18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 10:49

"Si l'été n'est pas l'occasion de prendre de meilleures habitudes santé, je vois pas quand !" C'est ce que j'ai pensé quand j'ai découvert Et si on arrêtait de se mentir parmi les titres proposés pour #LaValiseAudible. Une version audio, à écouter en tricotant (ou en pliant le linge, épluchant les légumes... c'est aussi ça, la vraie vie !). En plus, pour une fois, pas de meurtre au programme de mon livre audio, il peut donc être entendu par les petites oreilles qui traînent !

Ma culture sportive étant ce qu'elle est, le nom de l'auteur ne me disait rien. J'ai fureté sur le net pour apprendre que c'est un ancien cycliste, qui a dénoncé le dopage et écrit plusieurs livres sur l'alimentation et la santé. Celui-ci est un petit livre, qui s'écoute vite (à peine un peu plus de trois heures). L'interprête, Ali Guentas, a une voix chaleureuse et on a tout a fait l'impression de bavarder avec le coach, qui égraine anecdotes et conseils.

Les premiers chapitres traitent beaucoup de la perte de poids, ou de l'arrêt de la cigarette. Comme j'ai la chance de n'avoir jamais eu de souci de surpoids (mon truc, ça serait plutôt l'inverse) et de n'avoir jamais fumé, je me suis demandé si j'avais bien choisi mon titre. Ce n'est pas pour ça que j'ai un corps de rêve musclé de partout, hein. ;) J'ai trouvé ce que j'attendais dans la seconde moitié : sommeil, alimentation saine, la quarantaine... C'est une écoute qui amène à se poser les bonnes questions et donne sérieusement envie de se (re)mettre au sport.

L'auteur promet de démonter les idées reçues avec bon sens et modération et c'est exactement ça. Souvent, il venait conforter ou expliquer ce que je savais déjà mais j'ai été surprise de me rendre compte que moi aussi, j'avais quelques idées fausses (vous le saviez, vous, qu'un bain chaud n'était pas favorable à l'endormissement ?). Bien sûr, je ne vais pas tout mettre en pratique tel quel : il est plus pour la muscu, je fais du pilates... mais je suis sûre que ça doit marcher aussi !

Et puis, il a gagné ma reconnaissance éternelle en validant une habitude familiale : le "petit eleven". Quand j'ai découvert dans un article de Kate Davies que les britanniques font une pause pour le thé à onze heures, j'ai tellement aimé l'idée que j'ai instauré ça à la maison : un petit thé, quelques amandes ou noisettes, des fruits secs (abricots, raisins), éventuellement un petit bout de pain et un carré de chocolat... J'ai vite remarqué que c'était ce qui me manquait pour faire face au sprint du midi avec ses allers-retours à l'école et le repas à faire et servir dans un temps record pour ne pas rater le bus. Et là, d'après Erwann Menthéour, c'est le menu de l'encas idéal de onze heures ? Je suis vite allée me vanter auprès de mon mari pour ma justesse diététique - pour être honnête, en vrai, ce serait plutôt sans le morceau de pain et le carré de chocolat... personne n'est parfait...

Comme pour Nymphéas Noirs, j'ai eu la chance de recevoir ce livre dans le cadre du partenariat #LaValiseAudible. Et là aussi, je vous donne mon avis comme si je l'avais acheté. Vous pouvez découvrir un extrait du livre ici (c'est important, pour un livre audio, de vérifier si on accroche à la voix du narrateur).

Partager cet article

Repost 0
17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 17:33

Quand ma miss était tout bébé, elle a choisi son doudou : un petit mouton tout doux, tout rond. Un vrai doudou qui l'a accompagnée partout, est devenu tout râpé mais la suit toujours fidèlement dans toutes ses aventures. Alors quand elle a vu le modèle Sheep sur Ravelry, ça a été le coup de foudre, forcément...

Et fin juillet, quand elle est partie en camp scout, c'est celui-là qu'elle m'a demandé de tricoter pour elle en son absence.

Doudou mouton (tricot)

Un reste de laine (de son gilet Oscar, ça date...), de la laine cardée, un peu de fil noir... j'avais tout ce qu'il fallait dans mon placard. Et le mouton a été tricoté en en temps record (en même temps, j'avais une semaine !) et fini juste à temps pour le retour de sa petite propriétaire.

Doudou mouton (tricot)

Comme un air de famille, qu'est-ce que vous en pensez ?

Doudou mouton (tricot)

(en fait, le modèle d'origine ressemble bien plus au doudou... problème d'échantillon, peut-être ?)

Côté tricot, ma miss avait choisir la version à bouclettes, ce qui m'a permis de découvrir un point vraiment très rigolo et assez inattendu ("tricoter la maille sans la faire tomber, enrouler le fil autour du pouce, puis retricoter la maille" !?!). En suivant la vidéo, ça va tout seul, même si on a un peu l'impression de passer dans la quatrième dimension du tricot !

Doudou mouton (tricot)

Le modèle se construit sans coutures, quelques mailles à relever mais même pour moi qui déteste n'aime pas trop ça, tout s'est bien passé. Les pattes sont un peu petites, j'ai bien suivi les instructions pourtant, toujours le même écart d'échantillon sans doute... mais comme me l'a dit ma miss "les moutons, ça a pas forcément des grandes pattes !"

Doudou mouton (tricot)
Doudou mouton (tricot)

Pour les yeux, après plusieurs tentatives, j'ai fini par m'écarter du modèle pour lui donner un air (au choix) endormi ou zen.. Et avec le recul, heureusement que j'ai tricoté en aiguille 4 et pas en 5.5 comme je pensais le faire au départ, le mouton aurait vraiment été ENORME sinon !

Doudou mouton (tricot)

Il a bien trouvé ses marques dans la chambre de ma miss et se fait beaucoup chouchouter. Une vie de doudou, quoi ! (au passage... eh oui, ma miss a un granny géant crocheté par maman, en plus d'un tipi dans sa chambre... au top de la tendance :P)

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Tricot
commenter cet article
10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 17:04

Bluffant. Il n'y a pas d'autre mot. Il y longtemps que je n'avais pas été piégée comme ça par un roman policier...

J'avoue, je ne m'y attendais pas... Au moment de le commencer, j'imaginais, je ne sais pas pourquoi, une intrigue à la Camilla Laeckberg. Un roman où je retrouverais le charme du dépaysement, des personnages attachants à suivre de tome en tome, des rebondissements que j'aurais vu venir mais dont j'aurais pardonné le côté attendu...

Je me suis donc embarquée avec bonheur pour Giverny, la maison de Monet et l'étang aux nymphéas. Et les premières pages ne m'ont pas déçue. On imagine la campagne, on se promène dans les rues, entre les touristes, on découvre le village à travers les yeux de ses habitants, ceux qui restent et voient les touristes défiler. Et bien sûr, il y a un meurtre, un inspecteur, des suspects.

Mais tout devient vite plus compliqué. Parce que ce meurtre ressemble à un autre meurtre, qui a eu lieu des années avant, en 1936. Parce que les intuitions de l'inspecteur ne rejoignent pas celles de son adjoint. Parce que l'institutrice, à laquelle s'intéresse la police, est un peu trop jolie. Et surtout parce que nous avons été mis dans la confidence dès le début par cette vieille femme qui en sait beaucoup mais à qui personne ne prête attention : "Trois femmes vivaient dans un village. La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoïste." Un début comme un conte de fées. Un conte cruel, puisqu'elle nous dit aussi que deux des trois femmes ne survivront pas aux jours décisifs qui s'annoncent...

Cette vieille femme est merveilleusement incarnée par Colette Sodoyez. Le livre alterne les chapitres à la première personne (racontés, donc, par la vieille femme) et d'autres, à la troisième personne - et la voix de Colette Sodoyez se métamorphose pour devenir la narratrice neutre ou la vieille femme qui a trop vécu et observe le monde de la fenêtre du "moulin de la sorcière" et que l'on reconnaît instantanément. Son interprétation enrichit le texte de nuances, faisant sentir ici l'humour, là l'amertume...

L'intrigue se développe, on cherche des pistes, on croit avoir deviné, et puis en fait non, on s'inquiète du sort de la petite Fanette ou de Stéphanie, l'institutrice, on se demande qui est cette vieille femme et ce qu'elle sait exactement. Et quand le puzzle s'assemble, on se rend compte qu'on fait fausse route depuis le début. Ou plutôt, qu'on a plus qu'à désassembler toutes les pièces pour les mettre dans un ordre complètement différent, inattendu, et où pourtant tout s'emboite...

Un vrai plaisir d'intrigue policière.

Et maintenant, je me demande : est-ce que Michel Bussi peut faire aussi fort une autre fois ? J'adorerais, mais je ne vois pas comment. Et en même temps... là, je n'aurais jamais imaginé ça alors... il est peut-être capable de tout ?

 

J'ai eu le plaisir de découvrir ce roman dans le cadre du partenariat #LaValiseAudible. Je vous en dis quelques mots, pour plus de transparence : on m'a proposé de choisir quatre titres, de les écouter et les chroniquer au fil de l'été. Un partenariat de rêve avec un partenaire que je connais depuis des années, puisque je prends mes livres chez Audible depuis... 2006 ! Bien sûr, à chaque fois, je vous donnerai un avis sincère, exactement comme si je l'avais acheté. ;)

Partager cet article

Repost 0
31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 12:22

Parfois, en lisant le livre, en voyant la couverture, on sent tout de suite dans quelle ambiance un livre va vous plonger, quel genre d'histoire on va découvrir. Ici, la couverture est complétée d'une petite phrase d'accroche... et ni l'image, ni le titre, ni la phrase d'accroche ne donnent vraiment une idée de ce qui nous attend à la lecture.

A la claire riviève - Katherine Webb

Qu'aurait-il fallu mettre sur la couverture, alors ? Moi, je dirais une maison isolée, près d'une falaise, avec un ciel de tempête et des vagues qui se brisent sur les rochers. Ou un croquis, portrait à peine esquissé mais vivant d'une jeune fille un peu sauvage, penchée sur un panier. Ou une femme, frêle, très belle, marchant au bord de la falaise sous un ciel marbré de nuages. Ou peut-être une vieille femme, seule, habillée de noir, guettant derrière sa fenêtre celui qui viendra révéler le secret qu'elle garde enfoui depuis des dizaines d'années...

Quant au titre, c'est un très beau titre - c'est seulement que le titre original, A half forgotten song, lui va tellement mieux...

Quelques mots sur l'histoire ? Imaginez un petit village anglais en bord de mer, Blacknowle, dans le Dorset, à la fin de l'été. Zach décide de s'y rendre pour travailler à un livre sur Charles Aubrey. Tout a été écrit sur ce grand peintre, Zach voudrait faire quelque chose de différent, de personnel, il sent qu'il y a quelque chose à découvrir dans ce village qui a été l'un des derniers lieux de résidence d'Aubrey avant son engagement inexplicable dans l'armée, en 1940. Cet engagement lui a coûté la vie peu après à Dunkerque.

Peut-être qu'à Blacknowle, Zach pourra retrouver des témoins du drame terrible qui avait touché Aubrey et sa famille ? Et peut-être pourra-t-il aussi en apprendre plus sur ces portraits de Denny, mis récemment aux enchères par un vendeur anonyme ? Un personnage dessiné plusieurs fois par Aubrey mais dont on ne sait pourtant rien...

Au fil des pages, on découvre les événements du présent et du passé - qui conduisent inéluctablement vers un drame qu'on a du mal à anticiper. L'histoire du passé prend souvent le pas sur celle du présent et pourtant tout est lié, tout se rejoint... et on a du mal à lâcher le livre avant la dernière page.

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Mes lectures
commenter cet article
30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 17:25

J'ai déjà parlé des pouvoirs magiques de la voix de Marlène Jobert ; cette semaine, j'ai à nouveau eu l'occasion de les vérifier. Un petit moment doudou-tendresse à écouter des histoires sur le canapé avec Maman (qui tricote), il n'y a rien de mieux pour un petit loulou à qui ses sœurs, parties en camp scout, manquent terriblement...

Après Peter Pan, on a enchaîné sur le deuxième titre, déjà écouté avec sa sœur bien sûr. ;)

Ce titre, c'est d'ailleurs elle qui l'a choisi. Pas tout à fait un hasard : le film (de 1938, avec Errol Flynn) est un de ses films préférés depuis des années, et la version de Disney ne doit pas être loin derrière - on soigne nos références classiques (!). Tout ça pour dire qu'on connaît un peu le personnage de Robin des Bois.

Alors ? A l'écoute de l'histoire, le plaisir est intact. On retrouve Robin, Guy de Guisbourne, le perfide Prince Jean, le tournoi de tir à l'arc... Avec de petites différences : ici, Marianne s'appelle Marion - ce qui, d'après ce que j'ai compris, est plus fidèle à la légende.

Après l'écoute, ma miss a d'ailleurs eu envie que je lui lise notre "vieille" version de Robin des Bois, celle qui vient de chez mes parents - après vérification, cette édition est bien plus vieille que je ne le pensais...

Robin des bois - Marlène Jobert
Robin des bois - Marlène Jobert

Alors, cette version, par rapport à celle de Marlène Jobert ? Comment s'appelle la fiancée de Robin ? Eh bien... pas de belle Marianne ou Marion ici, c'est une histoire différente mais qui ne manque pas elle aussi d'épisodes palpitants ! Et de mon côté, j'ai découvert qu'Alexandre Dumas y était allé de sa version - avec lui aussi beaucoup de liberté (le tome 1 est en version gratuite ici). C'est le propre des légendes, d'être sans cesse réécrites et réinventées (et comme Arte lui consacre un documentaire ce soir, je vais pouvoir creuser la question !).

C'est comme ça qu'une simple histoire de Marlène Jobert ouvre la porte de dizaines d'autres histoires... Et pour ça, moi qui suis fan de contes et qui cherche toujours comment les faire découvrir aux enfants, je ne peux que remercier Marlène Jobert : elle en a adapté beaucoup (la série proposée par Audible ne comporte que des "classiques," qu'il s'agisse de contes comme La belle aux bois dormants ou Les trois petits cochons - ou bien de romans comme Le livre de la Jungle ou Le magicien d'Oz, qui font eux aussi partie d'un certain patrimoine de la littérature jeunesse).

J'aurais aimé finir cette chronique par un avis argumenté de mon petit loulou mais il a encore une fois été très concis : c'est bien - il adore la voix de Robin des Bois - elle est marrante, la voix de Guisbourne. Le mieux est peut-être que vous vous fassiez une idée vous même en écoutant un extrait !

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Livres audio jeunesse
commenter cet article
29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 13:26

Vous connaissez The killing ? Si c'est le cas, vous voyez forcément de quel pull je veux parler ! Au moment où Arte diffuse la saison 3, c'est le timing idéal pour cet article, non ?

(si vous ne connaissez pas, et même si vous connaissez, ne manquez pas cette excellente présentation qui dit tout sans rien révéler - j'adore)

(si vous connaissez, ne me racontez rien sur la saison 3, svp, j'en suis qu'au début)

Tout a commencé en février dernier. Je cherchais une série télé à regarder en tricotant et la photo illustrant The killing m'a fait craquer : une série avec un pull qui me plaisait tellement, c'était forcément l'idéal. Un choix très tricot, c'était le plus cohérent, en somme !

Le pull de Sarah Lund

J'en avais entendu du bien aussi, beaucoup de bien, aussi, et à chaque fois le pull m'avait tapé dans l'œil. Au fil du visionnage, ça s'est confirmé : The killing est une excellente série. Et épisode après épisode, la série a eu deux effets inattendus sur moi. Je me suis mis à comprendre (un peu) le danois. Et il me fallait le pull de Sarah Lund.

Ce pull, il est tricoté main, mythique donc (on en parlait même dans un livre sur le hygge que j'ai lu récemment) et on le trouve dans le commerce pour la modique somme de... 385€.

Gloups...

Je ne doute pas qu'il les vaille mais ce n'est clairement pas dans mes moyens.

C'est là que je suis (encore plus) contente d'avoir appris à tricoter. Et de connaitre Ravelry.

Le pull de Sarah Lund
Le pull de Sarah Lund
Le pull de Sarah Lund
Le pull de Sarah Lund

Alors il est peut-être pas strictement exactement pareil, mais on s'en rapproche, non ? Et à l'intérieur, je me sens à la fois très riche et capable de faire face à n'importe quelle scène de crime (au moins dans sa version série télé/livre/livre audio).

Le pull de Sarah Lund

Petit making of ?

Côté laine, j'ai pris une laine de mérinos français chez Bergère de France - mon pull danois aurait un côté francophone ! La type de laine préconisé par le modèle dont je suis partie, et dont je me suis pas mal éloignée ensuite, en fait. J'ai gardé les dimensions de base, l'idée de tricoter la laine off-gauge (avec une aiguille bien plus grosse que celle préconisée), quelques détails, mais j'ai utilisé le motif jacquard de ce pull traditionnel (modèle gratuit), comme dans ce modèle gratuit (bien utilisé aussi). J'ai pris des tonnes de notes, fait des calculs... je dois avoir ça quelque part (j'espère que je les ai pas perdues). Et je l'ai tricoté en rond, sans couture, parce que c'est tellement plus agréable de tricoter du jacquard comme ça.

Le pull de Sarah Lund

Pour la partie haute, j'ai improvisé un raglan (comme le modèle de départ était tricoté en morceaux puis assemblé) en me basant sur les modèles de raglan que j'avais (dont aucun n'était au bon échantillon !). On peut sans doute mieux faire, mais ça me va (par contre, si vous avez des tuyaux sur les manches raglan, ça m'intéresse !).

Et pour résoudre le casse-tête du raccord des motifs sur les côtés et sous les bras, j'ai fait une fausse couture.

Sans oublier le col montant, un des signes distinctifs du pull de Sarah Lund.

Le pull de Sarah Lund
Le pull de Sarah Lund
Le pull de Sarah Lund
Le pull de Sarah Lund
Le pull de Sarah Lund

(il y a beaucoup de photos, c'est que je suis si contente de mon pull !)

Avec ça, je suis parée pour la saison 3.

Mais... elle a un pull bleu, Sarah Lund, dans la saison 3 ! :x

(bon plan tricot : le modèle, ainsi que trois autres inspirés de The killing - dont une mini Sarah Lund adorable ! - sont regroupés dans un livre en anglais consacré à la série : The killing handbook ; on le trouve en numérique pour 3€ sur Amazon - je ne suis pas très Amazon d'habitude mais là, pour un livre en anglais introuvable ailleurs, je fais une exception, et le livre lui-même a été plutôt une bonne surprise ! même si j'ai pas encore tout lu, parce que comme je disais, je n'ai pas fini la saison 3...)

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Tricot
commenter cet article
17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 16:27

J'avoue tout de suite : en ce qui concerne Marlène Jobert, je ne peux pas être complètement objective. C'est qu'elle m'a sauvé la vie, Marlène Jobert, environ une fois par semaine pendant des mois et des mois. Si, si, je vous assure.

Retour en arrière, il y a quelques années. Miss Ju est en maternelle (GS), Choupinette aussi (PS), leur petit frère a quelques mois et nous sommes lundi. Lundi, le jour où je suis en retard sur tout - et où on mange des pâtes avec du ketchup à midi. C'est le soir, l'heure de préparer le repas, tout le monde est plutôt fatigué et énervé - et à deux doigts de la crise de nerfs. Mais le lundi, c'est aussi le jour où on passe à la bibliothèque et où on rentre avec une nouvelle histoire de Marlène Jobert. Je sors donc mon arme secrète : "Vous voulez écouter une histoire ?"

Et là, en quelques instants, mes deux miss sont assises toutes calmes sur des coussins, leur petit frère joue tranquillou à côté et non seulement je peux préparer le repas, mais je sais que je vais récupérer des enfants tout tranquilles pour aller prendre leur bain.

La voix de Marlène Jobert a des pouvoirs magiques.

Peter Pan - Marlène Jobert

Alors vous imaginez, quelques années plus tard (2017 donc), quand je reçois une offre de partenariat pour découvrir des contes de Marlène Jobert ? C'est simple : je fais des bonds sur ma chaise devant mon ordi (j'exagère à peine) avec un loulou à droite et un loulou à gauche, faisant des bonds aussi - heureusement que personne ne nous a pris en photo (!).

En plus, un partenariat avec Audible... Parce que je ne sais pas si vous vous êtes déjà demandé où je trouvais mes livres audios ? Eh ben, chez Audible, justement, depuis... 2006 (toute une histoire, ce premier livre audio, je vous raconterai un jour). Leur abonnement est un bon moyen de trouver facilement des livres audios, à un prix plus raisonnable que l'achat à l'unité - quand ma "Pile à Ecouter" est un peu haute, je le mets en pause quelques mois le temps d'écouter... et ça fait des années que ça dure. Tout ça pour dire qu'aucun partenariat n'aurait pu me faire plus plaisir ! :)

Euh... revenons à Marlène Jobert. Le suspense était entier : est-ce que sa voix magique marchait toujours sur des loustics de 7 et 10 ans ? Eh bien... Oui, incontestablement oui. Testé et validé le premier lundi des vacances - pourquoi le lundi est-il une journée aussi compliquée ?

C'est Peter Pan qu'avait choisi mon choupinou de tout presque 7 ans. Un choix qui m'allait bien parce que de mon côté, ce n'est pas l'histoire que je connais le mieux - en fait, je connais surtout l'adaptation de Disney, et mes loulous aussi. Nous avons donc plongé tous les deux (depuis notre canapé, tricot en main pour moi et doudou dans les bras pour lui) au pays imaginaire, pour retrouver la fée Clochette, les enfants perdus et le terrible Capitaine Crochet.

Mon loulou s'est enthousiasmé, a bondi et tourné sur le canapé au fil de l'histoire, s'est inquiété à la fin - "le Capitaine Crochet, il est mangé par le crocodile ?" Et puis il s'est laissé emporter dans les airs sur le bateau pirate, saupoudré de poussière de fée...

L'enregistrement a visiblement été fait pour accompagner un livre (d'où les petits "dings" indiquant qu'il faut tourner la page) mais à aucun moment cela n'a eu l'air de gêner mes loustics. Il faut croire que l'enregistrement se suffit à lui-même - et puis, ça évite de devoir s'organiser pour que chacun puisse voir les images... oui, oui, c'est du vécu.

Nous avons remarqué les petites différences avec le film de Disney, et ça a été l'occasion d'expliquer à mon loulou que cette histoire, au départ, c'était un livre, et que Disney change souvent pas mal l'histoire en adaptant (avec La reine des neiges, ils ont bien eu l'occasion de le remarquer !). Ce sera peut-être l'occasion de découvrir le livre original, un peu plus tard ?

En tout cas, l'essentiel est là : les pouvoirs magiques de la voix de Marlène Jobert fonctionnent toujours. Et j'ai deux armes secrètes de plus dans ma manche pour les lundis soir difficiles - je vous parle du second bientôt !

(vous pouvez écouter un extrait sur le site d'Audible pour vous faire une idée - d'ailleurs, le prix de ces livres étant moins cher que l'abonnement, on a tout intérêt pour une fois à les prendre à l'unité)

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Livres audio jeunesse
commenter cet article
16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 10:35

Par où commencer ? Voilà trois fois que je réécris cet article et j'arrive toujours à la même conclusion : il faut que je commence par ce que ce livre n'est pas.

C'est que je l'avais abordé avec une idée fausse. Mettant ensemble le peu que je savais de l'auteur (j'avais lu le début de 99F il y a des années) et le quatrième de couverture (qui parlait de l'histoire d'amour entre Salinger et une adolescente), je m'imaginais un texte un peu cru, provocateur, un de ces livres qui jouent à vous mettre mal à l'aise en s'attardant sur les aspects les plus sombres... J'avais tout faux.

Oh, Beigbeder lance bien quelques petites piques par ci par là, allusions à tel ou tel personnage célèbre (qui m'échappe le plus souvent) ou description un peu complaisante de ses défauts, cultivant son côté "sale gosse". Mais avec le charme de la voix d'Edouard Baer, ça passe tout seul. Et puis ce n'est vraiment pas l'essentiel, dans ce roman. C'est même tout à fait anecdotique (et sans mes a priori de départ, je n'y aurais même pas prêté attention).

En fait... c'est une très belle histoire d'amour.

Oona est très jeune au début du livre, mais c'est déjà une jeune femme : elle vit le plus souvent chez une amie, sort tous les soirs dans les bars branchés où elle fait la pluie et le beau temps, elle a l'habitude que les hommes soient fascinés par sa beauté et son nom célèbre (son père est l'un des plus grands dramaturges américains de son époque). Salinger est un grand jeune homme timide qui rêve de devenir écrivain. Deux jeunes gens qui se rencontrent en 1940, qui tombent amoureux. Surtout lui. Et tout est là, déjà, dans ce "surtout lui".

Les histoires d'amour ne sont jamais simples, sans doute, et l'histoire entre une jeune fille faussement superficielle et un jeune ambitieux qui place la littérature au dessus de tout ne pouvait pas l'être, surtout en 1940, quand Hitler envahit l'Europe tandis que la jeunesse dorée fait la fête au Stork Club de New York. Beigbeder en fait un vrai roman, très bien construit, il a beaucoup de tendresse pour ses personnages, nous fait revivre la légèreté des soirées au champagne comme le chaos des combats du débarquement. Pour faire découvrir, réinventer peut-être, deux destins exceptionnels.

J'ai écouté ce livre sans rien savoir ou presque de la vie d'Oona et Salinger, surprise de chaque rebondissement, comme dans un ouvrage de fiction. Et je crois que c'est ce qu'aurait voulu l'auteur. Deux personnes réelles qui deviennent de vrais personnages de fiction. Et comme dans tous les bons romans, on finit par les connaître comme des personnes. Je ne sais pas si ce livre est fidèle à la réalité mais finalement, est-ce que c'est important ? (là dessus, je vous renvoie au premier chapitre, mais ce serait tellement dommage de vous le raconter)

Partager cet article

Repost 0
8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 09:04
La bibliothèque des cœurs cabossés - Katarina Bivald

Sara Lindqvist préfère les livres : ils sont tellement plus intéressants que les gens ! D'ailleurs, c'est grâce à eux qu'elle a fait la connaissance de son amie Amy Harris. A travers les lettres et les livres qu'elles se sont échangés, elles sont devenues proches malgré les milliers de kilomètres qui les séparent. Même si Amy a soixante-cinq ans et Sara vingt-huit. Quand la librairie où travaille Sara ferme, c'est l'occasion rêvée : quitter la Suède pour trois mois et découvrir l'Iowa, passer des journées tranquilles avec Amy, lire et parler des livres. Et puis, Amy lui a tellement parlé de Broken Wheel et de ses habitants qu'elle a l'impression de déjà tous les connaître...

Voilà un roman que j'ai eu du plaisir à lire ! Une belle histoire, des personnages attachants, une touche d'optimisme, et bien sûr, les livres. Parce qu'il est beaucoup question de livres ici : les livres échangés, les livres conseillés, les livres laissés par Amy, les livres de l'improbable librairie créée par Sara. Oui, parce qu'il s'agit d'une librairie et pas d'une bibliothèque mais peu importe, en fait. La passion de Sara pour les livres, son souhait de faire découvrir à chacun le livre qui est fait pour lui, c'est la même que celle d'une bibliothécaire. Et puis, j'adore la manière iconoclaste dont elle classe les livres dans sa librairie (je vous laisse découvrir mais ça donne des idées à la bibliothécaire que je suis !).

Ce gros roman de 500 pages se lit en un rien de temps et est comme on l'imaginerait à regarder sa couverture : un roman qui fait du bien. Un roman optimiste et drôle, plein de fantaisie, et qui donne quelques idées de lecture - moi, je n'ai jamais lu Les beignets de tomate verte, et même pas non plus Millenium. Et on s'identifie forcément un peu à Sara, la grande lectrice, qui pense que pour certains livres, il faut mettre des affiches de mise en garde "attention fin malheureuse !" parce que "comment peut-on exiger des messages d'avertissement sur les paquets de cigarettes, mais pas pour les livres tragiques ?"

De mon côté, je ne suis pas très loin de croire qu'à force, l'abus de livres tragiques est préjudiciable à la santé. En tout cas, ce livre-ci est un excellent antidote !

Partager cet article

Repost 0
Published by anne(tte) - dans Mes lectures
commenter cet article
1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 18:07

Après la lecture laborieuse de La vie des elfes, j'avais envie de quelque chose qui se lise vite, facilement. De finir mon livre d'une traite et que la lecture soit agréable de bout en bout... c'était le bon moment pour lire Riquet à la houppe d'Amélie Nothomb.

Vous le savez, j'adore les contes, et j'ai un petit faible pour Riquet à la houppe - j'avais choisi de lire il y a quelques années à une classe de GS lors d'une séance sur les contes de Perrault (dans une version adaptée, le texte intégral aurait été un peu long !). Les enfants connaissent de moins en moins les contes classiques, je trouve ça tellement dommage ; il y a de vrais trésors dans ces contes alors j'essaie de leur en faire découvrir tous les ans !

Revenons à Amélie Nothomb. Dans cette interview, elle explique qu'elle a choisi de réécrire ce conte-ci pour deux raisons. D'abord, il est peu connu (comme quoi, j'ai des points communs avec Amélie Nothomb !). Et ensuite, il se rapproche de La belle et la bête, sauf que la belle tombe amoureuse d'un monstre et se retrouve avec un prince, ce qui est très injuste, alors que la belle de Riquet à la houppe garde le monstre dont elle est amoureuse (!). J'aime beaucoup sa manière de voir les choses (même si La belle et la bête reste l'un de mes contes préférés !).

Alors, le conte de Riquet à la houppe version Amélie Nothomb, qu'est-ce que ça donne ? Un livre drôle, infiniment spirituel, un petit plaisir de lecture - petit parce qu'il se lit en un éclair mais j'ai eu le sourire aux lèvres tout au long des pages.

Il commence ainsi :

"Enceinte à quarante-huit ans pour la première fois, Enide attendait l'accouchement comme d'autres la roulette russe."

(Si cette phrase vous a plu, vous pouvez vous lancer les yeux fermés, vous ne serez pas déçus.)

Le livre débute en effet avec deux naissances : Déodat, le fils d'Enide, monstrueusement laid mais peut-être aussi monstrueusement intelligent, et la petite Trémière, dont la beauté suscite à la fois admiration et jalousie. Parce que la beauté n'est pas mieux traitée que la laideur dans la cour de récréation, d'autant que Trémière a vite la réputation d'être sotte (pas sûr que cela soit la réalité).

Au fil des pages, chacun s'adapte et mène sa vie jusqu'au jour de leur rencontre...

Vous l'avez compris, j'ai beaucoup aimé ce livre, le choix du conte, la réécriture du conte, l'humour... et encore plus le dernier chapitre, où Amélie Nothomb assène comme en passant quelques petites vérités sur "les littératures dignes de ce nom". Je ne pourrais pas être plus d'accord avec elle !

 

Deuxième lecture du Challenge 1% Rentrée littéraire.

Défi perso : Je lis la rentrée littéraire à la bibliothèque.

 

Alors, un petit mot sur ce défi : tout de suite après la rentrée, j'ai lu plusieurs romans coup sur coup... et je ne les ai pas chroniqués. Je vais peut-être quand même faire un article pour partager tout ça, hors délai pour le challenge, juste pour le plaisir ! Tous les ans, c'est la même chose : je me lance pleine d'enthousiasme et je n'atteinds jamais les 6 livres. Mais comme tous les ans, je fais de superbes découvertes littéraires avec ce challenge... j'y retourne à chaque fois !

Partager cet article

Repost 0

~ Présentation ~

Le blog à histoires
: Des livres, du tricot, de la couture et encore des livres... Bienvenue chez moi !
Contact

~ ~ ~ ~

Abracadacraft, Des idées pour aujourd'hui et pour deux mains

 

~ Rechercher ~

~ En cours ~

Côté tricot...

Côté lecture...

 

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -