, j'en reviens à la promotion de la madeleine... C'est un étrange destin, finalement, que de devenir un monument de la littérature ; peut-être vaut-il mieux rester un petit écrivain, finalement?

 

Pour en savoir plus, je vous conseille donc les mémoires de Céleste Albaret, intitulées "Monsieur Proust", que j'avais lues en bibliothèque et que j'ai découvertes toujours disponibles sur un site de vente en ligne bien connu.

 

... et puis, je repasse à un livre pour enfant bientôt, promis ! ;)

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 13:50

Il y a quelques temps, j'écoutais une de mes émissions fétiches, Partir avec... Celle-ci était consacrée à Hugues de Montalembert, peintre et réalisateur qui, suite à une aggression, a perdu la vue en une nuit. Dans cette émission, et dans un livre, il raconte comment il a reconstruit sa vie, une vie qui semble riche et gaie...

 

Moi qui n'aime pas les citations, un passage m'a marquée, par sa justesse qui peut s'appliquer à toute vie humaine.

 

"Pour réorganiser ce chaos, il a fallu réintroduire de la lumière - et la première chose qui apparaît, c'est la lumière pour réorganiser le chaos.

 

(...)

 

"C'est une bataille de petites victoires au jour le jour, il n'y a pas de grand fait héroïque. C'est ne pas désespérer. On désespère, il m'est arrivé de ne pas aller à la Light House, dans ce centre de rééducation. Et puis quand même, on y retourne et on fait un pas en avant.

 

(...)

 

Il n'y a pas de bataille héroïque, c'est vraiment une bataille du quotidien".

 

Que souhaiter de plus, sinon la lumière...

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 07:59

C'est l'opération "Pièces Jaunes" en ce moment et j'avais envie d'en parler un peu. Parce que nous, comme un peu tout le monde je crois, on a souvent donné des petites pièces quand on croisait une tirelire, pour les enfants malades, c'est à dire des gens pas comme nous, qui sommes des gens normaux à qui il arrive des choses normales.

Jusqu'à l'été dernier, où s'est retrouvés toujours aussi normaux mais du jour au lendemain, il nous arrivait un truc pas normal du tout : notre bébé de 15 jours avait une méningite.

En passant, s'il n'y avait qu'une chose à retenir : toujours consulter en urgence en cas de fièvre pour un enfant de moins de deux mois. Parce que notre loulou, il avait 38 (c'est rien, 38) et aucun symptôme.

Nous n'avons passé que six jours à l'hôpital ; ce n'était pas une forme grave et Petit Bouchon a bien tenu le coup. Six jours pendant lesquels nous nous sommes fait notre vie de gens normaux à l'hôpital, et cette vie normale passait par la salle Soleil.

 

http://www.piecesjaunes.fr/local/cache-vignettes/L257xH145/arton105-42826.jpg

 

Une infirmière m'y avait conduite le lendemain de l'hospitalisation, quand j'avais demandé s'il y avait un endroit où je pourrais trouver un café - après une nuit blanche et une qui ne valait guère mieux, j'en avais bien besoin !

Elle m'avait répondu "oui, je vais vous montrer où est la salle Soleil" en précisant en chemin que c'était une salle financée par "les pièces jaunes de Bernadette Chirac". J'avoue que là, sur le coup, l'évocation de Bernadette Chirac et de ses pièces jaunes était si incongrue qu'elle m'avait un peu fait sourire... de même que le nom de la salle. Salle Soleil, franchement !

Mais il était bien trouvé, ce nom, j'y reviendrai après...

 

La salle Soleil, c'était une salle pour les familles des enfants hospitalisés, donc, avec un coin cuisine, des tables, des chaises, un coin "salon" avec des fauteuils rouges et un coin jeu séparé par un paravent. Simple, gai.

Comme l'infirmière m'avait dit de fouiller dans les placard, c'est ce que j'ai fait, pour y trouver en plus de la vaisselle du café et de la chicorée - la chicorée, c'est devenu ma drogue pendant toute l'hospitalisation, je ne sais pas pourquoi... il faut dire que c'était ce que je buvais depuis la fin de la grossesse.

Donc, ma petite pause plaisir, c'était ma petite tasse de chicorée (avec des biscuits au sésame), des textos de ma supporting team (encore merci à elle !), un livre offert par des amies (Contes pour guérir, ça tombait plutôt bien) et ça, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Et ces petits gestes du quotidien comme faire sa vaisselle, qui n'ont l'air de rien mais qui sentent bon la maison...

 

C'était aussi de "vrais repas" comme à la maison, dans de la vraie vaisselle, et pas le sandwich ou les plats dans des assiettes en carton du Relay à l'entrée de l'hôpital. J'en suis restée aux plats préparés fournis par le papa, et il s'était un peu lâché le papa, au supermarché, en choisissant d'improbables risotto quinoa lentilles ou des lasagnes mozzarella légumes (!). Du coup, au moment de choisir dans mon sac à provisions, c'était un peu de fantaisie qui s'invitait aussi.

Mais je me souviens de cette maman africaine qui sortait son tupperware du frigo (une bénédiction, le frigo !) avec ses plats faits maison et qui sentaient bon la cuisine familiale aussi... peut-être une grand-mère qui jouait la supporting team depuis derrière les fourneaux?

 

Un joli endroit, donc, où je croisais d'autres parents, d'autres histoires... La maman africaine, le papa qui pestait parce qu'il n'arrivait pas à ouvrir la porte (malgré le code secret qu'on lui avait remis comme à moi, témoin de notre statut privilégié) puis qui pestait parce qu'il n'arrivait pas à faire marcher le micro-ondes. Mauvaise journée, sans doute...

Ou cette maman qui était là avec sa petite préma depuis un mois (un mois, vous vous rendez compte?) et qui faisait sa pause télé "pour penser à autre chose" avant de faire une pause papotage autour du petit déjeuner. Elle avait bien du courage, elle...

 

Un endroit où je pouvais "recevoir" aussi, parce que mes miss ne pouvaient pas entrer en néonat voir leur petit frère, ou alors une seule à la fois, pas trop longtemps et pas tous les jours... donc elles venaient retrouver maman à la salle Soleil...

Et là, il faut voir l'air émerveillé des miss à qui on parle d'une salle Soleil - qu'est-ce qu'elles pouvaient imaginer? la plage? les palmiers? J'avais peur qu'elles soient déçues mais pas du tout, ce nom magique, le code secret pour entrer et les jouets dans le coin, ça suffisait à faire de ce coin d'hôpital un petit coin de rêve... Et ma grande y a croisé d'autres grandes soeurs, aussi, avec qui elle a joué sans se poser de questions sur la maladie qui pouvait les amener là, comme les enfants savent le faire.

 

Bref, j'en garde un bon souvenir, de cette salle Soleil, malgré les hauts et les bas qu'elle a vu passer pendant ces quelques jours pas si roses... Et mes miss réclament même à y retourner parfois, parce que quand même, c'est un si joli nom, la salle Soleil, et puis il y a des jeux.

Mais je leur explique que je n'ai plus le code secret alors elle restera ce petit coin de rêve à l'hôpital, où se croisent d'autres enfants, d'autres parents et d'autres histoires, un lieu où les petits riens du quotidien adoucissent et accompagnent des moments extrêmes et pas faciles de la vie...

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 15:05

En tricotant, j'aime écouter des livres audio ou des podcasts ; depuis que ma Choupinette va à l'école l'après-midi, je profite de mes têtes à têtes avec un petit bouchon moitié tétant moitié siestant pour retrouver ce petit plaisir...

 

lydiamorandyC'est grâce à un ami qui m'est cher que j'ai découvert l'émission Partir avec de France Inter, et à travers elle des personnes qui viennent raconter leur riche expérience ou comment ils donnent un sens à leur vie.

Cette semaine, j'ai écouté l'émission consacrée à une jeune femme qui s'appelle Lydia Morandy et ça a été un vrai coup de coeur. Une fois encore, toujours cette même idée : "qu'est-ce que c'est beau, quelqu'un qui réalise ses rêves".

 

De cette jeune femme, je connais donc la voix, la photo et des fragments d'histoire. Elle est née au Sénégal "d'une famille originaire de Saône et Loire", elle est arrivée en France toute petite. Elle a fait de belles études, est devenue assistante du procureur puis responsable DRH. Une vie parfaitement réussie, exemplaire.

Et puis, comme en marge de tout ça, à 12 ans, elle a découvert le Sénégal et passé ses vacances, fascinée, à cuisiner avec l'une de ses tantes, une cuisine sénégalaise simple, savoureuse, qui demande "un temps infini" de préparation. Ce petit bout d'âme, elle le ramenait en France avec elle en cuisinant pour ses amis qui lui disaient "tu devrais ouvrir un restaurant".

 

Et alors, elle l'a ouvert, ce restaurant? Pas tout à fait, et c'est là que je trouve cette histoire peut-être encore plus belle. Elle a entendu parler du mouvement Slow Food - j'avais toujours cru que c'était un concept de magazine, ça, une sorte de tendance actuelle. Eh bien elle, elle a lu, elle a réfléchi, elle a trouvé dans ce mouvement l'idée de préserver tous ces savoirs faire traditionnels, notamment tout ce qui tourne autour de la cuisine, pour ne pas les perdre, tout simplement.

Et elle a ouvert "une sorte de restaurant".

 

Fidèle à son idée de prendre le temps, elle demande aux gens de lui commander des repas la veille. Et ensuite, elle cuisine pour eux, et elle leur livre. En bio, comme une évidence, parce que faire vivre cette cuisine, c'est faire quelque chose de durable, de local, comme une cohérence.

 

Elle travaille en Essonne alors je ne goûterai sans doute jamais sa cuisine, moi qui ne connais rien à la cuisine sénégalaise. Mais j'aime tellement son courage de se lancer dans "sa petite entreprise", sa modestie quand elle dit qu'elle n'est pas passionnée de cuisine "sinon elle ferait de la cuisine française", la manière dont elle décrit les femmes sénégalaises qui font chaque jour un petit miracle en nourrissant leur famille avec des petites choses toutes simples et tellement savoureuses.

J'y retrouve en écho toutes ces femmes, depuis toujours, ma grand-mère qui préparait les bocaux avec les champignons au vinaigre, mon grand-père qui nous offrait lors de nos visite la soupe au pistou qu'il se levait à l'aube pour préparer et qui mijotait déjà à dix heures du matin pour le soir. Moi quand je fais des petites madeleines avec mes miss...

Une cuisine comme un cadeau, une pochette surprise, une petite boîte de fête. Et une femme-artiste comme une fée, un éclat de rire dans la voix, qui ne s'attarde jamais quand elle parle des épreuves et qui dit que non, tout a été facile, que si c'est ça difficile, elle en veut bien tous les jours... et qui, en même temps, quand la journaliste lui demande comment elle fait pour y arriver tout en s'occupant de ses enfants a cette réponse merveilleuse : "mais qui a dit que j'y arrivais?" Et ça, c'est tellement un truc de femme et tellement un truc de maman...

 

Le portrait est une tentative maison d'après la photo de la page de France Inter.

J'aime ce regard de calme détermination, tellement difficile à capturer sur le papier...

 

Vous pouvez retrouver l'émission ici.

 

... et cet article est dédié à Juliette, autre magicienne cuisinière...

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 07:05

Petit Bouchon est né en juillet, nous ne sommes donc pas partis en vacances l'été dernier... et c'est sans doute bien trop tôt pour prévoir un voyage dans une destination lointaine. Alors, à défaut de voyage lointain, nous nous sommes offerts un joli rêve l'été dernier : partir en Islande en vacances dans deux ans (ou peut-être trois), tous les cinq.

 

http://2.bp.blogspot.com/_XRXiaGeeLY4/TCB-2wNMW0I/AAAAAAAADPE/Ma_Lu3sVZP4/s400/ArcticRetreatJune2010+028.jpg

 

Tout a commencé par une histoire de tricot. Sur un blog de tricot que j'adore et que je suis assidûment, je suis tombée sur la critique d'un livre de tricot, écrit par une tricoteuse française, "islandaise de coeur", installée là-bas depuis plusieurs années. Moi qui n'avait jamais acheté de livre de tricot et qui vivais dans le monde des catalogues Phildar, j'ai eu un gros coup de foudre pour son travail. Et tout de suite beaucoup d'admiration pour cette femme, qui a su quitter une vie où elle avait sans doute "tout" selon beaucoup (un job reconnu en tous cas) pour s'installer en Islande et vivre (de) ses rêves. C'est une réflexion que je me fais souvent, c'est tellement beau quelqu'un qui fait exactement ce pour quoi il est fait, et cela apporte tellement à tous ceux qui le croisent... Elle a même écrit un très joli livre pour enfants sur l'Islande - et écrire un livre pour enfants, c'est mon rêve (!).

 

Cette tricoteuse a fondé Knitting Iceland, qui propose un magazine en ligne dédié au tricot islandais et des voyages de tricot en Islande (!). J'avoue que j'adore le concept, c'est décalé et ça sent le passionné à plein nez, on doit vraiment y rencontrer des gens étonnants... Un peu comme à la maison de tante Léonie (mais je raconterai ça une autre fois). De fil en aiguille, ou plutôt de lien en lien, je me suis retrouvée à regarder les photos d'Islande, découvrant que c'est un pays de tricoteurs puisqu'au début du siècle, tout le monde tricotait, hommes, femmes et enfants, le tricot étant un moyen de subsistance et de survie dans un climat très difficile... Les islandais sont aussi fiers de leur mouton et de sa laine, un mouton arrivé avec les Vickings et resté vierge de tout croisement depuis.

 

http://2.bp.blogspot.com/_XRXiaGeeLY4/TCDNp7oQelI/AAAAAAAADR0/aJ8RYwQQXSs/s400/Kindur-121.jpg

 

Et je me suis souvenue de la passion de mon mari pour les volcans quand il était ado. Quand on s'est rencontrés, il m'avait parlé de son envie de faire un voyage en Islande, terre des volcans et des glaciers... Je lui en parle le soir même et contre toute attente, l'idée lui plaît tout de suite. Un vieux rêve un peu oublié qui revient... Alors dans deux? trois ans? En tous cas, si on y va, c'est comme pour toutes nos aventures, tous ensemble, tous les cinq, Petit Bouchon compris (et puis, grâce au mariage de mon beau-frère l'an dernier, on a vécu la très belle expérience d'un grand voyage au Canada avec notre Choupinette de pas tout à fait deux ans, moi qui n'étais jamais allée plus loin qu'à une heure d'avion... alors ça ne nous fait plus peur).

 

Deux ou trois ans, c'est autant de temps pour rêver, lire, se renseigner... moins pour "préparer" que pour profiter un peu à l'avance de ce rêve qui ne se concrétisera peut-être pas mais qui nous fait bien voyager dans une culture et un monde qu'on ne connaissait pas et où il y a tant à découvrir...

 

Voici donc quelque trois mois que je voyage en Islande, en lecture ou en tricotant, en musique parfois (et j'ai découvert, cela doit être un signe, que j'étais déjà fan des principaux artistes associés à l'Islande dans ce que j'ai lu, c'est à dire Björk et Sigur Ros). Et je compte vous faire aussi un peu voyager avec moi en vous racontant tout ça...

 

PS - ces jolies photos sont extraites du blog d'Hélène Magnusson.

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