27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 11:16

J'adore Cécilia Bartoli. Rien de très original, vous me direz, ou qui dénote une connaissance particulière de la musique classique. Mais c'est comme ça : j'aime écouter ses disques, j'aime le personnage, j'aime le fait qu'elle mette à l'honneur des compositeurs oubliés ou improbables... J'avoue que je n'aime pas toutes ses pochettes d'album, par contre, mais j'aime bien l'audace qu'elle y montre ! En plus, elle a l'air sympathique et rigolotte - et ses disques sont l'accompagnement idéal de la couture (ça peut paraître bizarre mais je couds mieux en écoutant Cécilia Bartoli !).

 

Pourquoi est-ce que je vous parle de ça ? J'y viens, j'y viens...

 

En octobre dernier avait lieu une sortie un peu particulière : en tandem (ou plutôt en duo, pour rester dans le domaine de la musique), Cécilia Bartoli et l'écrivain Donna Leon sortaient simultanément un disque et un roman policier consacrés au compositeur baroque Agostino Steffani. Avec interview, concert à Paris, "documentaire" mettant en scène Cécilia Bartoli interprétant ces morceaux dans les salles et les jardins du Château de Versailles (passé sur Arte, je l'ai raté, zut).

Un peu voire beaucoup marketing... mais alors, du marketing pour de la musique classique, j'adore l'idée, c'est un joli pied de nez aux conventions et habitudes... et pour un disque de grande qualité, si on en croit les récompenses qu'il a reccueillies - ma lectrice-musicologue confirmera. ;)

 

Là où j'ai été gâtée, c'est que le Père Noël m'a porté les deux : le disque et le livre... J'ai bien sûr écouté le disque (en cousant) et lu le livre... et c'est du livre dont je vais vous parler, là - quelle longue intro, je sais !

 

joyauxduparadis.pngLes joyaux du paradis est donc un roman policier dont l'héroïne est une musicologue (rien que pour ça, j'aurais lu le roman, je crois), Caterina Pellegrini. Elle s'ennuie à Manchester quand elle a l'occasion de revenir à Venise où elle a grandi pour un poste et une mission assez étranges : étudier les documents de deux mystérieuses malles qui ont traversé les années sans jamais avoir été ouvertes et contiennent les derniers biens d'un compositeur dont on refuse de lui dire le nom, malles que se disputent deux de ses descendants aussi peu recommandables l'un que l'autre...

Mystère, histoire, musique, Venise... de jolis ingrédients pour un roman policier !

 

Sa lecture m'a cependant moins enthousiasmé que je ne le pensais. Disons que c'est un roman policier "léger", moins sombre et moins complexe que les aventures d'Erlendur ou les oeuvres de ma chère Agatha Christie. Ceci dit, c'est plutôt un bon roman policier "léger" !

Je m'attendais à plus de rebondissements, un mystère plus lent à se dévoiler, plus complexe... Certains passages m'ont semblé un peu de trop, pas vraiment nécessaires... Je n'ai pas lu d'autres livres de cet auteur, c'est peut-être son style, comme je le disais un créneau un peu différent des romans plus noirs auxquels je suis habituée.

Par contre, j'ai adoré la fin, que j'ai trouvée très très bien trouvée. Comme quoi !

 

Même si je n'ai pas trouvé ce roman exceptionnel, je le conseille quand même pour un bon moment de lecture détente (et j'aime bien aussi les lectures détentes)... et je recommande chaudement le disque que je n'arrête pas d'écouter (Petit Bouchon sature un peu d'ailleurs et sait maintenant dire "non pas Bartoli", hum...).

 

J'ai quelques petits bonus pour vous, pour finir...

 

D'abord, grâce à ce livre, j'ai testé une recette extra simple de sauce de pâtes qui va nous changer le quotidien des jours pressés (voilà ce que c'est de lire que Caterina se prépare des spaghetti aux câpres juste avant le repas...). Des fois que ça vous rende autant service qu'à moi, la voici : mettre deux gousses d'ail pelées et le contenu d'une boîte d'olives (noires ou vertes) dénoyautés dans un petit mixeur/hachoir, les hacher, les faire revenir dans une casserole avec de l'huile d'olive pendant 30s puis ajouter une boîte de pulpe de tomates et des câpres, laisser cuire 2 ou 3 minutes, servir avec des spaghetti (ou d'autres pâtes, ne soyons pas sectaires).

Vous me direz si ça a autant de succès chez vous qu'ici ?

 

Ensuite, j'ai râté le docu/concert sur Arte mais en le cherchant, je suis tombée sur l'interview (en anglais) de Cécilia Bartoli et Donna Leon sur leur projet... Super intéressant (même si un bug m'a privée du son sur la fin de l'interview... rien à faire pour l'entendre malgré mes essais). Pour en profiter, un petit clic par là.

 

Et pour finir, vous avez envie d'écouter un petit peu de l'album ? Vous pouvez le faire sur le site de Cécilia Bartoli ici.

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Published by anne(tte) - dans Mes lectures
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commentaires

Pédide 04/02/2013 15:00

Bon, tu sais que ta lectrice-musicologue n'est pas hyper fan de Cecilia Bartoli, même si, comme toi, j'apprécie ce qu'elle fait pour les compositeurs tombés dans l'oubli.
Par-contre, je suis hyper vexée qu'il y ait plus de commentaires sur les articles "couture" ou "tricot" que sur celui-là ! ;^p Na !

anne(tte) 04/02/2013 18:19



Je te comprends... moi je veux des commentaires partout ! ;) Merci à toi d'en laisser un ici. ♥ Pourtant, je persiste, Cécilia Bartoli et la couture font vraiment bon ménage... d'ailleurs, là,
j'ai fait une erreur sur la robe que je couds pour ma miss et j'avais pas mis le CD, ça doit être pour ça !


Et tu n'as plus qu'à me conseiller des disques, alors, que je découvre (et parle de) autre chose. ;)



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