6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 17:47
Du domaine des Murmures - Carole Martinez

Imaginez... Vous marchez doucement au milieu de vestiges du Moyen Âge et soudain, une voix surgit des pierres, comme un murmure... Esclarmonde, elle qui vécut un destin extraordinaire sans jamais quitter sa cellule, vous entraîne dans ce douzième siècle sauvage et exalté, où la folie de Dieu se mêle à celle des hommes, où les légendes s'ancrent dans la réalité...

Du domaine des murmures est un très joli livre, ciselé, un peu cruel, aux personnages forts, qui nous emmène là où on ne l'attend pas. Là où moi, en tout cas, je ne m'y attendais pas.

Loin de l'image d'une ermite, Esclarmonde est une jeune femme indépendante, qui n'a pas d'autre choix pour s'affirmer et refuser la vie (et le mariage) qu'on lui a choisi que de demander, de manière spectaculaire, à se retirer du monde. On lui construit une chapelle et une petite cellule : elle assiste à ses propres funérailles dans la première avant d'entrer dans la seconde. On mure l'entrée, elle doit y rester jusqu'à sa mort. Il ne devrait plus rien se passer pour elle... et au contraire, ce n'est que le début de son histoire.

La colère de son père, le désespoir de son fiancé qui la regarde vraiment pour la première fois au moment où elle refuse de l'épouser, la ferveur des villageois pour qui elle fait figure de sainte, l'amitié d'autres femmes, atypiques et indépendantes comme elle dans un monde d'homme... sa tombe n'est pas coupée du monde et les joies comme les drames peuvent encore y survenir...

Une très bonne surprise, donc, que ce petit roman, même s'il m'a donné envie de lire quelque chose d'un peu plus léger juste après...

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Mes lectures
commenter cet article
3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 18:15

Olga et moi, c'est une longue histoire... Je l'ai tricoté en 8 ans, en 1 an, en 6 ans, en 2 ans (toujours en gris). Olga, c'est aussi une rencontre avec Hélène Magnusson pour un cours de tricot, notre merveilleux voyage à cinq en Islande et une illustration publiée dans un beau projet de livre de l'Avent...

C'est dire si j'étais contente de ressortir un de ces gilets pour que mon petit loulou puisse le porter (le 2 ans, ça fait un moment qu'il est trop petit). Et là, vision d'horreur : trois des gilets Olga avaient été oubliés sur un porte-manteau, bien empilés l'un au dessus de l'autre... et des mites s'étaient installées dedans !!! C'est ma première expérience avec des mites depuis tout le temps que je tricote - visiblement, entre de la laine islandaise et la laine synthétique Phildar, elles n'hésitent pas longtemps.

Bref, gilets massacrés... après avoir jeté mes gilets puis tout lavé / passé au congélateur (pour tuer les œufs), il ne restait plus que le premier Olga, celui en 8 ans. J'ai commandé de quoi en faire un nouveau, en 6 ans, pour mon loulou - mêmes couleurs, le même quoi, histoire de consoler mon petit cœur de tricoteuse et mon loulou tout dépité qui voulait "le même tout pareil exactement". J'ai tenté un essayage du 8 ans sur ma miss Choupinette (qui le mettait à la rentrée) : un peu petit. Mais il était parfait pour son frère. J'ai donc changé mon fusil d'épaule, comme on dit : après toutes ces (més)aventures, donc, j'ai pris ma laine et tricoté un gilet Olga... en 12 ans.

Olga forever
Olga forever
Olga forever

On retrouve tous les détails qui me plaisent tant dans ce modèle : le motif jacquard, ton sur ton en bas du gilet et des manches et plus marqué sur les épaules et la capuche ; la capuche ; la bordure crochetée ; le bas des manches et du corps qui roulotte...

Olga forever
Olga forever
Olga forever
Olga forever
Olga forever
Olga forever
Olga forever

Je suis toute fière du grafting du haut de la capuche, il ne se voit presque pas !

Olga forever

Cette fois, je n'ai pas tardé pour faire le steek (pour les curieuses, j'ai parlé de cette technique ), seul l'achat de la fermeture éclair aura retardé les finitions ! Je l'achète toujours une fois que j'ai tout fini, j'ai eu une surprise la seule fois où je l'avais fait avant (j'avais mal mesuré la hauteur, ou alors elle avait changé au moment de la découpe ?).

La fermeture a été cousue pendant une journée d'école, ce qui a permis à ma miss de découvrir son gilet en rentrant...

Olga forever

Il sera parfait pour les soirées fraîches du camp scout (s'il y en a), pour la rentrée et l'hiver prochain - Olga est un modèle qui grandit avec l'enfant, testé et validé quatre fois !

Olga forever

Je l'ai fini il y a quelques semaines déjà mais aujourd'hui, est-ce que ce n'est pas le moment idéal pour le montrer, à quelques minutes du match France-Islande ? :P

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Tricot Islande
commenter cet article
28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 11:52
Expiation, de Ian McEwan

Comment ce livre a-t-il pu rester sur une étagère pendant des années sans que je le lise ? Aujourd'hui que je viens de le finir, je me demande s'il n'est pas un de mes livres préférés.

Je me souviens l'avoir commencé l'été de notre déménagement, il y a sept ans. J'avais lu le premier chapitre comme on lirait une nouvelle, il se suffisait presque à lui-même. Et je m'étais arrêtée après quelques pages du deuxième. Pourquoi ? Mystère... Je m'attendais sans doute à autre chose (même si je ne saurais pas trop dire quoi). Ou alors, ce premier chapitre se suffisait vraiment à lui-même ? Et puis, sans raison particulière, la semaine dernière, je l'ai repris. Lu. Et aimé, donc.

Je voudrais en parler sans rien dévoiler de l'intrigue - ce serait dommage, sinon. On pourrait jouer au jeu des "pour qui serait ce livre ?" Pour ceux qui aiment la littérature, les histoires qui parlent d'écrivain et d'écriture, la campagne anglaise, les ambiances subtiles, la psychologie des personnages. Qui voudraient être écrivain. Ou entrer dans leur tête. Pour ceux qui aiment les secrets de famille, qui n'ont pas peur de découvrir la débâcle de l'armée britannique vers Dunkerque en 1940, les hôpitaux militaires. Ni de la cruauté des non-dits des demeures anglaises.

Il est bien écrit mais en même temps exigeant (avec la fatigue, j'ai eu du mal parfois). A voix haute, c'est superbe (quel joli travail de traduction, donc).

Un tout petit mot de plus, sur l'histoire. La première partie nous plonge dans une journée de canicule, en Angleterre, on attend le fils de la famille qui vient avec un ami, sa plus jeune sœur prépare une pièce qu'elle voudrait faire jouer à ses cousins, on sent que quelque chose de terrible va se produire sans savoir précisément quoi. Chapitre après chapitre, on découvre le point de vue d'un personnage ; à travers la combinaison des points de vue, tous les détails du quotidien, j'ai eu l'impression de voir se reconstituer la réalité comme à travers les facettes d'un prisme. Peut-être qu'en combinant tous ces angles, je pouvais connaître la vérité ? Ou peut-être pas ?

Ensuite, à chaque changement de partie, l'auteur garde le flou pendant plusieurs pages : où est-on ? Ce personnage qu'il désigne par il ou elle, en tardant à donner son nom, lequel des protagonistes est-ce ? Qu'est-il arrivé aux autres ?

Et quand Briony s'interroge sur ce qu'est, ce que doit être un écrivain, apparaît comme une explication des intentions de l'auteur... comme une facette supplémentaire.

La fin est magistrale.

On pourrait tout dire en une phrase : c'est merveilleusement écrit. Et pourtant, il y a une vraie histoire. Bien sûr, dirait sans doute Ian McEwan, ou en tout cas Briony.

Voilà donc un livre qui va retrouver une étagère, mais à la place d'honneur. Et je ne peux pas m'empêcher de me demander : est-ce que tout le monde l'a lu, déjà ? J'ai l'impression qu'on en a tellement parlé à une époque. Et si oui, est-ce que tout le monde l'a aimé autant que moi ?

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Mes lectures
commenter cet article
25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 18:10

Quand j'ai montré ce modèle à ma onze-ans et que je lui ai demandé si elle aimerait que je lui crochète, la réponse a fusé : "tu rigoles ? il est trop beau et en plus... il fait ado !"

Faire ado, c'est encore plus important que d'être tendance. Et tendance, sur la blogosphère, il l'est - en ajoutant du jaune moutarde, je ne pouvais pas me tromper.

Le trésor du pirate
Le trésor du pirate
Le trésor du pirate

Vous aurez sans doute reconnu le Skull Shawl (Döskallesjal) de Kungen och majkis, tuto gratuit dont la traduction française a gentiment été offerte par Still Vauriens et en a séduit plus d'une.

Côté laine, j'ai commencé (sans attendre, un tel enthousiasme de ma miss, c'est rare !) avec deux restes de DMC Natural "Moss Green" qui traînaient au fond de mon sac à crochet, que j'ai complété par deux belles pelotes toutes neuves. Achetées à plusieurs années d'écart, impossible d'avoir le même bain et pourtant, la couleur était rigoureusement la même. Chapeau bas pour DMC, c'était pas gagné d'avance...

Le trésor du pirate
Le trésor du pirate
Le trésor du pirate

La réalisation a été un vrai plaisir : le tuto est très clair et c'est vraiment ludique, il n'y a pas d'autre mot. Et puis c'était la combinaison idéale : une couleur ensoleillée pour oublier les jours de pluie et des têtes de mort pour combler mes envies d'histoires de pirates.

Le trésor du pirate
Le trésor du pirate
Le trésor du pirate
Le trésor du pirate

La miss est ravie apparemment (malgré les quelques 30°, elle a tenté de le porter aujourd'hui... partie remise parce qu'il fait vraiment trop chaud !).

J'avoue que je suis curieuse de savoir ce que ça va donner à l'école. :P

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Crochet
commenter cet article
19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 09:27

Une pensée aujourd'hui pour tous les supers papas du monde entier - mes loulous diraient que le meilleur papa du monde entier, il est chez nous, mais je suis sûre que vous avez déjà entendu ça chez vous aussi ? ;)

Petite pensée et petite BD, une pépite trouvée à la bibliothèque et qui a tellement fait rire leur super papa...

Une BD pour tous les supers papas

Ce Guide du Mauvais Père est signé Guy Delisle, dont j'ai eu l'occasion de parler pour Les chroniques de Jérusalem. Dans un autre genre de BD reportage, il croque son quotidien de papa qui travaille (à ses BD) à la maison avec ses deux enfants : ça donne des petites histoires drôles, tendres et vraies, qui sentent le vécu...

Deux extraits (issus de son site) de mes passages préférés.

Clic sur l'image ou ici pour voir l'extrait, reclic pour zoomer dessus. ;)

>

Clic sur l'image ou ici pour voir l'extrait, reclic pour zoomer dessus. ;)

... et d'autres extraits des tomes 1, 2 et 3 sur le site de Guy Delisle.

Bonne fête à tous les papas !

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Mes lectures BD
commenter cet article
15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 11:35

Après le papa, il fallait gâter le fiston. Et un nouveau défi : ma première (vraie) chemise. Soyons honnête : elle ne s'est pas faite en une journée ! Étape par étape, pourtant, j'y suis arrivée... et j'adore, j'adore le résultat.

Comme un grand
Comme un grand
Comme un grand
Comme un grand

Pour mon petit boy de pas-loin-de-6-ans, un petit modèle de La Maison Victor (la chemise Bill du numéro de sept-oct 2015), qui a comme d'habitude les bons petits détails mode qui font tout (j'ai juste zappée les épaulettes). Ici, les doubles surpiqûres (tout plein de surpiqûres partout), faites dans un fil turquoise assorti aux carreaux, mais aussi des poignets de manche, des poches "qui ont de la personnalité", un col un peu pointu, le bas arrondi...

Comme un grand
Comme un grand
Comme un grand
Comme un grand

Le tissu vient de chez Madame Maman, je l'avais pris pour lui coudre une chemise en... 18 mois (!). Inutile de préciser que le projet date un peu... Heureusement que j'avais visé un peu large - la chemise en 6 ans (pour un loulou qui porte du 6 ans du commerce), y rentrait tout pile.

Comme un grand
Comme un grand

Des difficultés particulières ? La cousette date un peu (finie pendant les vacances de Pâques) alors j'ai eu le temps d'oublier. :P Mais je me souviens trèèèèès bien de la fastidieuse étape du décalquage du patron. Après deux tentatives, j'ai trouvé la solution : le papier transparent (celui pour relier les cahiers de l'école). En plus, il se met bien à plat sans roulotter, c'est bien agréable au moment de la découpe !

J'ai bien appliqué tous les repères et tracé le contour du pied de col pour me guider au moment de la couture (forte de mon expérience de chemise de pyjama, il y a longtemps).

Je me suis aussi appliquée en coupant pour les raccords des carreaux et... des fois, il y en a qui sont en face (!).

Comme un grand

En vrai, à part un décalage dans le dos (ah, ces jolies découpes du dos...), c'est surtout la bande de boutonnage qui a "buggé". Mais finalement, ce décalage d'un carreau, ça donne un style, je me demande si pour une prochaine chemise à carreaux, je ne vais pas garder l'idée !

Comme un grand

Dans mon souvenir, le poignet de manche était un peu délicat... mais bien expliqué donc ça s'est plutôt bien passé (avec peut-être un petit point à la main quelque part à l'intérieur pour peaufiner ça... je sais plus...).

Comme un grand
Comme un grand
Comme un grand
Comme un grand

Comme je disais, je suis fan fan. Et fierté suprême, mon loulou a voulu la mettre pour la photo de classe - je pouvais pas rêver meilleur compliment. :)

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Couture
commenter cet article
24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 07:57

Le mur, Winterfel, la garde de nuit... et si c'était le moment de vous montrer le pull tricoté pour mon homme l'hiver dernier ? (et puis, si on regarde dehors, aujourd'hui... on s'y croirait presque, brr...)

Árni

En fait de pull, il s'agit d'un gilet : le modèle Árni du livre Knitting with icelandic wool (en anglais), qui reprend toute une sélection de modèles d'Istex tricotés en laine islandaise. Vous pouvez donc en trouver certains dans des revues, certains ont été mis en ligne gratuitement (comme Aftur, rendu célèbre par Scarlett Johansson, que vous pouvez trouver ici). Vous pouvez trouver ce livre chez Laine et Tricot s'il vous intéresse - je vais faire ma snob, j'ai rapporté le mien d'Islande lors de notre merveilleux voyage, en 2012 (avec "quelques" pelotes de laine qui ont demandé l'achat d'une valise supplémentaire, hum hum...).

Mais revenons à Árni. Je n'avais encore jamais tricoté pour mon homme (le pauvre). Et là, à l'automne dernier, dans un élan d'enthousiasme (ou d'inconscience), je me suis dit "un pull en XL ? même pas peur !" Nous avons choisi le modèle ensemble et le dégradé de gris était tellement sublime que je ne pouvais pas imaginer choisir d'autres coloris... tant pis pour l'originalité. Pour avoir exactement les coloris du modèle, j'ai commandé ma laine directement en Islande, à Tricoteuse d'Islande - un colis qui vient de là-bas, c'est déjà un petit goût de voyage...

Pour mettre toutes les chances de mon côté, je l'ai tricoté en top-down (en "lisant les explications à l'envers", c'est à dire en montant le nombre de mailles à rabattre pour le col, puis en faisant des augmentations au lieu des diminutions, etc). Comme ça, j'ai pu lui essayer au fur et à mesure. Même comme ça, et en faisant un échantillon, j'ai eu un peu peur qu'il soit trop petit : j'ai trop serré mon jacquard au début (depuis, je travaille mon jacquard en rond avec assiduité). Et puis finalement... il lui va. Et il en est content. Ouf !

Árni
Árni
Árni
Árni
Árni

Le seul "défaut" de ce gilet : il est très très chaud. Il aurait fallu un hiver plus froid pour qu'il soit davantage porté mais les températures n'ont pas chuté tant que ça - et pour la première fois depuis des années (depuis 2009 pour être précis, avec une exception notable à l'hiver 2010), nous n'avons (presque) pas eu de problème de chauffage et il faisait plus de 15° dans la maison. J'avoue que c'était plutôt agréable... mais pas un temps à gilet islandais pour homme, apparemment !

Sur les photos, vous pouvez voir que j'ai tenté un rabattage de mailles super élastique pour les manches, qui n'était pas forcément nécessaire en fait... mais j'aime plutôt bien le rendu.
Et on ne dira jamais assez la beauté de cette laine, ses couleurs lumineuses (même le noir !), son duveteux... même si c'est vrai, elle gratte un peu (mais moi, ça ne me dérange pas et les enfants la trouvent même douce, alors...). Et puis... elle est bien chaude. :P

... et vous savez quoi ? J'ai encore d'autres tricots d'hiver à vous montrer. Mais le printemps va peut-être s'installer pour de vrai, non ?

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Tricot
commenter cet article
20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 09:15
Le trône de fer

Est-il possible de dire quelque chose d'original sur Le trône de fer (Game of thrones) ? Il semblerait que tout le monde ou presque l'ait lu ou ait vu la série. Je fais partie des "retardataires" : je ne m'y plonge que maintenant et, ayant évité tous les spoilers (je ne sais pas comment), je reste stupéfaite de chaque événement qui touche la famille Stark ou Lannister... Si vous connaissez tout sur Le trône de fer... chut, s'il vous plaît, ne me dites rien.

J'ai choisi de découvrir Game of thrones par le livre dans sa version audio. Un peu plus de 17h de récit, tout de même, merveilleusement interprété par Bernard Métraux (que j'ai découvert à cette occasion). Il arrive à créer une voix différente pour chaque personnage, à tel point qu'on peut reconnaître l'un ou l'autre à sa voix avant que le texte ne dise de qui il s'agit. En version audio, on découvre ainsi l'histoire et les personnages petit à petit, exactement comme une enfant à qui on raconterait une longue et fascinante histoire... ce n'est pas une histoire pour enfant bien sûr, et la violence, les complots et trahisons ne manquent pas. Pourtant, c'est un peu de cet émerveillement que j'ai cru retrouver.

On a souvent comparé l’œuvre de G.R.R.Martin aux Rois Maudits. J'en ai lu quelques uns ado et c'est vrai, on retrouve ici des intrigues, conspirations et rebondissements dignes de la cour du roi de France. Le tout dans un royaume de fantasy où le merveilleux est assez peu présent (en tout cas, pour ce premier tome) mais où les langues, la géographie, les religions, nous entraînent ailleurs. Chacune des régions décrites est fascinante : le donjon rouge, les dothrakis, le val... mais c'est le nord surtout, et son mur, que j'aimerais voir en vrai.

J'avais beaucoup lu que c'était très noir, que les personnages avaient tous leur côté sombre et qu'aucun n'était vraiment positif. J'ai eu la bonne surprise de découvrir que beaucoup sont attachants et positifs. D'autres rusés, cruels, ambigus ou machiavéliques... Une très belle galerie de personnages.

Si j'ai beaucoup aimé le livre audio, je dois reconnaître qu'il n'est pas toujours facile de suivre sans avoir la possibilité de revenir en arrière d'un ou deux chapitre pour vérifier qui est tel ou tel personnage ; surtout que l'écoute s'est déroulée sur très très longtemps (j'ai moins écouté de livre audio ces derniers temps). Et comme j'ai tout entendu mais rien lu... je n'ai aucune idée de la manière d'écrire les noms des personnages et des lieux, heureusement que les moteurs de recherche font des suggestions, je n'aurais jamais trouvé "dothrakis" ou "eyrié" sinon !

Un dernier mot sur le texte : il est merveilleusement traduit. Je n'ai pas comparé avec la version anglaise bien sûr, mais quel bel beau français, si agréable à écouter ! Mine de rien, ça compte.

Maintenant, la question qui demeure est : regarder ou ne pas regarder la série télé ? Je n'ai lu que Le trône de fer pour l'instant, qui n'est qu'une partie du premier tome de la saga en version originale - donc, une partie seulement de la saison 1, si j'ai tout compris ? Et bien sûr, je me suis fait une idée du physique des personnages... J'ai vu par hasard une image de Jon Snow et je le l'imagine pas du tout comme ça... Alors, regarder un épisode pour voir ? Ou bien écouter d'abord la suite ? Ou le lire version papier ?

Qu'est-ce que vous en pensez ?

Partager cet article

Repost 0
19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 11:49
Heather Mallender a disparu

"Si elle revenait maintenant, ou même dans cinq minutes, tout irait bien". Harry doute, espère, s'interroge mais le lecteur le sait dès le départ : Heather Mallender a disparu. Et dès le départ, le lecteur est pris : qui est Heather ? Et Harry, en fait, qui est-il ? Qu'est-ce qui le lie à Heather ? Quel passé a-t-il fui, il y a des années, en venant s'installer à Rhodes ?

Et petit à petit, l'intrigue se dévoile. Harry Barnet vit à Rhodes, où son ami Alan Dysart, héros de guerre et brillant homme politique, lui a proposé de "veiller sur sa résidence secondaire" pour lui offrir l'opportunité de quitter l'Angleterre et son passé. Cette vie en dehors du monde et sans ambition lui convient, lui qui est autant le gardien de la villa que l'ami de Dysart. Quand Heather arrive en vacances à la villa, ils sympathisent peu à peu. Il sait qu'elle fuit une expérience douloureuse mais il ne cherche pas à en savoir plus. Jusqu'au jour où Heather se volatilise au somment du mont Prophitis Ilias, pendant qu'il l'attend en contrebas. Aucune trace d'elle, nulle part.

Enlèvement ? Suicide ? Perte de mémoire ? Disparition volontaire ?

Heather n'a laissé qu'une chose derrière elle : une série de photos. "Il y en a des choses sur ces photos", a-t-elle dit en prenant la dernière, pour finir la pellicule. Avec ces photos, Harry va retracer le voyage qui a conduit Heather à Rhodes ; mais son enquête, c'est aussi découvrir qui est la jeune femme, et qui il est lui-même...

Le lecteur, d'indices en révélations, de rencontres en impasses, ne peut plus lâcher le roman jusqu'aux dernières pages... J'avais mis ce livre dans mon sac pour nos quelques jours de vacances de Pâques - commencé en vacances, donc, j'en ai lu un chapitre chaque fois que je le pouvais, et les balades en bord de mer se sont mêlées aux ruelles de Rhodes et à la campagne anglaise. Je n'aurai pas pu rêver meilleur compagnon de voyage !

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Mes lectures
commenter cet article
10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 11:34

Des fois, la vraie vie ne laisse pas beaucoup de place au blog... petit article aujourd'hui, article "flash back" qui nous ramène au mois de mai 2015, pour la première communion de ma miss, avec Roma teen version robe...

Roma teen (version robe)

(une miss qui a bien grandi en un an...)

Pour cette grande occasion, j'avais fait une version test (une toile, comme on dit). Mon idée était de faire une version robe, comme le patron enfant : j'ai donc ajouté une jupe. Une jupe et un jupon, en fait, cousus ensemble au bas du top.

Roma teen (version robe)
Roma teen (version robe)

Si vous avez envie de tenter l'expérience, je conseille de coudre le jupon à part - l'ensemble est un peu lourd pour le haut, je trouve. Et de cintrer un peu le haut de la robe (le top de la version teen est froncé en bas... du coup, c'est un peu large). J'aurais peut-être dû choisir un modèle de robe ? Oui mais celui-ci s'imposait depuis que j'avais vu la si jolie version de La miche...

Depuis, elle l'a portée avec un gilet en dentelle de fée... mais il faut avouer que le blanc, ce n'est pas le plus simple au quotidien, cette robe est plutôt pour les grandes occasions. La petite soeur lui a déjà piqué la version test, la version cérémonie servira-t-elle pour une autre première communion d'ici un an ou deux ? ;)

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Couture
commenter cet article

~ Présentation ~

Le blog à histoires
: Des livres, du tricot, de la couture, de l'aquarelle, des dessins... Bienvenue chez moi !
Contact

~ ~ ~ ~

Abracadacraft, Des idées pour aujourd'hui et pour deux mains

plumetis

Suivez-moi sur Hellocoton

~ Rechercher ~

~ En cours ~

Côté tricot...

Côté lecture...

 

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -